mercredi 18 septembre 2013

3 sur 3.



Ou comment visiter 3 pays en 3 semaines.

Fin de partie à MAPUTO et traversée de la frontière vers le Swaziland. Là commence l’amusement pour certain de localiser le Swaziland sur une carte de l’Afrique, tellement le pays est petit à l’échelle du continent et dont on entend jamais parler … et pourtant !!!
Passé par le Swaziland, c’est quitté le plat des bords de plages de Mozambique pour attaquer les collines du Swaziland … le changement fut brutal et rude, heureusement que j’ai remis d’équerre le vélo à MAPUTO.
J’ai eu de la chance d’arriver à Ezulwini (palais et lieu de résidence du roi)à la dernière heure des 3 jours de festivités du REED DANCE que donne le roi,2 fois par an. J’ai vite monté la tente et sauter sur l’occasion pour voir cette manifestation, en couleur et en live avec tout le folklore (officiel) qui va autour.
J’ai traversé le pays en 5 jours, c’est dire que ce n’est pas bien grand, et j’ai eu droit àquelques jours de grisailles et de froid avec les montées en altitude.

Ensuite, passage vers un coin de l’Afrique du sud, aux portes du Kruger, en séjournant sur Nelspruit..
Peu de chose à dire sur cette partie de l’AFS, je n’y suis resté que 5 jours et trouvé toutes les facilités d’usage, comme un air de « déjà vu » en Europe.
Seule remarque à faire … l’insécurité. Non pas que j’ai trouvé la situation dangereusement mais tout le monde me parle d’insécurité, sans qu’elle soit visible (ni plus, ni moins qu’en Afrique ou en Europe). Mais les Afrikaners (blanc Sud-AF) sont obsédés par l’insécurité et leur protection. Quartiers résidentiels fermés par une enceinte et avec des gardesà l’entrée, agents de sécurité qui patrouillent24/24h, surveillance vidéo partout dans les quartiers&les maisons, maisons avec murs électrifié, portails blindés, etc… et les seules questions que j’avais par rapport à mon périple tournaient toujours autour de la sécurité et des agressions …
Franchement, un brin parano ou alors je suis naïf sur l’insécurité qui y règne !!!A voir comment ce sera sur l’Ouest en fin de parcours.

Et enfin la Zambie. J’ai donc décollé de l’aéroport du Kruger pour arriver directement à Livingstone.
Forcément le but de ce crochet était de voir les chutes, le TOP 4 de mon BIG 7.
Le 1er jour, j’ai fait la visite du coté Zambie et dès les 1eres images j’ai compris que je n’étais pas à la bonne saison. Là, où j’avais en tête de bellesphotos de cartes postales avec des cascades et murs d’eau, je ne voyais juste que 2 cascades assez tristounettes. En montant sur le plateau où se déverse le fleuve, j’ai constaté que le niveau était presqu’au plus bas.1ere journée marque par la déception, mais je ne peux pas avoir la pluie pour les chutes d’eau et le beau temps pour le vélo…
Le lendemain, 2 choix au programme. Soit, aller voir les cascades du coté Zimbabwe, plus fournies en eau, avec achat du Visa Zimbabwe à l’aller et Visa Mozambique au retour, soit m’offrir un baptême d’ULM au-dessus des chutes pour le même budget.
Go pour l’option 2 !!! … et ce fut vraiment FANTASTIQUE, GENIAL. Une sensation extra, à la fois de voler sans carlingue autour de soi, de survolerà la verticale des chutes, de voir tout l’environnement autour avec le fleuveZambèze en aval et les canyonsen aval. En bonus, on survole le parc National en observant de près les éléphants qui se baignent dans le Zambèze en fin de journée, les crocodiles qui prennent le soleil et les groupes de girafes. Seul regret, le vol ne dure que 15 minutes. 2eme journée vraiment inoubliable.

Curiosité locales :

Le Swaziland, ce n’est pas un simple pays, c’est un Royaume au vrai sens du terme. Le roi est le monarque absolu, celui qui décide de tout dans le royaume, vraiment de tout. Il désigne son 1er ministre et le gouvernement, choisit ses femmes (ou l’inverse !!!) sans aucune concertation. Un peu façon Louis XIV : l’état c’est lui !!! C’est le dernier « monarque absolu » d’Afrique et l’un des 3 derniers au monde (cherchez les 2 autres… je ne les connais pas !!!). Mais tout ce fait dans une certaine tranquillité… un « PeacefullKingdom »comme ils le disent …
Info LonelyPlanet sur le 1er monarque Sobhuza II : il a eu plus de 100 femmes et plus de 600 enfants … pas simple pour désigner son successeur …

Les billets du Zimbabwe que l’on trouve à l’achat en boutique-souvenir aux chutes Victoria. Je ne suis pas allé au Zimbabwe, mais trouver un billet de banque de 10 000 Milliards de Dollards n’est pas chose commune
C’est bien 10 000 000 000 000 de Dollards (Zimbabwe) … et je crois qu’il existe même un billet de 100 000 Milliards.
ça ferait rêver plus d’un léonard, d’avoir un billet comme cela dans sa poche… (ca faisait longtemps que je ne leur avais mis un petit mot)

A venir:

J’étais venu en Zambie pour les chutes, j’y repars après 5 jours, direction le Botswana pour de nouvelles aventures africaines, vers le parc et la rivière de Chobe.
Ensuite je rejoindrai Maun, pour aller vers le Delta d’Okavango et ensuiteplusieurs options. Soit remonter le Delta pour rejoindre le nord de la NAMIBIE (Grootfontein) et prendre le train vers le sud pour écourter le trajet, soit tracer directement vers Windhoek(la capitale) et prendre un tour en agence pour visiter le Nord (si je peux et sir je le veux).
Je me déciderai sur à Maun en fonction des infos locales recueillies.

Vie du blog :

Les vidéos de Mozambique (enfin) en ligne.
Les photos des 3 pays sont en ligne aussi : Swaziland, AFS, Zambie
Je prépare les films de Swaziland avec les festivités du Reed Dance, et celle de Zambie si je peux monter les photos d’ULM (sinon pas trop d’intérêt). Rien sur l’AFS, j’ai presque rien filmé, c’est dire que les 5 jours en AFS sont transparents.

samedi 31 août 2013

Contraste et fond de gamelle.


Comme prévu après Quelimane, j’ai opté pour le transport en commun pour rejoindre les plages de Vilanculos, avec le triple avantage, de gagner du temps (descendre toute la Mozambique à vélo, c’est 2800km de Pemba à MAPUTO), de ménager le vélo (une partie des pignons HS, mais qui ont quand même tenus jusqu’à MAPUTO),

et enfin (ou surtout) de passer en sécurité la zone centrale du pays qui est contrôlée par les rebelles armés de l’opposition. Ils ont coupé la route de Maxungue / Rio Save depuis le 20 Juin. Après 3 heures d’attente à Maxungue pour que se forme le convoi, on a passé ce tronçon avec une escorte militaire qui ouvre la route et sécurise le transport des passagers. On a eu droit à la compagnie de 3 militaires à l’arrière de notre camionnette, mitraillette à la main et recharge à la ceinture … un poil rassurant !!!

Mais comme souvent le plus gros danger, vient d’ailleurs. Le risque routier !!! car après 3 heures d’attente , soit 3 heures perdues, les routiers et chauffeurs de bus passent les 80km de convoi à se doubler et redoubler pour remonter la file et être les 1ers à passer le poste de contrôle de Rio Save… autant dire que tous les coups sont permis pour passer devant et quelques soit l’état de la route avec ou sans nid de poule, sur la chaussée ou sur le bas-côté … un poil inquiétant !!!

 Une fois oublié les quelques 1500km de transports en commun qui n’ont pas ménagé l’homme et le vélo, je suis arrivé à Vilanculos, avec un vrai soulagement… et là m’attendaient les plages de rêves de Vilanculos, et surtout l’excursion vers l’ile de Bazaruto, sa dune, les bancs de sable qui donnent des paysages de lagons. Une vue satellite sur GoogleMap, m’avaient déjà prévenu que le coin ne devait pas être trop mal… Gagné, c’est juste Fantastique, un vrai coup de coeur.Parmi les plus belles plages que j’ai pu voir … je n’oublie pas Likomaqui me restera comme une ile paradisiaque, mais Bazaruto prendra facilement sa place dans les plages de rêves !!!

Après ces 3 jours sur Vilanculos, j’ai refait tourné les manivelles du pédalier pour rejoindre une autre plage incontournable d’un tour de Mozambique : TOFO.

Là aussi, de belles plages et une excursion d’une ½ journée pour un « Safari Ocean ». La même chose qu’un safari en brousse, mais cette fois c’est sur un zodiac et en mer. Non pas pour voir le Big 5, mais plutôt les baleines, dauphin, Raie Manta... J’ai attendu 2 jours de mauvais temps pour enfin prendre la mer, mais manque de chance (toute relative), pas de dauphin, ni Raie Manta, mais nous avons quand même vu les baleines à bosse et Requin baleine, durant 2 heures dans leur élément naturel, jouant, sautant, plongeant pour notre plus grand plaisir. Des moments rares et inoubliables.

Et enfin, le dernier tronçon pour descendre sur Maputo sans trop forcer. L’avantage de longer la coté est de s’arrêter et faire escale d’une soirée sur d’autre plage, comme à Chidenguele, et là aussi j’ai pu revoir des baleines depuis la terrasse de l’hôtel qui offre une vue grand angle sur la baie. Un Bonus inattendu.

Une fois arrivé à Maputo, j’ai pris une journée pour récupérer les pièces de mon vélo, qui m’ont été expédiée depuis la France (merci les frangines …) et remettre à niveau le vélo (pignons, chaine, dérailleur, axe roue …) pour repartir sereinement sur la dernière partie du tour (~5000km).

J’ai ensuite puprofiter et visiter MAPUTO. Je ne dirai pas que c’est une belle ville, mais sans doute la plus agréable que j’ai pu faite depuis le début, avec son quartier historique (coté Dock), toutes les facilités d’une ville contemporaine (ballade dans les rues& shopping), le bord de plage et la corniche à vélo avec tout le plaisir de disposer d’un vélo pour visiter une ville facilement et rapidement.

 

Touché le fond de la gamelle.


Au Mozambique, j’ai touché le fond de la gamelle …. Coté gastronomique, c’est le pire de tout. Riz-poulet, comme plat unique, sans gout, sans saveur, sans sel, avec souvent le riz servi froid et le poulet mal cuit qui donne la tourista. En voulant varier, j’ai testé le poisson (mal cuit aussi) et même punition.

En 6 semaines de Mozambique, j’ai pris 3 bonnes semaines de tord-boyau et quelques touristas et avec 1800km parcourus à vélo, ça se traduit par 2 crans de ceinture en moins.

Pour passer cet épisode gastrique, je me suis même rabattu sur les soupe-nouilles chinoises en sachet … et le pire, c’est que j’ai trouvé ça bon !!! …c’est dire.

En descendant sur Maputo et retrouvant quelques facilités et supermarchés modernes, j’ai pu aussi me refaire quelques plaisirs gustatives … entre autre, manger un Yaourt au fruit!!! Ça peut paraitre dingue, mais après 8 mois sans presque le moindre dessert, manger un yaourt est un plaisir de fin gourmet … !!! Pensez à moi, la prochaine fois que vous ouvrirez la porte du frigo …

 

Contraste(s).


Sur mes 3 premières semaines au Mozambique, j’étais resté sur une impression contrastée. Et bien 3 semaines après, j’y suis toujours sur cette même impression et toujours pour les mêmes raisons, que ce soit sur les  paysages ou les rencontres avec les locaux, j’ai eu le meilleur et le moins bons.

Une anecdote sur un contraste saisissant.Cette fillette Mozambicaine de 4-5 ans qui a voyagéavec moi(Van Toyota 9 places ó 19 adultes, 6 enfants) de CAIA à Inchope, sans un mot, ni un geste d’humeur, un visage sans expression, un regard vide et triste, un visage qui ne s’oublie pas … et à l’opposé,le comportement « tête à claque » de cette pré-adode 12-14 ans (française ou Suisse) après le safari-océan à Tofo, qui boude et s’énerve sur ses parents, qui lui offrent ses vacances au Mozambique et sa 2ème sorties en mer pour voir les baleines. A 3 jours d’écart, le choc de culture est rude !!!
 

Curiosité locales :


Le seul pays, ou du moins à ma connaissance, qui pose fièrement une Kalachnikov sur le drapeau national … au moins le ton est donné.

Le nom des rues à MAPUTO. Exemple au hasard :Av.Vladimir LENINE,Av Karl MARX, Av. Mao Tse Tung, Av.Kim II Sung, place Robert Mugabe, Av Sékou TOURE, Av Ho Chi Minh, …c’est bien laRépublique Populaire du Mozambique.

 

A venir:

Je suis sur le point de quitter Maputo et par la même occasion le Mozambique après 6 bonnes semaines passées dans ce pays tout en longueur, passant de l’Afrique traditionnelle au nord à une Afrique plus contemporaine et d’inspiration Sud-Af’ au sud et à MAPUTO.L’occasion aussi de rencontrer des routards français ou francophone bien sympas, Sarah-PierreAntoine (Nampula), Maud-Fred-Clement-Remi (Vilanculos), Thierry (Tofo) … et aussi d’autres backpackers anglophones.

Coté parcours, je vais faire un crochet de quelques jours au Swaziland pour rejoindre Nelspruit en Af-Sud et prendre l’avion direct vers Livingstone, coté Zambie des chutes Victoria, où j’y resterai pour 5-6 jours pour ensuite basculer vers le Botswana, le parc Chobe et delta Okavango.

 

Vie du blog :


Les photos sont en ligne, et merci à Thierry pour m’avoir passé les photos des Baleines de TOFO.

Le 1er film est en attente de chargement. J’ai (enfin) trouvé des musiques convenables... ce ne fut pas simple. Le 2eme film est en finition et ne devrait pas tarder…

jeudi 8 août 2013

Changement de braquet

Aussitôt passer le poste de frontière Malawi-Mozambique, je change de braquet pour passer au petit plateau sur les 150km de pistes qui me conduisent en 2 jours vers Cuamba, d’où je vais prendre le train et rejoindre Nampula à la fois pour m’éviter trop de piste, raccourci les durées de liaison, mais aussi pour goûter à un nouveau mode de transport Africain !!!

Là aussi, après le paisible Malawi, le changement de braquet sur la vigilance est immédiat. Dès la montée dans le train pour prendre ma place et bénéficiant de la pénombre matinale (6h00), 2 gars tentent de me faire les poches. Tentative de pickpocket avortée, il faut dire que je n’ai pas l’habitude de me faire chatouiller les cuisses de si bonne heure … !!! Pour mes bagages et mon vélo, laissés en consigne dans le Wagon de fret du train, je n’ai rien pu faire … sauf constater le lendemain matin, qu’il me manquait ma radio de poche (si utile pour RFI), un T-shirt Paris-versailles 2011 (presque un collector) et une ceinture (qualité «Merde by China ») … montant du butin : ~4,5€, loin du casse du siècle  du train postal Glasgow-Londres

Arrivé sur Nampula, je reprends mes habitudes routières pour rejoindre le croisement de Namialo, d’où je repartirai en vélo vers l’ile Mozambique (Sud-Est), puis ensuite en bus à Pemba (Nord-Est) et sans le vélo laissé à l’hôtel de Namialo. Inutile de faire un A/R de 700km en vélo pour 3 jours sur place.

J’ai vraiment bien aimé le temps passé sur I’llha Mozambique. C’est mon TOP 3 du Big-7, j’avais coché ce point sur la carte, comme un lieu mythique que je voulais voir. Une ancienne ile-capitale de la Mozambique, délaissée au profit de MAPUTO, qui gardent des bâtiments défraichis et semblant abandonnés, mais ça donne tout le charme de l’ancien et de l’authentique, avec de belles perspectives une fois que les rues et les bâtisses seront  rénovées (on croirait un agent immobilier qui parle !!!). Mais c’est aussi un lieu où les habitants font leur vie tranquillement, au quotidien. Tout le contraire d’une Ile-Musée, comme Gorée à Dakar et bien plus paisible, sans l’affluence et travers touristique, de Stone-Town à Zanzibar. Vraiment un agréable séjour sur place, d’autant que j’ai été super bien reçu à la GuestHouse où j’ai séjourné (casa de Luis)

Seule difficulté sur cette ile à majorité islamique, avec 8 mosquées sur place et en plein Ramadam… difficile de trouver à se restaurer le midi et le réveil est très-très matinal pour la prière de l’appel au jeun … !!! 

Pour Pemba, c’est plus classique. Plage, sable fins, mer bleue-turquoise, eau chaude, de joli spot pour les photos et les moments de repos et détente. Malheureusement je n’ai pas trouvé de bons plans pour aller facilement vers Ibo island et l’archipel de Quirimbas. Je réserve mon capital « Zen en transport africain » pour l’archipel de Bazaruto plus au sud.

Retour sur Namialo, en reprenant la route je constate que la moitié de mes pignons arrières sont HS (sable des pistes)… j’adapte les braquets pour continuer à avancer. Les grands pignons pour les montées, les petits pour les descentes et sur le plat … je mouline ou j’envoie du lourd dans les cuisses. Je rejoins Quélimane sans forcer la mécanique. Qui veut aller loin, ménage ses pignons (un grand classique !!!)

Delà et pour rejoindre les iles et plages du sud, je vais user des trucks, camionnettes, minibus pour passer le centre du Mozambique qui a peu d’intérêt au niveau des paysages. L’objectif étant de rejoindre Bazaruto sans passer trop de temps qui seraient préjudiciable aux séjours sur le Botswana & Namibie. (impensable…).

Je m’y autorise cette facilité, je ne suis pas enfermé dans un concept de voyage 100% vélo … J
 
Entre temps, j’ai fait une pose sur Nampula… et rencontrer un jeune couple d’étudiant en médecine à Nantes (Pierre-Antoine et Sarah). Belle rencontre et je les remercie encore pour le coup de main qu’ils m’ont donné. … 3 petits points et puis s’en vont … (cherchez pas, c’est codé)


En conclusion de ces 3 premières semaines au Mozambique, c’est contrasté.

J’ai adoré l’ile Mozambique, plages de Pemba, un peu les paysages autour de Cuamba et beaucoup plus morose  sur la route de Namiola à Quédimane.

Idem pour les gens, soit ils sont adorables comme l’accueil à l’ile de Mozambique ou entre Nampula-Alto Ligonha avec les gens qui m’encourageaient, m’applaudissaient et les enfants qui courraient autour de mon vélo. Soit détestables comme des pickpockets-voleurs dans le train, ou lors de mon passage à Nampevo où ils n’ont rien fait pour m’aider à trouver un logement à tel point que j’ai mis le vélo dans une camionnette pour aller à Mocumba à 80km de là.

Mais le gros problème du Mozambique… c’est d’arriver après le Malawi. C’est comme passé l’oral du bac après le super crac de la classe. C’est toujours plus dur de faire une bonne impression !!!

 

Curiosité locales :


J’en ai relevé une petite, qui vue d’Europe ne sembleraient pas être une curiosité, mais après 7 mois d’Afrique c’est le 1er pays où je le vois. Ici au Mozambique, il m’est arrivé de voir des hommes porter et s’occuper de leur bébé … !!!

A l’inverse et peut-être un signe d’égalité des sexes au Mozambique, j’ai aussi vu des femmes avec le casque de sur la tête, la pelle à la main et travaillant sur les chantiers, aux mêmes taches que les hommes.

 

A venir :


La décision est prise de sauter le Zimbabwe. R. Mugabe a été réélu avec 61%  et forcément il y a protection de l’opposition sur les fraudes éventuelles !!! en plus ça me permettra de descendre sur Maputo et voir toutes les plages du Sud et l’archipel de Bazaruto.

Je prendrai ensuite l’avion depuis Maputo ou le Swaziland avec connexion à l’aéroport de Johannesburg, et rejoindre Livingstone en Zambie.

Idem, inutile d’aller mettre mes roues de vélo dans les faubourgs de Jo’burg … d’autant que l’état de santé précaire de Mandela pourrait compliquer la tâche.

PS :
les photos sont en ligne.
Video Malawi en ligne depuis la dernière mise à jour.
Video du Mozambique est presque prête, je cherche encore de la musique locale, autre que de la Techno (qui n'est pas de la musique, mais juste du bruit)
 
 

mercredi 17 juillet 2013

Juillet, mois de vacances


26-07-2013 » » La video du MALAWI est en ligne : http://youtu.be/on9o8K5w-Bg

Visiter le Malawi est si facile, agréable, sympathique, reposant, qu'il donne un parfum de vacances au milieu du voyage.
J’y ai trouvé de bonne route, des facilités d’hébergement, des retraits d’argent partout, un anglais parlé facilement, de l’eau courante et électricité partout … mais surtout des plages de rêve, une ile paradisiaque et des gens absolument merveilleux parmi les plus gentils et accueillants que j’ai pu croiser en voyage, tous continents confondus.
Les Malawiens sont tellement accueillants et gentils qu’il m’a fallu quelques jours pour m’habituer à voir des personnes venir m’aider ou me parler sans qu’il y ait un coup tordu en préparation. C’est juste par curiosité et gentillesse, pour savoir d’où je viens, où je vais, comment je m’appelle, etc …
Et jamais seul, à vélo ou à pied, toujours une personne pour m’accompagner. En témoigne également la prise de photos& vidéos, il y a toujours des enfants pour faire les pitres devant l’objectif, pour s’amuser.

J’ai passé la frontière au nord du pays, puis descendu la route entre le bord du lac et les montagnes du Rift pour visiter d’abord Livingstonia (du nom de Livingstone qui a fondu une mission)
Puis ensuite, j’ai rejoint Nkhata-Bay pour mes 1ere plages de rêve. De là, j’ai pris le bateau pour rejoindre LIKOMA, une ile absolument fantastique et paradisiaque… et le mot n’est pas de trop, tellement la beauté des plages-paysages et aussi l’extrême gentillesse des habitants feraient croire que le paradis n'est pas loin. Mais pour cela, il a fallu quand même passer l’épreuve du bateau, en voyageant de nuit avec une quasi-blanche, car il est difficile de fermer l’œil dans le folklore africain des transports en commun. Suivi au petit matin d’un déchargement de mon vélo et de mes bagages des plus hazardeux … mais la récompense était bien au rendez-vous, avec un petit déjeuner sur la plage de mon Lodge à Mango Drift. Un moment à part, comme on en rêve.
Pour le retour, j’ai changé de stratégie et j’ai pris un petit bateau avec un chargement directement depuis la plage et un voyage de jour qui faisait office de croisière sur le lac en longeant les plages de l’ile de Likoma et sa voisine, l’ile de Chizumulu.

Ensuite, direction la capitale en continuant ma route en longeant le lac. Arrivé à Lilongwe, je pensais prendre mon visa pour le Mozambique … manque de chance, ils ne délivrent plus les visas à l’ambassade mais uniquement aux frontières ou à Blantyre et ceci depuis le 5 juillet, j’ai raté le coche à 6 jours près !!! pour une fois que je voulais faire mon visa en avance pour passer la frontière sans soucis, je ne suis pas récompensé. J’y ai aussi trouvé à Lilongwe quelques facilités pour les achats de matériels qui me manquaient, avec des galeries marchandes et hypermarchés à l’européenne (rayon bricolage, vélo, camping …) ... ça fait presque drôle de remettre les pieds dans un Hyper … !!!
Lilongwe est aussi une assez belle ville (valeur africaine), avec un parc zoologique au cœur de la ville, un ancien centre-ville marchand, un nouveau centre administratif avec le parlement et la présidence … mais à 3km du centre, histoire de prévenir des manifestations publiques.

Et dernière étape du parcours, je rejoins le Parc National du Lac MALAWI en séjournant sur Monkey-Bay et Pointe Maclear pour quelques jours de tranquillité et finir sur une belle note avec encore de belles plages au bord du lac,avant de passer la frontière du Mozambique.

Depuis la Tanzanie et pour rejoindre la Mozambique, j’avais 2 routes possibles : l’une, coté Océan Indien par Dar-Es-Salam, l’autre par le Malawi… et je ne regrette absolument pas mon choix, tellement j’ai aimé ce pays et que je vous encourage à visiter, mais en saison sèche car avec la pluie et les coulées de terre, le lac perd de sa couleur bleue et sa clarté.

Curiosité locales :
Je n’ai pas vraiment de curiosité… quoique la gentillesse des Malawiens pourrait presque faire office de curiosité locale, tellement elle est surprenante.
Sinon, quelques particularités tout de même :
- Dr Joyce BANDA, présidente du Malawi. La 2ndefemme-présidente du continent Africain après celle du LIBERIA.
- les montants de porte à 1m80 … pas gentil du tout !!! Surtout quand il y a aussi une dalle au seuil de porte de 5cm… ça tape fort et ça fait mal à la tête !!! ça arrive fréquemment d’avoir des portes basses dans plusieurs pays, mais ici c’est un standard et partout, ce qui décuplent les risques de collision.
- à la superette, quand ils n’ont pas l’appoint sur les petites pièces, ils donnent des bonbons pour faire le compte. Dans chaque tiroir-caisse il y a un compartiment réservé aux bonbons, à côté des billets et pièces. Amusant, sympathique…et honnête!!!

A venir :
Je vais passer la frontière du Mozambique ce Jeudi 18 juillet. Il était bon de prendre « 3 semaines de vacances » au Malawi avant (je pense) de replonger dans le bouillon du voyage au Mozambique!!!
Les plages de Malawi devraient aussi être une 1ere entrée en matière, avant d’aller jeter un œil sur celles de Mozambique que j’imagine aussi belles, voir encore plus belles, selon les promesses du Lonely Planet.
C’est dire que les prochaines semaines sont prometteuses.

Coté parcours, j’oublie définitivement l’idée de faire Madagascar (vol possible depuis Johannesburg) qui est en plein marasme politique pour l’organisation des présidentielles et je n’aurais pas le temps suffisant pour visiter correctement la grande Ile.
De même, j’ai un doute pour le Zimbabwe, compte tenu de la tenue des présidentielles fin Juillet, pour lesquelles le « bon » président Robert Mugabe vise un énième mandat après 33 ans de présidence. Je surveille la situation par RFI et le site des Aff. Etrangères. Il restera l’option de descendre sur Maputo/Johannesburg et faire un pont aérien vers les chutes de Victoria, et poursuivre au Botswana.

PS . les images sont en ligne, j'ai mis le paquet mais difficile de faire un choix restreint ...
la video est prete mais attendra une bonne connection ... au Mozambique ???

lundi 24 juin 2013

La bascule...


Pour descendre vers le sud de la Tanzanie, j’ai dû composer avec les 2 dernières « phrases du moment » que j’avais choisies.Les routes comme les boites de chocolats et y aller Pole-Pole.
Pour rejoindre Dodoma, je vois sur ma carte Michelin : Rouge avec tirait, traduit par « route prioritaire, partiellementaméliorée » … c’est donc à ma grande surprise, que j’ai pris dans les cuisses, 260km de pistes pour y aller et 220km pour repartir de la capitale (mince quand même… c’est la route pour la capitale !!!). J’ai tout testé : les pistes bonnes, moins bonnes, bosselée, en travaux, sables, cailloux, et en plus de cela 3 cols à passer sur la même étape de Babati à Kongoa… !!! je suis resté à Kongoa pour un jour de repos.
Mais la contrepartie est d’avoir retrouvé la gentillesse des tanzaniens, à l’égal de celles des ougandais, et que j’avais perdu sur les routes touristiques du Serengeti-Moshi-Arusha-Tanrangire. Maintenant, les « Jambo – Mambo » ont majoritairement remplacés les « give money - bag – sweet ».
Et chaque fois, c’était un accueillant chaleureux (parfois limite hystérique !) sur les bords de route, dans les villages, pour la pause de midi ou l’hébergement du soir.
Il y a plus de photos des locaux dans le classeur « Tanzanie-2 » que dans le « 1 ». C’est un signe qui ne trompe pas.

Je finis la Tanzanie, où j’ai pris plaisir à y revenir et (re)découvrir de nouveaux paysages si différents, ceux de bords de Mer (lac Victoria à Mwanza), des parcs nationaux, la très haute montagne (Kili, Meru), les grandes espaces arides et vallonnées du centre (vers Dodoma), puis le retour à la montagne verdoyante (Sud du Pays)

La bascule à Mi-Parcours

C’est déjà la mi-parcours, le moment de la bascule vers les 6 prochains mois et si en France l’hiver froid et le printemps pluvieux (et inversement) ont été longs, pour moi ils sont passés très-très rapidement…

Bilan à chaud des 6 mois.


- La santé : RAS !!! Page blanche … et pourvu que ça dure, ça reste mon 1ersouhait pour les 6 prochains mois.

- Les formes :
·         forme olympique. J’ai commencé doucement sur le Sénégal, tranquillement sur Bissau, quasi arrêté à Conakry, j’ai accéléré en Sierra-Leone et depuis l’Ouganda & Tanzanie j’ai la grosse caisse en empilant les kilomètres.
Je m’étonne même parfois d’avoir claqué 70-80km dans la journée, avec la fraicheur d’une fleur au printemps (… j'ai ose la faire, celle-là !!! et même pas peur …)
·         forme ventrale. Et pour VK, j’ai enfin ta réponse : environ 12 kg perdus en 5 mois (fin Mai)… J’ai le best-seller des « régimes été-2014 » en préparation : cuisine à l’huile de palme, soda, bière, biscuits, frites-ketchup, riz midi&soir, soupe au gras de viande (tellement grasse que je prends un Coca pour dégraisser le palet) … et surtout , oui surtout, une moyenne de 35-40km de vélo par jour, sous 25-40°C et 5-6L d’eau/jour !!! alors ?

- mes journées :
Une constante et une nécessité, prendre la route le matin et jamais commencer l’après-midi. Faire de sorte de trouver son point de chute avant 16-17h le soir, voir 18h au max si le coup est assuré. (la nuit tombe en 15min vers 19h). Et si le programme de la journée est chargé, prendre la route aux premiers rayons de soleil … et en plus les couleurs de l’Afrique au petit matin, c’est beau … juste beau !!!

- les routes.
3 critèresimportants, pour estimer la journée de vélo:
En 1 : l’état de la route. Entre une piste de pierre-sable, voie bitumée ou routes neuves… ce n’est vraiment pas la même journée à vivre.
En 2 : la météo, et surtout le vent. Quand il souffle de face, c’estdu matin au soir, usant et fatiguant. Et sur piste je prends poussières en plus. Par chance, je n’ai pas eu à subir la pluie et le froid.
En 3 : le relief, même si j’ai pris de bons cols ou belles pentes, ce n’est pas le plus difficile. Il faut prendre son temps, s’arrêter quand les jambes le demandent et se dire que si ça monte, tôt ou tard, ça finira par descendre même si c’est dans 2-3 jours, ou une semaine.

Je suis à peu près à 5500km en 6 moispour une moyenne de 15,5 à 16km/h, ce qui est plutôt dans ma moyenne estimée au départ, mais la 2nd partie sera plus relevée
·         Plus longue étape en distance : 124km (Tanzanie : Karatu –Kisongo en 8h10)
·         Plus longue étape en temps : 8h30 (Tanzanie : Babati-Kondoa, sur 105km de piste de sable et en travaux)
·         Moyenne la plus faible : 7,4 km/h … une après-midi à pousser le vélo sur les collines de Bwindi, alorsque le matin j’avais monté le vélo + bagages sur les flancs de colline, avec l’aide de mes 2 porteurs. Plus de jus dans les cuisses.
·         Moyenne la plus élévée : 23,2 km/h. (Tanzanie : Tukuyu–Kiela, sur 55km). Profil descendant sur 35km, et plat sur les 20km restants, et un bon revêtement de route. Un régal !!!...

- La vie africaine.
Beaucoup à écrire sur la vie africaine. Je prends 2-3 sujetsquand même.
·         Tout se passe au temps présent. Les africains ne parlent que très rarement de leur passé et surtout pour une majorité(précision : une majorité et non la totalité) ils n’ont pas de notion du futur, de ce qu’ils vont faire dans 3 jours, 1 semaine, 1 mois …
En témoigne, une conversation avec Victor, l’intendant de l’orphelinat à Kagadi. Je les quitte le vendredi matinet les élèves rentrent également dans leur village ce même vendredi et banalement je lui demande le jeudi soir ce qu’il pense faire et comment il occupera sa semaine prochaine, sans les élèves … à voir son visage, j’ai compris que j’avais posé une question venu d’ailleurs, la question improbable… « que faire la semaine prochaine !!! »
Et tout se retrouve dans la notion de « vie au jour - le jour ». La réparation du vélo, l’essentiel c’est de réparer aujourd’hui et si demain ou après-demain ça casse de nouveau et bien tu reviendras et on recommencera !!!... et tellement d’autres exemplesà vivre au quotidien …
·         Autre chose qui m’épatent encore après 6 mois. Ce sont les charges que les africaines peuvent porter sur leur tête et avec une telle facilité apparente.  Elles sont capables de porter des bidons d’eau de 20L sur la tête, le bébé dans le dos et 1 sac dans chaque main, le tout sans aucune trace de souffrance sur le visage … j’en suis toujours stupéfait, ça défie les lois de la pesanteur et de l’équilibre !!! et en 6 mois, je n’ai pas vu un seul objet tombé !!!
·         Et enfin, la Chine … oui la Chine en Afrique. Au moment où j’entends quelques discussions sur RFI concernant la Francafrique, la réalité du terrain a (pour moi)déjà clos le débat. C’estbien la CHINAFRICA... (du moins dans les pays que j’ai faits, et un peu plus modéré sur Sénégal-Gambie). Ils ont tout et sont partout : Construction des stades-des routes-des buildings,l’exploitation des mines, exploitations et bateaux de pêche industrielle à Bissau & Conacry, et les produits que l’on trouve dans les commerces sont tous « Made China ». Impossible de trouver une pièce de vélo autre que China (voir India) … !!!
Impressionnant et c’est ce que je vois assis sur la selle de vélo, je n’imagine pas ce qui peut se passer dans les couloirs du pouvoir …

- voyage à vélo
Je ne suis pas déçu, loin de là. Même s’il faut pédaler plusieurs heures par jour, ça permet surtout de prendre le temps de vivre pleinement un (mon) voyage en Afrique.
Prendre le temps de voir les paysages, de s’arrêter facilement au bord de route pour jouer avec les enfants (et souvent leur faire peur !!!) ou discuter avec les adultes, d’être en prise direct avec les quelques scènes et modes de vie(s) africaine(s) surtout en traversant les villages &hameaux ou en prenant les pistes isolées.
Et même si je prends des crevaisons à répétition (je suis à 11 en 6 mois + 2 valves neuves), le reste du vélo tourne plutôt bien. Pourvu que ça dure.

- le blog
Tout va bien et je continue à suivre le vieux conseil d’un ami. Conseil qui date de 2005 mais jamais oublié: « remplir le blog en racontant mon voyage, et ne pas voyager pour remplir mon blog ».
J’arrive à le remplir assez régulièrement, sans trop de mal, ni contrainte.
Merci encore et toujours, à toutes et tous de le suivre aussi régulièrement et d’apporter vos messages de soutient.ça vraiment fait plaisir de se savoir suivi aussi régulièrement et motive à compléter le blog.

- Déceptions :
·         Les villes africaines. Rien à voir ou à visiter, pas de quartier touristiques ou historiques, peu de chose à y faire et toutes sont archi-bruyantes, dont la palme revient de loin à Freetown, après 6 jours je finis sur les nerfs tellement le bruit était insupportable et continu (jour/nuit)
·         La nourriture. En 6 mois, je n’ai rien mangé d’extraordinaire, d’original ou typiquement africain. C’est toujours riz, poulet-poisson-boeuf, bananes cuites. Le 1er repas pris dans un pays reste le même jusqu’au dernier jour de ce même pays … seule compensation, les fruits frais sont vraiment super bon, avec un faible pour lesAnanas et Mangues.
nota : je vois des cochons sur le bord de route,  des patates sur tous les marchés et impossible de me trouver un Jambon/lard/Patate dans une assiette, ou même un bout de cochonaille!!! le breton est malheureux loin de sa gastronomie… … et d’ailleurs je me demande ce qu’ils font de leur cochon ???


A venir :

- demain (25 Juin), je quitte la Tanzanie et traverse la frontière pour le Malawi vers Lilongwe, soit en longeant le lac Niassa, soit par les montagnes (dépend de l’état des routes & reliefs), puis ensuite cap vers Nampula à l’Est de la Mozambique pour rejoindre les iles et plages de rêves de l’ancienne Mozambique…
Ce sera aussi le mois de transition entre les montagnes de l’Afrique de l’Est (Nord Malawi) vers l’Afrique Australes (Sud Malawi-Mozambique).

PS :
Ce billet est plus loin que les autres, mais « bilan de mi-année » oblige.
Les photos et film de Tanzanie sont bien en ligne.