vendredi 28 mai 2021

Le TRIO, au Lac du Bourget

En ce mois de Mai-21, j'ai passé une semaine à Aix-les-Bains pour tester la nouvelle évolution TRIO du Pédayak, avec les 2 flotteurs rigides.

Voici le résumé en Vidéo et quelques images.


La météo de la semaine n'était pas si printanière qu'espérée, mais ce fût de bonnes conditions pour tester le Pédayak Trio dans une météo venteuse et pluvieuse sur un lac un peu agité. La présence de quelques moutons indique des conditions de niveau 3-4 sur l'échelle de Beaufort et c'est la confirmation que le Trio a vraiment montré une très bonne stabilité, donnant beaucoup de sécurité sur un plan d'eau quelque peu mouvementé. A aucun moment, je n'ai senti l'embarcation déséquilibrée ou agitée.



Jour particulier. 
Le dimanche, j'ai pris Rdv avec Patrick, un ami Cyclo-randonneur de Chambéry, nous avions prévu de nous retrouver vers Le Bourget du Lac. Lui, venant de Chambéry par la route à vélo, et moi d'Aix-Les-Bains par le Lac.
En pleine traversée du lac je devine au loin un orage, qui éclate juste avant que je n'arrive de l'autre coté du lac. ça secouait bien avec de belles vagues, mais le Pédayak tient bien la houle et je réussi à rejoindre la Cale du Port de Charpignat à temps. L'orage gronde, les nuages sont noirs, la pluie battante, je ne peux pas reprendre la navigation. Au choix, soit attendre qua ça se lève, (sans savoir quand, ... ça fait 3 jours qu'il pleut et vente sur le lac) ou démonter le matériel et rentré à pied en poussant le Pédayak. 
La deuxième option est prise. On démonte le matériel, ce qui me permet de regarder comment circuler sur la route avec les gros flotteurs posés sur le Pédayak. Patrick me donne un sérieux coup de main, et on attèle le Pédayak à l'arrière de son vélo, pour soulager la poussée du Pédayak sur la piste cyclable. (9km à marcher, en 2 h)... Et forcément, une fois que nous sommes arrivés à Aix, le beau temps était de retour. Peut-être un peu de précipitation au moment de la prise de décision, mais ça permet de voir que l'on peut marcher ainsi avec le Pédayak ramassé, sur une bonne distance.

Encore un GRAND MERCI, à Patrick.


Le lundi, au soleil.
J'ai profité aussi des quelques jours de soleil et d'accalmie pour admirer les jolis paysages du lac du Bourget, avec la verdure des collines à proximité et la chaine de montagne aux sommets enneigés au loin. La plage de Chatillon offre de superbes panoramiques, et j'ai passé la journée du lundi, assis, seul, sur mon Pédayak, sans un bruit pour me déranger. Le pied !


             

En conclusion.
Le TRIO est adopté sans hésitation et il a vraiment montré du potentiel pour une belle navigation en sécurité. Les flotteurs et la toile installée donne aussi plus de stabilité pour se tenir debout ou bouger sur le Pédayak.

Le démontage du Pédayak et la marche forcée pour rentrer à l'hôtel le Dimanche a aussi permis de confirmer que l'on peut circuler avec l'ensemble de l'équipement compacté sur le flotteur principal. C'est un point important de validé, qui permet d'envisager de rejoindre un lieu d'hébergement le soir après une journée de navigation.

Bref, très emballé de cette semaine, il me reste à me tourner maintenant vers la préparation du périple de cet été, en choisissant une belle destination, avec de beaux paysages, des possibilités de bivouac et de camping, une logistique facile pour transporter le Pédayak à destination, une bonne météo, ...
Je me tourne donc vers un parcours sur le bassin Méditerranéen. Italie, Sud de France, Espagne, Corse, , ... 
Infos à suivre ! 😃

samedi 31 octobre 2020

Vidéo, de la Randonnée Pédayak de cet été.

J'ai un peu tardé, mais elle est bien là.

Vidéo de 4-5 minutes, des 4-5 jours de randonnée nautique de REDON à SAINT NAZAIRE.


dimanche 30 août 2020

Eté en Pedayak

Eté 2020. Pour les vacances d’été, j’utilise le Pédayak que David d’Aquaphile* m’a gentiment mis à disposition. C’est une embarcation, mi-Kayak / mi-pédalo et équipé d’une voile pour soulager le pédalage. J’entreprends quelques balades à la journée et une escapade de quelques jours en mode rando/camping en longeant les cotes atlantiques.

(*: site Aquaphile : https://www.aquaphile.fr/ Voir les autres créations : EazyDive, VeloSub, Hydro-Gen, …)

1ere semaine.

J’ai tourné en Cornouailles, sur différents spots pour mixer les types de plage, vents, vagues.

Chez moi, à Plovan : trop de vagues rendant difficile de passer les rouleaux pour trouver une houle plus calme. D’autant que c’était les 1ers jours et je n’avais pas envie de me faire peur ou casser du matériel dès le début des vacances. (Nb : J’ai aussi alterné bonne/mauvaise météo)

Plage du STEIR / Penmarc’h : beau spot sans vague, ensoleillé et vent régulier. Aucun problème, et c’est le début de l’apprentissage de la voile. Tout se passe bien.

Jour suivant, la longue plage de Combrit / Ile Tudy. Je dépose la voile pour tester un aller-retour en pédalant de Combrit à l’Ile Tudy. Environ 7km A/R en 1h40 env. avec un bon courant contraire à l’aller (1h) et qui me pousse au retour (40min). Parfait.

Ensuite Hervé, un ami voyageur m’a rejoint. 1er jour, on a fait 3 heures sur l’Odet. Moi en kayak à pagaie, et lui en Pédayak. J’ai constaté que le kayak-pagaie demandait un effort bien supérieur à l’utilisation (dos & épaule) que le Pédayak surtout à courant contraire lors de la remontée de l’Odet en marée montante. C’est très plaisant d’être à 2 sur le plan d’eau pour discuter/échanger en même temps que l’on se balade.

Le lendemain, on est (re)parti sur Penmarc'h et Combrit, en utilisant la voile avec un vent régulier. Tout s’est bien passé, de bons aller-retour le long de la plage.

Surlendemain : Baie de Douarnenez. Idem, un bon vent et bonne vitesse et un peu plus loin au large avec la confiance grandissante.


2eme semaine.

Je décide de me lancer sur une Rando aquatique de Redon à St Nazaire, en m’équipant de mes affaires de voyages et de camping. J’équipe le Pédayak d’un chariot central pour équilibrer les masses et rendre la poussée plus facile, avec des roues assez larges et gonflables.

Je suis parti du camping de Redon. Arrêt le soir au camping de La Roche Bernard, après 6 heures de pédalage (~30km), peu de vent sur La Vilaine pour que la voile me pousse. (la voile me servait surtout de pare-soleil pour cette 1ere journée de canicule). Après 2 ou 4h de pédalage : aucun problème, mais au bout de 6h, ça commence à tirer sur les jambes/genoux et douloureux au fessier, d’autant que je n’ai pas mis de siège pour garder une bonne allonge de jambes (=> Je vais réfléchir et penser à mettre un coussin, la prochaine fois que je pédale aussi longtemps).

2eme jour : départ de Roche Bernard sous la pluie, passage du barrage de Arzal en prenant la route (1km), sortie de l’estuaire de la vilaine et arrivée à Penestin. Aucun problème. Env. 4h (~20km), arrivée au Camping en milieu d’après-midi, pour me poser tranquillement et sécher la tente, le matelas, les vêtements, … (j’y reviendrai). 

3eme jour : départ de la plage de Penestin, traversée de la grande baie en essayant de couper au plus court pour raccourcir la distance mais en gardant toujours un point de secours à portée de Pedayak (bateau de pêche-promenade, rocher, bouée, …). J’arrive à Piriac pour la pause de midi, et me pose en bout de cale pour pique-niquer avec ce que j’avais dans les bidons. Je découvre le mode de rando kayak/Canoë ou Pedayak, et surtout en solo, où il est assez fastidieux de remonter le Kayak / Pedayak sur le chariot, le tirer jusqu’aux commerces pour seulement faire l’achat d’une baguette ou d’un casse-croute à midi. Il vaut donc mieux prévoir le nécessaire pour la pause déjeuner, en partant du camping le matin et pouvoir ainsi s’arrêter où l’on veut à midi. (Plage, rocher, cale, … ). A vélo, j’avise la pause déjeuner à la dernière minute. Il faut s’adapter. 😊.

Dans l’après-midi, je contourne la pointe de Piriac, traverse la baie de la Turballe et m’arrête au milieu de la grande plage de la Turballe. Sortie de plage très difficile car le sable est très mou et collant, sous les yeux de tous les touristes qui ne bronchent pas pour m’aider … sauf un jeune, tout à la fin, quand le plus dur était fait. C’est ainsi, mais sans doute que je ne semblais pas si galérer... (C’est pour positiver 😊)

4eme jour : reprise de la mer et arrivée au Croisic en milieu de matinée. Sortie de l’eau sur la cale du port, traversée du Vieux Croisic à pied (2km) pour apprécier la manœuvrabilité du Pedayak sur chariot, en ville. Reprise de la mer sur la plage Valentin. Il est annoncé un orage dans l’après-midi, effectivement début de pluie à midi, orage au passage de la point de Peinchateau (Le Pouliguen) et traversée de la baie de La Baule avec très peu de visibilité dû à la pluie et l’orage. J’accoste sur la plage de La Baule, le temps semble s’éclaircir mais dans le doute et ne voulant pas tenter de longer le port et les roches du Pornichet face au vent/courant/vagues après l’orage, je décide d’aller à pied jusqu’au Camping EVE de St Nazaire (que j’ai préalablement réservé), ce qui me sert aussi à tester le niveau d’effort et fatigue à pousser le Pédayak sur le chariot sur une longue distance ( 8,8km, en 2h. Soit la moyenne d’un marcheur : signe que l’effort de poussée du Pédayak avec le chariot, passe bien).

5eme jour : départ du Camping de St Nazaire. J’ai observé la veille au soir que le chenal d’accès au port commence à près de 10km du port, face à la plage de la Courance où je me trouvais … Il est difficile d’envisager de passer le chenal avec des navires/cargo qui y croisent, en étant dans mon Pédayak, d’autant que la veille lors des pluies orageuses mon écran de téléphone portable a rendu l’âme et ne me permettait plus d’avoir accès au secours en cas de difficulté dans le chenal ou au milieu de l’estuaire. Plus sagement, je suis allé à la plage de Saint Nazaire pour une dernière balade avec le pont de St Nazaire et la pointe de St Brévin, à l’horizon. Le passage de l’estuaire par le pont, en poussant le Pédayak était envisageable (check itinéraire sur googlemaps : 10km) mais la forte pente (la plus élevée d’Europe, pour un pont) et la hauteur du monument m’a dissuadé. Et puis globalement, j’avais bien profité de ces 4 jours de randonnée nautique, qui m’a appris suffisamment sur les possibilités et les choses à modifier/progresser sur l’équipement à choisir.


A ce sujet, j’ai bien appris qu’il fallait des équipements de très bonnes qualités en termes d’indice de protection à l’eau (IP7 minimum). J’avais pris 2 de mes sacoches de vélo (limiter les achats pour les quelques jours de rando), et bien qu’elles soient étanches en apparence j’ai compris qu’elles étaient surtout usées, avec un petit trou suffisant pour le passage de litres d’eau … toutes mes affaires à l’intérieur sont détrempées. Même les 2 sacs polochon étanches achetés chez Decathlon juste avant l’été (IP aux Projections d’eau, très brefs immersions), ont donné des traces humidités à l’intérieur par capillarité. Seuls les bidons étanches et les petites pochettes étanches (IP7) sont efficaces pour protéger les affaires sensibles que j’avais placées (nourriture et photos/caméra). Dans mes sacoches détrempées, j’avais essentiellement des vêtements, sacs et tentes qui ont séchées très vite en profitant des jours de canicule qui ont précédés la pluie orageuse.

Par contre, j’ai bien compris qu’il ne faut jamais remettre un téléphone mouillé dans une pochette étanche et la refermer hermétiquement … 100% d’humidité garantie !!! Leçon bien apprise => Ecran HS (90€ de réparation), mais par chance j’ai récupéré l’usage du téléphone et les photos/images que j’ai prises. (Toujours positiver 😊 )

 

3eme semaine.

Je me suis rendu en fourgon au camping de Ste Luce, près de Nantes que j’avais déjà fréquenté au cours d’un précédent voyage à Vélo. Je savais qu’il y avait un accès à la Loire, sauf que je n’avais pas intégré que la Loire serait à son plus bas niveau, dû à la sècheresse de cet été et aux heures de marée basse en journée. Je ne pensais pas non plus à un tel niveau de marnage (près de 5m) à 60-70km de l’estuaire. Donc, inaccessible en journée, d’autant que les rives végétalisées et boueuses ne laissent aucun accès à marée basse.

J’ai donc occupé mon temps au camping pour tester l’accroche du Pédayak à mon vélo, et quelques tours de pistes pour valider l’effort de roulage que nécessite cet attelage. Finalement, c’est très facile, d’autant que mon vélo est celui de mes voyages avec les développements suffisant.


Je remonte sur Blain & canal Nantes à Brest, pour une journée de balade entre 2 écluses. Il m’est confirmé par les 2 éclusiers avec qui j’ai échangé, qu’il est interdit de franchir les écluses par « des engins à propulsion humaine ». Par chance, le canal est bien entretenu et mon hélice n’accroche pas les herbes. Balades très sympas, au plus proche du chemin de halage où passent les cyclo-voyageurs avec qui j’échange quelques mots sur cet engin qui éveillent leurs curiosités.

 



Je finis mes vacances et m’arrête à Sablé / Sarthe, en remontant sur Paris. J’avais repéré sur GoogleMaps qu’il y avait 10km entre 2 écluses, et donc ça me permet d’allonger la balade sur toute la journée, en profitant d’une rivière peu connue, donc sauvage et tranquille avec quelques belles bâtisses aux abords de la Sarthe. Aucun souci, j’ai pédalé sur la journée, sans prendre la voile qui servirait peu sur un cours d’eau étroit, entouré d’arbres qui abritent du vent.




 Bilan.

En résumé, c’est une belle expérience vécue. 

Côté matériel, Le Pédayak a très bien fonctionné, aucun pépin technique à recenser. Les flotteurs ont été très utiles et servent vraiment bien dans la houle et les vagues surtout dans la mer un peu agitée lors de l’orage en Baie de La Baule ( 😊 Jamais retourné ou dessalé depuis que je les ai posé). On sent la contre-réaction des flotteurs quand ils rééquilibrent l’embarcation. Super important pour la sécurité et la confiance. Indispensable.

Le chariot a aussi très bien fonctionné. La poussée est très facile quand le bateau est bien équilibré (je le pousse comme un caddy de supermarché). Les roues de bonnes dimensions (400mm) et gonflages/souples, facilitent le passage dans le sable. Il est indispensable en mode rando, avec le Pedayak chargé à 60-70kg et pour marcher longtemps afin de rejoindre un camping ou autres lieux en ville.

Même si j’ai pu embarquer tout le matériel nécessaire pour faire du camping sur le Pédayak, il me reste à travailler sur le niveau de bagagerie pour avoir du bon matériel, bien étanches (IP7-8). J’ai bien compris que l’eau peut s’infiltrer partout, à la moindre faille et par capillarité, sur une embarcation au raz de d’eau. 

Coté Physique/Sportif, ça passe bien et c’est agréable jusqu’à 4h/jour, on rentre un peu plus dans le dur jusqu’à 6h, pour une semaine sans entrainement préalable. Avec du rythme on doit pousser un peu plus (on démarre toujours doucement, et on « prend la caisse » au fil des jours), en sachant que le vent ne m’a pas beaucoup poussé sur la rando de 4-5 jours. (Plutôt de la Pétole, mais parfois, ça aide bien. Voir vidéo suivante)


Coté mode de voyage en mer (Kayak, Pédayak, bateau, …). J’ai intégré et expérimenté qu’il faut bien se préparer à chaque journée de balade en mer : météo favorable, connaissance des courants, heures de marée, niveau de marnage, type de rivage pour accoster, etc … Il me faut aussi être bien renseigné sur la règlementation de navigation selon type de parcours (mer, rivière, canaux, … ), les éventuelles autorisations nécessaires et les particularités locales (ponts, écluses, chenal, accès aux ports, …). Ça demande donc beaucoup de préparation en amont. Cela me change quelque peu de mes habitudes de cyclo-randonneur où je voyage de plus en plus en totale improvisation, jour après jour.

Voilà en quelques lignes, le partage de cette belle expérience en PEDAYAK sur cet été 2020. Il me reste à décanter toutes ces informations et envisager la suite.

Et bien sûr à disposition de toutes/ tous pour des renseignements supplémentaires. Je monte une petite vidéo qui résumera cette expérience.

Autre vidéos et images sur ce lien ci-dessous ou dans l'onglet "Album Photos" puis "pedayak- été 2020" : https://photos.google.com/album/AF1QipNYpHbqUNfoDyHbPcFFtWPtTC5PewnJgvEcaWoY


mercredi 29 avril 2020

à l'heure du confinement ...

Le confinement, que nous apprenons tous à domestiquer et à maîtriser, laisse le temps de corriger quelques oublis, laissés de coté depuis quelques semaines ou mois.
C’est ainsi que je constate que mon dernier billet sur ce blog remonte à octobre dernier, le constat du temps qui passe trop vite ou plutôt l'esprit occupé par de nouvelles activités, idées et projets de voyage.
Et c’est bien cela. Je tourne de plus en plus le virage du voyage à vélo, vers de nouvelles sensations sur l’eau avec un Pédayak (kayak à pédale), mais en recherchant toujours cette itinérance libre, et cette notion du voyage lent.
C’est ainsi, que j’ai retrouvé David (créateur du PEDAYAK), au salon NAUTIC de porte de Versailles en déc.19, et comme promis lors de notre rencontre à Lyon à l’été 2018 (détour sur mon périple à vélo en France), il m’a déposé un PEDAYAK que je vais tester et essayer.
Au NAUTIC 2019, à coté du Pédayak.
1er essai en configuration mer/océan et fleuve à coté de Royan, entre Noel et 1er de l’an.
Vidéo de l'essai du Pédayak en Charente Maritime

Ce qui m’a permis de m’approprier le Pédayak dans les vagues de St-Georges, les courants de la Gironde à Meschers ou ceux de la Seudre.

Puis dès janvier, je l’installe au plan d’eau de St Quentin/Yvelines et après échanges avec David, j’adapte quelques évolutions en plaçant une paire de flotteur et gagner ainsi en stabilité dans les vagues et à l’usage de la voile.

 

Il m’a fallu attendre de passer les tempêtes et coups de vent de février-20 avant de tester le Pedayak équipé de sa voile et ses flotteurs. C’était le samedi, juste avant le confinement.

Vidéo du Pedayak sous Voile et flotteurs (St Quentin/Y)

Depuis, et à ce jour de fin Avril-20, je dois patienter pour retrouver mon Pedayak et continuer mes essais avant de me projeter sur un périple cet été sur les bords de la Bretagne, en fonction de la durée de mes congés et en visant  

Et donc, me voilà à tourner la page du voyage à vélo qui m'a tant apporté en découvertes, en émotion, pendant et après mes voyages.
Ces voyages et les films présentés dans les festivals et sur d'autres rendez-vous de voyageurs m'ont permis de récolter de l'argent au profit de l'association du pensionnat de Uganda-hilfe / Kagadi, où j'avais séjourné lors de mon tour d'Afrique en 2013.
C'est une grande joie et une fierté d'avoir pu ainsi reversé une somme correspondant à 3 cycles de scolarité pour enfants.
3 Enfants scolarisés qui obtiendront leur diplôme et qui permettra de décrocher un métier/un poste dans l'administration Ougandaise et changer ainsi le cours de leur existence.
3 enfants, c'est peu par rapport aux besoins de ce pensionnat et de la scolarité en Afrique, mais c'est
la goutte d'eau du colibri, et chacun à sa façon peut apporter sa contribution, je remercie donc très-très chaleureusement toutes les personnes qui ont contribué à l'achat des DVD, à la participations aux festivals, aux interventions en classes d'écoles, aux amis, aux collègues, aux voisins, etc ...
Fev.20. Participation au festival ABM Le Mans (sans doute le dernier !)
Je vais maintenant vers de nouvelles expériences nautiques, un nouveau cycle d'apprentissage car je suis quand même néophytes sur l'eau, mais j'aime quand tout est à découvrir ou inventer.
Mais par ces temps de confinement et de restriction de déplacement, je pense que mon vélo va ressortir rapidement de la cave, avec ou sans les sacoches, pour m'envoyer sur quelques chemins de traverses d'ici cet été, à 100km Max. de mon domicile.

samedi 19 octobre 2019

L'été ... c'est du passé, mais bien passé.

C'est un tour de vélo de 4 semaines, partant de Dax pour aller à travers l'arrière Pays Basque en longeant l'Adour pour rejoindre Bayonne & Biarritz, puis Hendaye par la piste cyclable. J'ai beaucoup aimé l'arrière pays mais un peu moins la cote, jugée plus bétonnée, touristique et peuplé.
Après Hendaye et Irun , je suis parti sur le pays basque espagnol avec la 1ere ascension, au col de Izpegy pour basculer sur St Jean Pied de Port.
J'ai emprunté ensuite la route des cols des Pyrénées, dont le 1er col m'a fait mal aux jambes (Col IRATY) avec 11% sur les 3 premiers km, puis 8% sur les 3 suivants et pour atteindre le sommet dans le brouillard, avec les motards et les camping-car qui me doublent sans visibilité.
Je suis passé par Lourdes avant de faire la montée/descente du Tourmalet, où j'avais astucieusement laissé les sacoches au camping de St Marie de Campan en bas de l'ascension, puis repris tout mon équipement le lendemain matin, pour passer le col d'Aspin vers ARREAU.

Fin des ascensions, je descends sur le canal du midi entre Castelnaudary et Carcassonne. Je remonte au nord vers l’Hérault et traverse le parc national du Haut Languedoc. Je me plains sur les routes de ce parc, à aimer ces petits itinéraire, sans circulation, en traversant les villages dépeuplés, avec quelques bosses qui donnent du relief à mon parcours et m'offrent de beaux points de vue sur les vallées verdoyantes et boisées.
C'est ce que je vais tenter de chercher et trouver sur la suite du parcours, vers Bédarieux puis Lodève où je fais un crochet pour visiter Ben', un ami vigneron sur les terrasses du Larzac. Au Caylar, je tombe sur Hubert MARTIN, le pilier-organisateur du festival du Voyage Lent du CAYLAR où j'étais intervenu en 2017. Nous dînons ensemble et sur ses recommandations je passe le lendemain vers Nant et les gorges de la Dourbie avec ses petits villages accrochés aux falaises. Superbes paysages, pour rejoindre Millau. Puis à la sortie de l'Aveyron, je longe les gorges du Tarn au milieu du PN des CAUSSES et remonter vers la Lozère et le PN des Cévennes.
Je continue d’enchaîner les Parcs Nationaux qui me donnent de l'espace vert & frais, sans trop de circulation. J'adore !!!
J’enchaîne donc sur le PN des Monts de Lozère vers Saint Agrève, ensuite le PN du PILAT en Haute-Loire et redescendre sur la Via Rhona, piste cyclable qui longe le Rhône et me guide vers Lyon.

Je me pose le temps d'un week-end pour rencontrer David et essayer le PEDAYAK au plan d'eau de Meysieu/Decine. Je reviendrai sur cette rencontre et essai.

Je rejoins Saint-Etienne, en utilisant le train pour arriver dans les temps de la soirée prévue sur place.

Ensuite, je me dirige vers le nord du département, vers Roanne. Route sans intérêt, sur une départementale avec de la circulation de camion. Je pensais retrouver du plaisir en longeant les canaux parallèles de la Loire, mais c'est d'une grande monotonie. Plat, régulier, et toujours le même paysage. Même les bords de la Loire que je rejoins vers Digoin me laisseront sur ma faim, comparativement au centre de la France de la semaine précédente, entre l’Hérault et le Pilât.

Arrivé à Cosne/Loire, je stoppe mon périple avec un jour d'avance (train prévu initialement à Orléans, pour rentrer sur Paris). Ma jante est déchirée sur la piste de freinage. L'écrou de selle avait, lui aussi, lâché depuis quelques jours. Donc, inutile de prendre le risque de rejoindre Orléans et de rester planté au milieu de nulle-part pour ma dernière journée de vélo. Le train est disponible à Cosne.

Je finis donc mon périple ainsi. 2000km en 4 semaines, avec un coup de cœur pour le centre de la France, à travers les différents Parc nationaux : canal du midi, haut de Languedoc, Causses, Cévennes, Ardèche, Pilat ... bien aimé aussi le pays basque, e long de l'Adour et le coté Espagnol. Moins aimé la coté basque et le tronçon Saint-Etienne/ Roanne / Digoin. mais il faut s'ennuyer sur certaines routes, pour apprécier encore plus les autres routes, plus attractives.

J'ai profité de ces 4 semaines sur les routes de FRANCE, pour adhérer à l'opération "un jour, un déchet" (1dechetparjour.com) dont le concept est de ramasser tous les jours, un déchet, pour sensibiliser à la pollution des routes, rues, places, parkings, ... et dénoncer ainsi l'incivilité de certains qui ne respectent rien.
J'aurai donc pu constater à quels points les bords de routes sont jonchés de détritus (majoritairement, : papiers sales, canettes de bière & soda, pièces automobiles, sacs plastiques, déchets alimentaires, emballages de fast-Food, et même des couches culottes, ...). Bref un tas de saloperies sans arriver à comprendre comment certains en arrivent à ce niveau de vandalismes et surtout intentionnels.

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Je reviens donc sur l'essai du Pedayak et la rencontre avec DAVID, que j'avais contacté juste avant l'été. J'ai essayé son Pedayak, qui est un Kayak à pédale et à hélice, à mains libres.

Vidéo de présentation du Pedayak : VIDEO du PEDAYAK

Ce kayak correspond parfaitement aux voyages que j'imagine prochainement. Il est stable avec ses deux quilles, plus rapide qu'un Kayak normal (10km/h p/r 5km/h), moins de fatigues et d'efforts musculaires (utiliser les jambes et non les bras & dos), plus sécurisant (c'est un Sit-On, donc pas de danger de se retourner et rester coincé sous l'eau), transportable (35kg, 3m50) ... bref. Parfait !!!

Nous allons collaborer ensemble pour utiliser et adapter le Pedayak à mes voyages. Je reçois le PEDAYAK au salon NAUTIC de Paris, début décembre. Je vais le pratiquer cet hiver, d'abord à Royan, avec l'avantage de le tester à contre-courant sur la Gironde mais aussi dans les vagues de la Grande Coté à l'entrée de l'Estuaire. Puis je le remonte sur Paris, pour l'adapter et l’équiper avec le nécessaire de voyage. (poids et répartition des sacs, abri solaire, panneau solaires, etc ... )
Rdv est pris pour être prêt pour un périple à l'été 2020. Lieux et destinations sont à construire cet hiver et au printemps.

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Et puis, je continue mes activités de projections et festivals, même si logiquement le rythme ralentit.

17.Sept. 2019 :  Présence en compagnie de ABM (www.abm.fr)
à la Cité de Aventuriers, de la Villette, à PARIS.

16-17 Nov. 2019 : festival de Quettehou dans le cotentin. (50) 
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18 Janv 2020 .  ABM LILLE.
site : lille.abm.fr
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01-02 fev.2020. ABM LE MANS.
site : abmlemans






mercredi 17 juillet 2019

Tombe à Pic, Tombe à l’eau.


Avant d’attaquer les actus et projets de cet été, il est temps de revenir sur mes projections de films de cet hiver et intervention de voyageurs-conférenciers :
23 Novembre 18 : Le Mans : projection pour l’association « un cartable pour le Sénégal ».
24 Novembre 18 : festival ABM Angers
25 Novembre 18 : festival ABM Orléans
19-20 janvier 2019 : CCI Vincennes
26-27 janvier : Festival du Vélo à Nancy.
23 Mars : ABM Liège. Librairie de voyage/voyageurs : toute horizon
Photo CCI 
Photo CCI
Cet hiver, il me restera une présentation au festival du voyage à Quettehou (50) en novembre, sans doute une des dernières projections.
Il est donc presque l’heure du bilan, et une grande fierté d’avoir apporter par la vente de mes DVD, la somme de 2900€ à l’association UGANDA-Hilfe pour l’aide au pensionnat de KAGADI en OUGANDA, aidant et servant à la scolarité des enfants nécessiteux.
Cette somme, si modeste à l’échelle du besoin du pensionnat, a permis d’aider à la scolarité de 2 à 3 enfants, leur permettant d’accéder à un diplôme d’état (équivalent du BEPC) et obtenir une fonction et un poste dans l’administration ougandaise, leur assurant ainsi un avenir meilleur.


2 faits marquants supplémentaires cette année :

La participation au livre de CYCLABLE - PARTIR A VELO et en collaboration avec Olivier GODIN, qui retrace 20 parcours de voyageurs et de routes mythiques. J’ai eu l’honneur de présenter la route du PAMIR, de 2016.
Livre à retrouver dans les magasins CYCLABLE ou sur site internet.

Et tout dernièrement, l’article dans le hors-série - GEO AVENTURE - de ce mois de juillet 2019, avec cette même route du PAMIR. Fier et content, d’y figurer dans ce magazine référence du voyage et de l’aventure.














Et pour cet été, j’avais prévu un 1er plan, qui était de partir au Cameroun, pour assister en juillet à la CAN de foot. Malheureusement, la compétition a été relocalisée en Egypte … 1er plan qui tombe à l’eau.
Ensuite, je me suis imaginé de faire un tour de kayak en Bretagne. J’ai acheté le kayak, via le bon coin. Malheureusement et malgré un contrat de vente et un bon de livraison, le vendeur m’a fait faux bond sans m’avertir et le temps de constater la défection, il était trop tard pour trouver un plan B, vers un autre achat avec tout l’équipement nécessaire pour un raid le long des côtes bretonnes. 2eme plan qui tombe à l’eau (un comble pour un kayak !)

Du coup, je ne fais plus aucun plan !
Je reprends mon vélo, je descends 5-7 jours en bretagne (Plovan – Quimper) avec le vélo et les sacoches dans le train. J’avisera la veille de mon départ pour choisir l’itinéraire qui m’inspire le mieux et en fonction des conditions climatiques.


S’il fait chaud avec de la canicule dans le sud, je partirai vers l’Irlande-Galles-Angleterre et retour vers la Normandie/ La somme, … Paris.










S’il pleut dans le nord, je partirai vers le Sud. Bordeaux - Périgord, Dordogne, Massif central … Paris.







Ou alors, une autre alternative dans le sud avec un challenge sportif pour faire la Altamonta : Les Pyrénées Mythiques à Vélo. Un tracé de Hendaye à Cerbère, de l'Atlantique à la Méditerranée pour relier les deux mers par la route historique des cols : Panoramas, ascensions, ambiances, rencontres, gastronomie, grands sites et cols mythiques... Le voyage à vélo sera intense ! C’est très tentant, mais je sens aussi que ça va piquer ! A réfléchir à deux fois avant de m’engager sur les 911 km et 15 937 m de dénivelé positif.

Quelques soit, la destination l’important est de prendre du plaisir, faire un voyage totalement improvisé cette année, ce qui me changera quelques peu dans l’approche par rapport aux années précédentes où la préparation du matériel et du tracé était nécessaire avant de prendre l’avion vers Cuba, la chine ou le Pamir, par exemple

A suivre pour la décision prise, le récit de voyage et revenir sur ce périple de cet été dans le prochain billet de ce blog.

jeudi 25 octobre 2018

"La Chin'à Vélo" .. enfin, pas toute la chine : Yunnan et Sichuan !!!


Avant de lire le texte ci-dessous, je vous invite à aller voir les photos dans l'onglet "ALBUM PHOTO" , ... ou tout simplement en cliquant sur la photo ci-dessous.
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Après 4 longs jours de transport, Bretagne – Paris - Guangzhou - Kunming, j’arrive enfin à Dali par le TGV Chinois, celui même qui remontera prochainement vers Lhassa au Tibet et dont je verrai, vers Shangri-La, le dernier tronçon en construction.
Je passe 2 jours à Dali pour me remettre de la fatigue du voyage et du décalage horaire, tout en découvrant une des villes touristiques du sud-ouest de la chine. Malheureusement, mes visites seront entachées par de nombreuses pluies d’orage. Dali, se situe au bord du Lac Erhai encaissé autour d’une chaine de montagne, ne laissant pas les nuages s’échapper. J’apprendrai plus tard, que tout le sud de la chine était soumis à de graves épisodes de pluies et de typhon. (C'est la période de Mousson)
Le centre-ville de Dali est historique, très bien préservé avec ses temples, ses murs et portes d’enceinte, en gardant également des lieux de vie authentique à qui sait s’écarter des rues principales, occupées par les marchands de souvenirs et autres attractions pour les touristes chinois de passage vers Lijiang ou Sangri-la, que je vais rejoindre dans quelques jours.
Je longe le lac Erhai, en prenant mon temps et en observant la frénésie des chinois pour les selfies et les poses-photos au bord du lac. J’attaque ensuite mon 1er col, une mise en jambe sur 25km et 600m de D+, pour ensuite redescendre et trouver un hôtel local dans la ville Song-Gui qui, avec la proximité de l’autoroute, ne voit pas passer de touristes et encore moins à vélo. Dès le soir, au restaurant, je découvre la gentillesse et l’hospitalité des chinois. Au moment de vouloir payer mon repas, la mère me fait de grands signes et la fille s’approche de moi, le smartphone à la main sur l’application GoogleTranslate et je peux lire « free, you are welcome » !!! …
La route qui m’amène vers Lijiang est étrangement plate, collée au fond de la vallée. Une journée tranquille, malgré la circulation de la route principale.
Lijiang est une curiosité. La ville est remarquablement mise en valeur par ses jolis bâtiments, ses rues décorées de fleurs, ses commerces traditionnels (maison de thé, art de la décoration, etc), les cours d’eaux dans la ville, mais la foule touristique écrase quelques peu l’impression générale. Il faut fuir les rues et places principales pour tenter de trouver des lieux moins commerçants. Malgré ce que j’ai pu lire ou entendre sur une ville à éviter à cause du tourisme de masse, j’ai quand même apprécié ce séjour de 48h à Lijiang.
La suite de mon périple, m’envoie vers les gorges du diable. Je fais étape, juste à l’entrée du site, m’arrêtant devant une bâtisse qui ressemble à un hôtel. Le propriétaire m’explique qu’il ne peut pas recevoir de touristes car il n’a pas de chambre disponible et que le bâtiment est encore en cours de construction, à quoi je lui demande de planter ma tente à l’intérieur, à l’abri de la pluie. Mais il me propose la chambre du fils, moyennant 30 yuans (3-4€). Le lendemain, j’arrive au péage du site et remonte une file d’une cinquantaine d’autobus. Je ne serai pas seul sur le site du « tigre sautant », lieu central des gorges, avec un rétrécissement des parois formant un entonnoir où l’on peut voir un débit d’eau impressionnant, renforcé par les jours de pluies précédents. Je parque mon vélo avec les sacoches, sur le grand parking d’autobus et descend 2 heures pour visiter le lieu, au plus proche de la rivière.  Par risque de vol, je ne fais jamais cela en voyage : abandonner mon vélo et sacoches sans surveillance. Mais ici je suis confiant, je sais que personne ne viendra y toucher. C’est remarquable.
Comme prévu, le "tigre sautant" est le rendez-vous de tous les touristiques chinois. Mais au-delà de ce site, en poussant vers le fond des gorges, il n’y a plus personne. La journée de vélo, menant de l’entrée des gorges jusqu’à HABA où je dors, sera épuisante, près de 2200m de Dénivelé sur 65km.

Le lendemain, sur la route vers Shangri-la, je fais une halte pour visiter les terrasses blanches de Bay Shui Tai et je croise par le plus grand des hasards Maelle et Pierrick (Bomb’heros), 2 cyclo-randonneurs français, rencontrés deux mois plus tôt au festival de ABM PARTIR AUTREMENT à PARIS. Un pur hasard, et encore plus ici aux milieux de ce site exceptionnel.
Le soir, je tente l’unique Bivouac sauvage de mon parcours. J’ai pris la pluie de 19h à 08h du matin. 5cm d’eau dans la tente. Tout est complètement détrempé. Il me faudra 3 jours pour sécher le duvet. On est vraiment en période de mousson et à l’avenir je veillerai à trouver un gite ou une chambre d’hôtel pour passer mes nuits au sec.

A partir d'ici, je suis bien rentré dans la partie authentique du Tibet, sur les contreforts de l’Himalaya,  je croise des femmes aux habits traditionnels, quelques visites de monastères, les rubans de prières multicolorés, les maisons tibétaines aux énormes piliers de bois peints et sculptés, …
J’arrive sur Shangri-La. la ville fut totalement reconstruite en 4 ans, après l’énorme incendie de janvier 2014. Je sens bien, qu’une fois la décision prise par les autorités, les applications sur le terrain sont exécutées sans tarder. Cette rapidité d’exécution est sans doute au détriment d’une recherche d’authenticité, tellement les grandes avenues et bâtiments se ressemblent.

Je suis à un tournant de mon parcours. Compte-tenu du temps restant, je ne suis pas en mesure de remonter vers Litang puis descendre à Chengdu à vélo. Il me faudra prendre un bus pour sécuriser le timing, sauf qu’en me renseignant à l’hôtel et à la gare routière, il n’y a pas de bus qui remonte à Litang, sans savoir si c’est un problème d’état de la route (j’ai pu constater de nombreux éboulements, dues aux fortes pluies) ou si la route passe par le Tibet Automne et interdite aux touristes, ou si tout simplement il n’y jamais eu de liaison de bus sur ce tronçon montagneux. Prendre le risque de monter à vélo à Litang et trouver là-bas un bus pour m’avancer vers Chengdu me semble un pari risqué. Je préfère opter pour un retour en bus vers Lijiang, puis un second bus vers Xichang, ville de province sans intérêt. Cela me laisse aussi plus de temps pour visiter une partie de la région du Sichuan, avec en ligne de mire le grand Bouddha de Leshan et les pandas de Chengdu.
En passant par les petites routes du Sichuan et en traversant les villes et villages, cela me permet d’observer la diversité des ethnies, repérables aux costumes traditionnels. Je suis toujours aussi bien accueilli, autant de bienveillance et de gentillesse, sans jamais être accaparé.
Seul moment d’étonnement, en longeant la rivière vers Jinkouhe, je me fais arrêter par la police locale m’expliquant (via SmartPhone) que cette zone est interdite aux touristes et qu’il me faut la quitter immédiatement. Le contact fut directif (on ne plaisante pas !) mais assez courtois, même si au moment des contrôles du passeport et visa, je ne savais pas trop comment ça pouvait tourner, et ne comprenais pas bien quelle faute m’était reprochée, car je venais de croiser beaucoup de touristes (mais chinois ! ) dans un parc naturel aux bords de cette rivière. Je suis donc escorté par une voiture de police pour sortir de cette zone, jusqu’à Ebian distant de 25km. Finalement les 2 policiers, sans doute lasser de suivre un vélo à 12 km/h me quitte au bout 10km en me demandant de ne pas revenir en arrière.
Je continue et j’avance vers Leshan avec un arrêt à Emeishan, au pied du mont Emei, l'une des quatre montagne sacrées bouddhiques de Chine. Je ne ferai pas l’ascension de 3 jours, j’ai déjà eu ma dose de dénivelé depuis mon départ de Dali !

Je suis à Leshan pour visiter le Grand bouddha, haut de 71m, après deux heures de file d’attente !!! C’est très impressionnant en imaginant le travail effectué pour tailler ce monument directement dans la roche (90 ans d’effort !!) mais finalement le site des galeries de bouddhas, situé dans le même parc, m’a presque plus impressionné. C’est réellement stupéfiant de voir le nombre de bouddhas et la qualité des réalisations.
Je remonte vers Chengdu, en passant par une forêt de bambou et quelques petits villages authentiques. Un midi, une fois de plus, la restauratrice me dit de ne pas payer mon repas. Si j’ai bien compris, c’est la table voisine qui a pris en charge mon repas … quel accueil ! Je constate que dès que je suis dans une zone reculée où aucun touriste ne passe, ma présence est tellement inattendue que les chinois montre leur incroyable hospitalité.
Et voilà, ce sont les 25 kilomètres derniers pour rentrer dans Chengdu. D’abord d’énormes tour serrées les unes aux autres, optimisant l’espace. Puis ensuite, un quartier moderne sur 10km aux tours futuristes et aux centres commerciaux gigantesques … Malgré de très larges avenues, tailles XXXL, l’approche vers le cœur du centre-ville se fait assez facilement avec un couloir réservé aux 2 roues.
Il me reste 3 jours avant de reprendre l’avion. J’en profite pour aller voir les pandas géants et pandas roux dans le centre de préservation des Pandas au nord de la ville. Là aussi, une foule incroyable, un temps d’attente conséquent pour aller à la nurserie des bébés Panda. Certes, tout cela est très touristique, commercial et peu authentique, mais c’est presque incontournable de venir voir les Panda au Sichuan, car c’est la région d’origine de cet animal.

Après 3-4 semaines sur place, je suis surpris par le modernisme du pays avec beaucoup d’éléments en avance sur nos pratiques occidentales : scooters électriques et aucun thermique (moins bruyant, moins polluants), tous les paiements se font par QR code sur smartphone (aucune CB), signature par reconnaissance digital dans les banques, enregistrement par scan du visa sur appli smartphone à l’hôtel, etc … C’est une société numérisée, connectée, … et comme tout se fait avec le smartphone (sans oublier les heures interminables de visionnage de film et jeux vidéo) ils ont tous une batterie de secours au fond de la poche, pour ne pas tomber dans un moment d'angoisse sans smartphone. 

Et voilà, mon tour du Yunnan et Sichuan se termine. C’est vraiment 2 très belles régions, par les paysages, la culture et diversité des ethnies, la gastronomie (j’ai très-très bien mangé. Varié, produits frais, épicé, etc …), l’architecture et l’histoire … Un voyage riche surtout de très belles rencontres et un accueil exceptionnel même si le barrage de la langue ne permet pas de longues conversations. Je me répète, mais j’ai rarement vu autant de gentillesse et un accueil aussi chaleureux lors d’un voyage. Absolument aucun mauvais geste ou mauvaise intention, même pas le début d’une tension … c’est un voyage en toute sérénité. C’est forcément une destination que j’encourage. Mais pour les voyageurs à vélo, je recommanderai de se laisser plus de temps que mes 3 semaines sur le terrain, afin de s’acclimater à l’altitude, le décalage horaire et prendre de la condition physique pour les ascensions de cols dont le dénivelé et les distances sont difficiles. Pour le reste, c’est Plaisir !!!