lundi 24 juin 2013

La bascule...


Pour descendre vers le sud de la Tanzanie, j’ai dû composer avec les 2 dernières « phrases du moment » que j’avais choisies.Les routes comme les boites de chocolats et y aller Pole-Pole.
Pour rejoindre Dodoma, je vois sur ma carte Michelin : Rouge avec tirait, traduit par « route prioritaire, partiellementaméliorée » … c’est donc à ma grande surprise, que j’ai pris dans les cuisses, 260km de pistes pour y aller et 220km pour repartir de la capitale (mince quand même… c’est la route pour la capitale !!!). J’ai tout testé : les pistes bonnes, moins bonnes, bosselée, en travaux, sables, cailloux, et en plus de cela 3 cols à passer sur la même étape de Babati à Kongoa… !!! je suis resté à Kongoa pour un jour de repos.
Mais la contrepartie est d’avoir retrouvé la gentillesse des tanzaniens, à l’égal de celles des ougandais, et que j’avais perdu sur les routes touristiques du Serengeti-Moshi-Arusha-Tanrangire. Maintenant, les « Jambo – Mambo » ont majoritairement remplacés les « give money - bag – sweet ».
Et chaque fois, c’était un accueillant chaleureux (parfois limite hystérique !) sur les bords de route, dans les villages, pour la pause de midi ou l’hébergement du soir.
Il y a plus de photos des locaux dans le classeur « Tanzanie-2 » que dans le « 1 ». C’est un signe qui ne trompe pas.

Je finis la Tanzanie, où j’ai pris plaisir à y revenir et (re)découvrir de nouveaux paysages si différents, ceux de bords de Mer (lac Victoria à Mwanza), des parcs nationaux, la très haute montagne (Kili, Meru), les grandes espaces arides et vallonnées du centre (vers Dodoma), puis le retour à la montagne verdoyante (Sud du Pays)

La bascule à Mi-Parcours

C’est déjà la mi-parcours, le moment de la bascule vers les 6 prochains mois et si en France l’hiver froid et le printemps pluvieux (et inversement) ont été longs, pour moi ils sont passés très-très rapidement…

Bilan à chaud des 6 mois.


- La santé : RAS !!! Page blanche … et pourvu que ça dure, ça reste mon 1ersouhait pour les 6 prochains mois.

- Les formes :
·         forme olympique. J’ai commencé doucement sur le Sénégal, tranquillement sur Bissau, quasi arrêté à Conakry, j’ai accéléré en Sierra-Leone et depuis l’Ouganda & Tanzanie j’ai la grosse caisse en empilant les kilomètres.
Je m’étonne même parfois d’avoir claqué 70-80km dans la journée, avec la fraicheur d’une fleur au printemps (… j'ai ose la faire, celle-là !!! et même pas peur …)
·         forme ventrale. Et pour VK, j’ai enfin ta réponse : environ 12 kg perdus en 5 mois (fin Mai)… J’ai le best-seller des « régimes été-2014 » en préparation : cuisine à l’huile de palme, soda, bière, biscuits, frites-ketchup, riz midi&soir, soupe au gras de viande (tellement grasse que je prends un Coca pour dégraisser le palet) … et surtout , oui surtout, une moyenne de 35-40km de vélo par jour, sous 25-40°C et 5-6L d’eau/jour !!! alors ?

- mes journées :
Une constante et une nécessité, prendre la route le matin et jamais commencer l’après-midi. Faire de sorte de trouver son point de chute avant 16-17h le soir, voir 18h au max si le coup est assuré. (la nuit tombe en 15min vers 19h). Et si le programme de la journée est chargé, prendre la route aux premiers rayons de soleil … et en plus les couleurs de l’Afrique au petit matin, c’est beau … juste beau !!!

- les routes.
3 critèresimportants, pour estimer la journée de vélo:
En 1 : l’état de la route. Entre une piste de pierre-sable, voie bitumée ou routes neuves… ce n’est vraiment pas la même journée à vivre.
En 2 : la météo, et surtout le vent. Quand il souffle de face, c’estdu matin au soir, usant et fatiguant. Et sur piste je prends poussières en plus. Par chance, je n’ai pas eu à subir la pluie et le froid.
En 3 : le relief, même si j’ai pris de bons cols ou belles pentes, ce n’est pas le plus difficile. Il faut prendre son temps, s’arrêter quand les jambes le demandent et se dire que si ça monte, tôt ou tard, ça finira par descendre même si c’est dans 2-3 jours, ou une semaine.

Je suis à peu près à 5500km en 6 moispour une moyenne de 15,5 à 16km/h, ce qui est plutôt dans ma moyenne estimée au départ, mais la 2nd partie sera plus relevée
·         Plus longue étape en distance : 124km (Tanzanie : Karatu –Kisongo en 8h10)
·         Plus longue étape en temps : 8h30 (Tanzanie : Babati-Kondoa, sur 105km de piste de sable et en travaux)
·         Moyenne la plus faible : 7,4 km/h … une après-midi à pousser le vélo sur les collines de Bwindi, alorsque le matin j’avais monté le vélo + bagages sur les flancs de colline, avec l’aide de mes 2 porteurs. Plus de jus dans les cuisses.
·         Moyenne la plus élévée : 23,2 km/h. (Tanzanie : Tukuyu–Kiela, sur 55km). Profil descendant sur 35km, et plat sur les 20km restants, et un bon revêtement de route. Un régal !!!...

- La vie africaine.
Beaucoup à écrire sur la vie africaine. Je prends 2-3 sujetsquand même.
·         Tout se passe au temps présent. Les africains ne parlent que très rarement de leur passé et surtout pour une majorité(précision : une majorité et non la totalité) ils n’ont pas de notion du futur, de ce qu’ils vont faire dans 3 jours, 1 semaine, 1 mois …
En témoigne, une conversation avec Victor, l’intendant de l’orphelinat à Kagadi. Je les quitte le vendredi matinet les élèves rentrent également dans leur village ce même vendredi et banalement je lui demande le jeudi soir ce qu’il pense faire et comment il occupera sa semaine prochaine, sans les élèves … à voir son visage, j’ai compris que j’avais posé une question venu d’ailleurs, la question improbable… « que faire la semaine prochaine !!! »
Et tout se retrouve dans la notion de « vie au jour - le jour ». La réparation du vélo, l’essentiel c’est de réparer aujourd’hui et si demain ou après-demain ça casse de nouveau et bien tu reviendras et on recommencera !!!... et tellement d’autres exemplesà vivre au quotidien …
·         Autre chose qui m’épatent encore après 6 mois. Ce sont les charges que les africaines peuvent porter sur leur tête et avec une telle facilité apparente.  Elles sont capables de porter des bidons d’eau de 20L sur la tête, le bébé dans le dos et 1 sac dans chaque main, le tout sans aucune trace de souffrance sur le visage … j’en suis toujours stupéfait, ça défie les lois de la pesanteur et de l’équilibre !!! et en 6 mois, je n’ai pas vu un seul objet tombé !!!
·         Et enfin, la Chine … oui la Chine en Afrique. Au moment où j’entends quelques discussions sur RFI concernant la Francafrique, la réalité du terrain a (pour moi)déjà clos le débat. C’estbien la CHINAFRICA... (du moins dans les pays que j’ai faits, et un peu plus modéré sur Sénégal-Gambie). Ils ont tout et sont partout : Construction des stades-des routes-des buildings,l’exploitation des mines, exploitations et bateaux de pêche industrielle à Bissau & Conacry, et les produits que l’on trouve dans les commerces sont tous « Made China ». Impossible de trouver une pièce de vélo autre que China (voir India) … !!!
Impressionnant et c’est ce que je vois assis sur la selle de vélo, je n’imagine pas ce qui peut se passer dans les couloirs du pouvoir …

- voyage à vélo
Je ne suis pas déçu, loin de là. Même s’il faut pédaler plusieurs heures par jour, ça permet surtout de prendre le temps de vivre pleinement un (mon) voyage en Afrique.
Prendre le temps de voir les paysages, de s’arrêter facilement au bord de route pour jouer avec les enfants (et souvent leur faire peur !!!) ou discuter avec les adultes, d’être en prise direct avec les quelques scènes et modes de vie(s) africaine(s) surtout en traversant les villages &hameaux ou en prenant les pistes isolées.
Et même si je prends des crevaisons à répétition (je suis à 11 en 6 mois + 2 valves neuves), le reste du vélo tourne plutôt bien. Pourvu que ça dure.

- le blog
Tout va bien et je continue à suivre le vieux conseil d’un ami. Conseil qui date de 2005 mais jamais oublié: « remplir le blog en racontant mon voyage, et ne pas voyager pour remplir mon blog ».
J’arrive à le remplir assez régulièrement, sans trop de mal, ni contrainte.
Merci encore et toujours, à toutes et tous de le suivre aussi régulièrement et d’apporter vos messages de soutient.ça vraiment fait plaisir de se savoir suivi aussi régulièrement et motive à compléter le blog.

- Déceptions :
·         Les villes africaines. Rien à voir ou à visiter, pas de quartier touristiques ou historiques, peu de chose à y faire et toutes sont archi-bruyantes, dont la palme revient de loin à Freetown, après 6 jours je finis sur les nerfs tellement le bruit était insupportable et continu (jour/nuit)
·         La nourriture. En 6 mois, je n’ai rien mangé d’extraordinaire, d’original ou typiquement africain. C’est toujours riz, poulet-poisson-boeuf, bananes cuites. Le 1er repas pris dans un pays reste le même jusqu’au dernier jour de ce même pays … seule compensation, les fruits frais sont vraiment super bon, avec un faible pour lesAnanas et Mangues.
nota : je vois des cochons sur le bord de route,  des patates sur tous les marchés et impossible de me trouver un Jambon/lard/Patate dans une assiette, ou même un bout de cochonaille!!! le breton est malheureux loin de sa gastronomie… … et d’ailleurs je me demande ce qu’ils font de leur cochon ???


A venir :

- demain (25 Juin), je quitte la Tanzanie et traverse la frontière pour le Malawi vers Lilongwe, soit en longeant le lac Niassa, soit par les montagnes (dépend de l’état des routes & reliefs), puis ensuite cap vers Nampula à l’Est de la Mozambique pour rejoindre les iles et plages de rêves de l’ancienne Mozambique…
Ce sera aussi le mois de transition entre les montagnes de l’Afrique de l’Est (Nord Malawi) vers l’Afrique Australes (Sud Malawi-Mozambique).

PS :
Ce billet est plus loin que les autres, mais « bilan de mi-année » oblige.
Les photos et film de Tanzanie sont bien en ligne.

jeudi 6 juin 2013

Karibu Tanzania


Après la tentative infructueuse du passage de la frontière Ouganda-Rwanda, j’ai finalement pris l’option sud à Masaka pour rejoindre la frontière Tanzanienne.
Je quitte donc l’Ouganda que j’ai vraiment bien aimé. Voilà, un pays que je conseille de visiter : facile, sympathiques et accueillants, paysagesfantastiqueset pour tous les goûts (montagnes, forets, lacs, … ) … et … pas cher !!!

Passage de frontière sans soucis : 10minutes pour tamponner le passeport en sortant de l’Ouganda, et le même temps pour le visa Tanzanien. Du velours !!!

Le fait de contourner le Rwanda, m’a quand même « coûter » env. 500km en 7 jours et pour ménager la monture et les cuisses, j’ai pris un raccourci en traversant le Lac Victoria de Bukoba à Mwanza par un bateau de nuit,pour reprendre ensuite la route vers Musoma où j’ai finalement trouver un bus local qui me permet de traverser le grand parc Serengeti et Ngorongoro avec mon vélo dans la soute à bagage.

Ici, impossible de tenter le Safari-Vélo, trop de lions, léopards ou hyènes…je teste donc un autre concept : le« Safari-Bus local» !!!
Réveil à 4h00 pour un départ très matinal. On quitte assez rapidement la route goudronnée pour les pistes du Serengeti, bosselées et poussiéreuses où s’exprime pleinement la conduite sportive du chauffeur et empêche de prolonger la nuit de quelques heures de sommeil supplémentaires.
En plus ils ont été super-sympa à l’enregistrement des billets, ils m’ont placé tout à l’avant du bus, à côté du chauffeur, pour mieux voir les animaux et le Parc National… sympa, vraiment !!! … mais aussi pourvoir de très près, les virages pris à la corde et sans visibilité, les bosses et ponts où l’on saute du siège, les croisements de camions avec les 2 roues dans le fossé sans s’arrêter, les cyclistes-piétons que l’on frôle de tellement près … c’est un bonheur !!!

J’étais aussi à la 1ere place, pour voir le chauffeur pour son chef d’œuvre de la journée. Il voit un camion déjà embourbé jusqu’à mi-roue, au milieu de la piste, mais pas de problème et inutile de s’arrêter ou d’y réfléchir, il y a va droit dans le bourbier… on est embourbé aussi et plus d’une heure de perdue pour trouver un engin et nous sortir de là.
Si je devais décerner le grand-prix de la bêtise en fin de voyage, ce chauffeur devrait être bien placé ... quoique, la concurrence est sévère dans le domaine !!!

J’ai quand même eu droit de voir quelques animaux sauvages, depuis mon poste d’observation. Ça compense, mais ce n’est pas le meilleur concept de Safari pour prendre les photos… faut viser vite et juste, sans trembler : difficile.
En conclusion, une belle et longue journée de bus et j’avais presque fini par oublier les joies de voyageren bus en Afrique.
Après réflexion, entre un Safari-vélo et un Safari-Bus je me demande lequel est le plus « sportif », dangereux et douloureux pour le fessier… ??? J’ai une petite idée sur ma préférence !!!

Une fois remis en selle, je remonte vers le nord pour ENFIN voir le Kilimandjaro que j’avais fait en 2008 mais sans réellement le voir, faute de nuage sur Moshi pendant les 3-4 jours où j’étais resté.
Déjà sur la route en arrivant et profitant d’un périple à vélo,je m’arrête à mon grès et je mesure ce que représente une hauteur de 5900m. Le sommet est tellement plus haut que tous les nuages et il me faut 2-3 éclaircies pour l’apercevoir. 1ere sensation, de voir ce sommet.
Sans compter qu’avec 30-40km de recul, je vois aussi la base du Kili… d’un coin à l’autre de l’horizon …impressionnant.
Sur Moshi,les nuages se dégagent en fin de journée pour découvrir le Kili au couleur du coucher de soleil, je le vois de près, de bas en haut, d’un seul bloc !!! et Là, je me rends compte que 5895m, c’est Haut, très Haut … C’est d’autant plus impressionnant que Moshi est à 800m d’altitude, on a donc une masse de +5000m de hauteur en face de soi !!!
J’ai ainsi pu deviner le tracé de l’ascensionpar la voie Machameet surtout la zone dans laquelle j’avais pris le bouillon… gros souvenirs, intact, 5 ans après… et c’est précisément, ce que je voulais voir !
Bref, je voulais (re)voir le Kili, je l’ai vu de haut en bas, de droite à gauche … je suis content. Etape 2 du Big-7 !!!

De Kisoro à Moshi, j’ai eu l’occasion de faire quelques connaissances sur la route :
·         Route vers Kabale = Tim & Sharon, 2 cyclistes anglais qui partent du Cap Nord pour descendre jusqu’au Cap de Bonne Esperance, puis de Ushuaia à l’Alaska. 3 ans, chapeau … je n'ose meme pas estimer le nombre de Km !!! leur site : north2northcycletour. (Cf. sur leur site, ils ont aussi testé le Safari-Vélo, et aussi une jante de roue cassée… je me sens moins seul  ;-) )
·         Route vers Ntungamo: un couple d’américain, Donald et sa femme, curieux de me voir seul sur un vélo dans ce coin perdu et s’arrête pour discuter. Donald est aussi un randonneur à vélo et nous discutons quelques minutes. Je prends leurs coordonnées pour garder le contact et les informer de la suite de mon périple.
·         Mwenza : Wilko, un hollandais m’arrête en ville, juste après la descente du bateau, pour m’inviter à manger le lundi midi quand je remonterai sur Musoma. Malheureusement, je n’ai jamais trouvé la station pétrole où nous avions Rdv, et quand je l’ai appelé je l’avais dépassée de plusieurs de km pour faire demi-tour.Dommage.
·         A Manyara, je tombe sur une troupe de marins français de la Marine Nationale, en escale à Dar Es Salaam et qui profitent des 3-4j pour faire les safaris. Très sympa de retrouver des compatriotes en Tanzanie.
·         Et enfin a Moshi, mais c’est moins une surprise ou spontané. Je suis retourné voir mes amis de Kessy-Brother, par qui j’étais passé pour le Kili et les Safaris en 2008. Un vrai plaisir de se revoir, nous avions gardé contact par email, depuis 2008.

Curiosité locales :

C’est simple, un Pays, 2 horaires !!! il fallait y penser ...
Il y a l’horaire Tanzanien et l’horaire Swahili avec 6 heures d’écart entre les 2.
Première surprise en arrivant à Mwanza, je vois la retransmission de Bayern-Borussia à 3 :35PM, je suis un peu surpris de voir la finale de C1 en pleine après-midi mais pourquoi pas déjà qu’elle est maintenant le samedi (merci Platoche).
Après vérification, c’est bien 21h45 heure locale tanzanienne et 20h45 en Europe. (merci francefootball.fr)
Là, où il faut être sur ces gardes c’est pour le départ du bus à 5h00 … et savoir s’ils sont réglés sur l’heure tanzanienne ou swahili… pas si simple.

A venir :

J’ai déjà bien chauffé le bitume depuis Kisoroen Ouganda (1000km en 16jours). Les prochaines semaines seront du même tonneau. Je vais traverser la Tanzanie, descendre le Malawi, pour rejoindre les plages de Mozambique.
C’est une route avec beaucoup moins de centres d’intérêt touristique, justifiant des arrêts longs, donc je vais envoyer du braquet même si au Malawi ce sera surtout le moulinet avec plusieurs cols à passer.

Pour la curiosité et connaissant mieux mon parcours pour la 2eme partie du voyage, voici le parcours prévisionnel pour les 7 prochains mois. CLIC ICI
(c'est du conditionnel, le voyage me reservera des modifications de parcours)

Nota :
En ligne, qques dernieres photos de l'Ouganda (partie 3) et celles de Tanzanie
Le film de Tanzanie viendra quand j'aurai fini la Tanzanie.

lundi 20 mai 2013

Ouganda, je joue les prolongations.


Après Kagadi, j’ai repris le vélo vers Fort-Portal, sur les routes sinueuses et légèrement vallonnés qui traversent les plantations de thé. Toujours aussi vert, toujours aussi beau, une des plus belles routes que j’ai faite.
Ensuite je suis resté coincé 2 jours à Fort-Portal, histoire de ne pas prendre la route à vélo sous le déluge… mais je ne me plains pas surtout quand je suis arrivé dans la région de Kasese et Kilembe, où j’ai vu les dégâts occasionnés par les inondations. Trèsimpressionnant, surtout en voyant ce qui reste du village de Kilembe.

Delà, je commence la longue route qui va me mener aux Gorilles de BWINDI … et pour ça, je n’ai pas ménagé les kilomètres et les efforts, aussi bien en vélo, en poussant le vélo ou en marchant. Ça se mérite de voir les Gorilles … !!!
D’abord, j’ai traversé le Parc Queen Elisabeth. Je me suis renseigné au poste de garde pour savoir s’il était possible d’y aller à vélo… pas de problème, juste éviter les 2 endroits où se trouvent les Lions. Bien assimilé, voilà un conseil que je vais suivre à la lettre.
1er jour, c’est le passage dans les paysages de cratères, transformés en lac où viennent boire les buffles.
Le 2ème jour, une très longue et fatiguante étape à travers les plaines du Parc, avec la boue, les orages approchant et 112km au compteur, dont 103 de piste, qui se traduit par 8h25 sur le vélo… ça fait une belle journée, mais la satisfaction d’avoir croisé en vélo différents animaux sauvages : 2 groupes d’éléphants (l’un assez loin, l’autre à 30menviron), un buffle à 5m (on était denotre côté de la route), des colonies de babouins, des phacochères, des Antilopes… bref, un Safari à vélo. C’est un nouveau concept à explorer, on ne doit pas être nombreux à l’avoir tester !!!
Enfin le 3eme jour, c’est une étape de montagne sur piste cailloutée qui est au programme, pour rejoindre le village de Buhoma, d’où partent les treks pour voir les gorilles.

Et arrive le jour J du Trek et la chance d’aller rendre visite aux gorilles à leur domicile. La Foret Impénétrable de BWINDI porte bien son nom, car il faut quand même 2h de marche dans la forêt dense,avec montée/descente de colline pour les rejoindre et retrouver les pisteurs qui les recherchent depuis le matin pour nous y conduire. On ne peut rester qu’une heure sur place avec les gorilles et ne pouvons pas les approcher à moins de 7m. (risque d’échange de virus et autresbactéries, compatibles entre nos 2 espèces Humains/gorilles).
Trèsimpressionnant de les voir de si près, les voir manger, faire des gestuels qui se rapprochent des nôtres… Un super moment.

Et pour repartir de Buhoma, là aussi il faut cravacher sévèrement. Je prends l’option « traverser de la foret avec mon vélo » Je traverse donc la forêt, de Bohama à Nkuringo, avec un guide (pas le droit d’aller seul, cette fois-ci), 2 rangers pour ouvrir et fermer la route (en cas d’animaux sauvages) et j’embauche un porteur, car on m’a expliqué qu’il y avait un grosse montée… Bonne idée, car effectivement la montée vers Nkuringo ce fait à flancvertical de colline, non plus en poussant le vélo & Bagage dans la boue ou l’eau comme au début du parcours, mais bien en le portant à bout de bras et d’épaule …!!! 1h30 non-stop à 3 pour cette montée. Eprouvant.
Plan galère => les porteurs ont sous-estimés le poids de mon vélo (« celui d’un âne mort », comme dirait le fils de Stéphane), et moi j’ai sous-estimé aussi le profil des montagnes. CQFD.
Arrivés là-haut, on était déjà HS et pour les guide-porteurs, il leur faut revenir sur Buhoma par la foret et pour moi il me restait encore 20km à pédaler sur de la piste défoncée, tout en montée, pour rejoindre la ville de Rubuguri et trouver un hébergement pour une nuit de sommeil bien méritée…

J’ai cravaché pour aller et revenir des Gorilles, mais quel plaisir. 1ere étape de mon « mon BIG-7 » que j’ai en tête de faire en Afrique.

Ensuite j’ai basculé vers Kisoro, d’où je voulais rejoindre le Rwanda.
Je me suis fait recaler, en voulant prendre mon visa directement à la Frontière. Il faut pour cela, faire une préinscription via un site internet (qui bugg !!!), attendre 3 à 5 jours la réponse de Kigali, faire une lette de présentation annonçant le nombre de jours sur place, les hôtels où séjourner, la confirmation du départ du pays (ex. Billet d’avion), … bref, tout ce qu’à vélo je ne peux prévoir ou présenter. En plus, il semble que certaines routes et centre-ville sont interdits au vélo !!!
Et franchement, si déjà à la douane le pays semble aussi tordu que cela, je préfère contourner le Rwanda et rejoindre la Tanzanie via l’Ouganda … et ça me fait même plaisir de prolonger mon séjour en Ouganda, tellement je m’y plais.

Curiosité locales Particularité Nationale

Ce n’est pas vraiment une curiosité locale mais une caractéristique de l’Ouganda. Un des plus haut taux de natalité au monde : 6,1 enfants par femme en 2011.
Si ça ne vous parle pas, je peux vous donner d’autres chiffres qui en découlent et sans doute plus parlant :
·         250 enfants par classe à Kagadi,
·         1 enfant sur 7 en milieu rural, n’attend pas l’âge de 5 ans (malaria, Sida, malnutrition, etc …),
·         10% de la population a entre  0-4 ans,
·         moyenne d’âge de la population : < 15ans
·         A Mabale, il y a une famille : 1 homme, 9 femmes et … 52 enfants. ARubuguri, la même chose mais … 57 enfants !!! (Cela dit, c'est la moyenne nationale, 9x6=54)
Chacun interprétera les chiffres et à vous d’imaginer la vie qui va avec !!!
Voilà, tel est aussi l’Ouganda, ce n’est pas que les belles plantations de thé, les montagnes et les Gorilles.

Prochainement

Je prolonge donc mon séjour en Ouganda et je prends la route pour Masaka au lac Victoria. Pour rejoindre le Kilimanjaro le mois prochain, j’ai l’option de la route Sud en passant la frontière Tanzanienne, ou la route Nord par Kampala + Kenya.
A voir et à y réfléchir sur le vélo en pedalant d’ici a Masaka.

PS : les images sont en ligne. 
Les 2 films de l’ouganda sont sur YouTube mais je n'arrive pas a les charger sur ce blog pour l'instant. 
cliquez sur les liens suivant :
"Ouganda Partie 1" et "Ouganda Partie 2"

PS2 : j’ai attendu la remontée de Nantes (et EAG) en ligue 1, pour mettre à jour le blog … j’attends maintenant les nouvelles des 2 Rennais et des 2 Caennais …

samedi 4 mai 2013

Ouganda, me voila.


Pour ceux qui ont séché sur la fin du dernier billet, c’est donc en Ouganda que j’ai atterri, pour un périple à travers les 2 vallées du rift. Ouganda-Rwanda-Tanzanie.

Atterrissage à Entebbe, petite ville à 35km de la capitale sur les bords du lac Victoria et remontage du vélo qui a voyagé dans la soute à bagage de l’avion. Je décide aussi de profiter des facilités de Kampala avec des vélos aux standards plus conventionnels pour remettre à niveau la roue arrière du vélo et oublier les crevaisons à répétition. (re-changement de la jante arrière et achat d’une chambre à air compatible).
Et depuis 1 mois, plus de soucis !!! Et comme on dit : « quand le vélo roule … tout roule ». J’ai donc pu tenir le programme que j’avais imaginé : Sources du Nil, Reserve de Rhinocéros, Parc de Murchison (safari + cascades), rendre visite et servir de relais à Matthias pour apporter de l’aide à l’orphelinat de Kagadi.

Source du Nil :

Le site vaut plus par la beauté des paysages et du cadre qu’offre le lac Victoria et le Nil, que se dire « j’ai été à la source du Nil » qui reste un concept abstrait … trouver la source du Nil dans le lac Victoria, c’est comme chercher le 1er grain de sable du Sahara !!!
Ensuite, je suis descendu 10km en aval du Nil pour voir les cascades du Bujagali. Heureusement, que je n’ai pas fait les 85km depuis Kampala pour une descente du Nil en Kayak ou rafting, car à la place des cascades j’ai découvert un lac plat, absolument plat. La raison : une centrale hydro-électrique et son barrage à 3km en aval qui à transformer le site, au grand malheur des professionnels du tourisme qui vivaient des jeux d’eau et celui des pécheurs locaux qui attendent le programme de réintroduction des perches du Nil et autres poissons, mais aux grands bonheurs du développement électrique du pays … chacun fera son opinion.
                                                                                                                                                                    

Parc ZIWA des Rhinos, sur la route de Kampala à Masindi.

C’est une réserve avec 12 Rhino en semi-captivité. Certes, ils sont enfermés dans un enclos pour les contenir … mais un enclos de 70km de périmètre quand même !!!
C'est aussi l’une des rares occasions d’approcher de si près les rhinos, car dans la plupart des parcs Nationaux, les guides n’approchent par leur 4x4 des Rhinos de peur de se faire charger. Ici, ils sont familiarisés avec la présence humaine, on peut donc s’y approcher en marchant, à moins de 30m et sous le contrôle du Rangers.
Ils sont surveillés 24h/24h et 7j/7, par 2 rangers équipés de joli fusil en bandoulière. Officiellement, pour se prémunir du comportement des Rhinos mais officieusement et c’est surtout la vraie raison, pour se défendre contre l’attaque de braconniers. Ne jamais oublier qu’une corne de Rhinos vaut une fortune, ce qui explique aussi que les Rhinos ont disparu à l’état sauvage d’Ouganda depuis les années 80 !!!

Au Parc, la curiosité locale, c’est OBAMA … !!! un rhino de 4 ans et3 Tonnes … son père vient du Kenya et sa mère des USA … Il fallait y penser, les Rangers l’ont ainsi nommé … Yes They Can !!! Après le prince Williams le mois dernier, je continue de croiser des « célébrités ».

Parc Murchinson. (Masindi)

Les Big Five y sont présents. Manque de chance pour moi, je suis arrivé trop tard ou trop tôt pour voir les lions. Faut dire que le roi fainéant se repose 20h/24h et donc il faut y être à son réveil ou à son coucher pour le voir en activité, et moi j’y étais en journée avec un aller/retour depuis Masindi, sans y passer la nuit sur place.
J’ai quand même pu voir nombres de gazelles, éléphants, Buffles, Hippopotames, croco du Nil, …
C’est un parc intéressant, avec des paysages très variés : forêts denses et montagneuses en arrivant puissavanes vertes et jaunes, fleuves et cascades. Bref, une belle journée à se balader dans la nature Ougandaise.

Orphelinat de Kagadi.

Matthias, un ami, qui m’avait dit avant de partir que si par chance je passais par l’Ouganda, il connaissait un orphelinat qu’il aidait via une association (Lien Ici)… et bien ça tombe bien, non seulement je vais en Ouganda et en plus je passe sans faire de détour par Kagadi, pour venir de Masindi vers le Sud.
On a échangé quelques email/SMS pour accorder les violons, il m’a fait parvenir via Western-Union une somme d’agent pour engager des travaux sur place.
Arrivé sur place, j’ai eu droit à un accueil des plus chaleureux par les enfants, qui comme le Father Augustine, n’en revenaient pas de voir un «Mujungu» arrivé sur un vélo pour leur rendre visite … Fantastique !!!
Ensuite, on s’est mis d’accord avec les personnes sur place et sous le contrôle du Father Augustine, pour définir les besoins et engager les travaux pendant les quelques jours où je serai présent.
On a donc rénové les fenêtres et vitres du réfectoire, planter une haie avec 330 arbustes autour de l’orphelinat, refait et trouver une nouvelle disposition des gouttières pour remplir les citernes pour augmenter le volume de réserve d’eau (très important en prévision des saisons sèches) et enfin la remise en état des batteries et accu des panneaux solaires…
Bref pas chômé, mais quel plaisir d’y avoir passé cette semaine sur place pour aider les enfants et les encadrants, mais aussi pour partager la vie quotidienne de l’orphelinat, comprendre la méthode de travail en Ouganda (!?) et vivre à l’Ougandaise.
Et enfin, le dernier soir j’ai eu droit à des chants et danses par les enfants pour me remercier, me souhaiter bonne route et se dire que ce n’est qu’un au-revoir… et le lendemain matin, c’était encore ma fête au moment du depart, ce qui tombe bien pour un 03 Mai … !!!
Merci à Matthias de m’avoir offert cette belle opportunité et chance.


Voilà, comment j’ai passé ce dernier mois en Ouganda.
Pour l’instant je ne souffre pas de la saison des pluies, j’ai réussi à passer (presque) entre les gouttes et j’adapte mes journées pour faire la route de 8-9h à 14h-15h max, car ensuite viennent les orages.
Je me fais aussi a la conduite a gauche (sur une velo). Sur la route, pas de probleme, ca se complique pour les rond-point et sortie de parking... Keep your Left...
En tout cas, pour l’instant, l’Ouganda est fantastique et les gens sont réellement chaleureux même si le 1er contact est toujours assez froid, mais dès le 2nd c’est de suite un bel accueil.

Prochainement, je continue en Ouganda, puis vers le Rwanda-Tanzanie en passant par les lacs du Rift, Parcs Queen Elisabeth, la région des Milles Collines, …
Pour ceux qui s’impatient, pas d’inquiétude si la mise à jour du blog avoisine le mois ou plus ... je ne suis pas maitre de mon temps, de ma route et d’internet !!!

PS. : j'ai quand meme reussi a charger les images, donc dipo via le lien.. 
Pour le film, ca attendra un meilleur debit Internet, mais il est pret.A Kampala, j’ai pu charger les films de Guinee et Sierra-Leone, pour faire patienter (Video On Line).


vendredi 5 avril 2013

fin du 1er Chapitre



Ecrire sur la Sierra-Leone est à la fois facile et difficile, car peu de monde l’a visité ou le connait … et à tort car c’est un très joli pays, les paysages et plages de la péninsule de Freetown sont juste magnifiques, surtout un faible pour Tokeh beach …
Les gens sont gentils, même si par moment on sent que la tension monte rapidement entre eux.
Noter aussi que la guerre civile est belle et bien finie pour preuve que Freetown est donnée par les Affaires étrangères comme la ville la plus sures de toute cette région d’Afrique.
Les programmes de reconstruction du pays par les différents organismes internationaux (ONU, MSF, Médecins du Monde, OMS, USAID, UNICEF, … et j’en oublie) sont bien présents et les campagnes d’affichage le long des routes expliquent les luttes contre les difficultés que connait (ou connaissait) la sierra Leone et en règle générale l’Afrique : contre la corruption, contre le sida, contre la Malaria, contre le Choléra, contre les femmes battues, contre la déforestation (production de charbon de bois) … et même la FIFA est présente pour le développement du football handisport.

Au dernier billet, j’étais déjà sur Freetown, j’y suis resté quelques jours de plus pour trouver mon billet d’avion pour ma prochaine étape et surtout comment le payer par internet (merci à Christine et Mme Benoit pour leurs aides).
J’y ai aussi retrouvé Banash (l’Anglo-Iranniene aux 7 ans et maintenant 4 mois de voyage) à Freetown. Bien content de la revoir car on s’était quitté sur Bolama, à coté de Bissau. C’était intéressant de croiser nos expériences de voyage, en étant parti du même point pour arriver à Freetown en même temps sans prendre le même trajet, ni les mêmes moyens de locomotion. Pour faire simple, j’ai eu mes galères en vélo mais les transports en commun en Guinée-Bissau, la Guinée et la Sierra Leone ne semblent pas non plus de tout repos… !!!

Ensuite, j’ai enchainé une dizaine de jour de vagabondage cycliste … A chaque fois que je projetais une destination le matin, je me suis retrouvé à un autre endroit le soir venu.
Ainsi, en partant de Freetown le matin à 6h pour prendre le bus pour Bô, (et non pas le train pour Pau …) j’ai fini le soir, à vélo, à l’ile de Banana. En regardant une carte, ça n’a rien à voir.
Au retour de Banana Island, je voulais faire un stop sur BurehTown, j’ai donc logiquement fini 30km plus loin à Waterloo CrossRoad.
De là, je voulais aller sur Sherbro Island via Moyamba, au final je suis arrivé à Bô via Miles 91. (pour info, 1 autre crevaison à l’arrivée sur Bô. La 6eme en Mars, sachant que je suis resté immobile 14 jours à Conakry, et 6 jours à Freetown … les amateurs de stat’ feront le ratio jour/crevaison !!!)
Etant sur Bô je pensais aller visiter le sanctuaire de chimpanzé à Tiwai Island, mais entre-temps Banash m’a laissé un message me déconseillant de le faire (nul et cher !!!). J’ai opté pour le plan B, pour aller finalement à Sherbro Island mais Yohann, un français rencontré à Banana, m’a contacté en disant que la route était pourrie et la galère pour trouver un bateau. Donc passons au Plan C : visite des mines de Diamants à Kenema … ben non, car tombé sur le WE de Pâques et le samedi c’était leur « General Cleaning day » !!! autant dire, ville morte.
J’ai donc fait l’aller-retour par la route, Freetown-Bô-Freetown, mais en m’arrêtant en retour, sur les plages de l’Ouest, a Tomba et Tokeh Beach …
… et là enfin la récompense des 580km d’aller-retour pour presque rien : Plages de sables parfaitement blancs, cocotiers, mer à 27-28°C, derniers couchers de soleil à l’Ouest et sur l’océan atlantique, un « bureau » avec vue sur la mer pour étudier les cartes de mon futur parcours …
Tout ce qu’il fallait pour bien finir le chapitre de l’Ouest Africain …


Curiosité locales
Cette façon curieuse que les Sierra-Léonais ont de se trouver une seconde identité … ou des noms de scène.
J’ai donc eu le droit de rencontrer un jeune qui tenait une Guesthouse à Bureh Town et se fait appeller « Prince Williams »… je pourrais donc dire que j’ai serré la louche au Prince Williams, au moins une fois dans ma vie.
J’ai aussi de croiser «Alpha-Beta». J’ai fait répéter son nom pensant que mon anglais basique m’avait joué un tour. Non, finalement je n’ai pas insisté … « My name is Alpha-Beta » !!! Ok, Sorry …
Ou encore mieux … Bill Gates, et devinez ce qu’il fait … il est « Lève-Barriere » au Check-point de Police à l’entrée de la ville de BÔ. Ça ne s’invente pas : Bill Gates qui tient la barrière !!!
Sans oublier, Thomas Le Magnifique, à Tokeh Beach. Soit un coté narcissique, soit amateur de JP Belmondo à ses grandes heures.
Il y en a d’autres : Sheriff, Patriot, Juicy Boy, …


Et Maintenant ???
Voilà, le 1er chapitre des 3 mois se termine. Janvier-février ont été fantastiques, Mars un peu moins avec des aléas de voyage … C’est la vie, c’est le voyage.
J’aurai été tour à tour Toubab, Branco, Foté et (a)Poto, soit mon nom de touriste blanc criés par les enfants et parfois les adultes sur les bords des routes, comme des encouragements pour faire passer les kilomètres. En fonction de l’intensité et de la manière de le crier, ça m’aidait à choisir le village pour une pause.
Dans le best-off des 3 mois, j’y mets volontier : Le Lac Rose, le Parc Djouj, Ile Fadiout, Djiféré, La Casamance, Bissau & Bolama, la journée et la soirée de Dabiss, Bel-Air, Boffa & Mamie Jiliette, les plages de la péninsulede Freetown … sans oublier d'autres moments de voyage plus ou moins cocasses !!!

Je prends donc l’avion ce dimanche 07 Avril, pour de nouveaux horizons Africains. Cap à l’EST toute !!! Je pensais initialement faire une étape intermédiaire autour du Cameroun-Gabon-Congo Brazzaville mais les correspondances aériennes sont mal faites … donc décision de partir à l’Est, à une latitude qui me permet de retrouver un peu les mêmes paysages, relief et climats.
J’atterris donc sur un aéroport, au bord d’un lac, à 1000m d’altitude environ et qui se trouve pile-poil sur l’équateur, pour un pays où le Nil prend sa source, où Dian Fossey a fait connaitre ses Gorilles dans la brume, où la région des Mille collines va me faire baver sur mon vélo, où se trouve le 3eme sommet d’Afrique avec 5109m à gravir !!! … je vous laisse deviner et/ou réviser votre géographie d’ici le prochain billet.
 
Continuez à laisser des commentaires et messages, je me régale à les lire même si je ne peux y répondre individuellement.
Pour le parcours sur GoogleMap, il y a plusieurs onglets pour suivre la carte. (il ne s’arrête pas à Conacry)
Pour les photos, je mets des légendes sur certaines pour permettre de les situer. (pour ceux qui ne les ont pas encore vu)