samedi 31 août 2013

Contraste et fond de gamelle.


Comme prévu après Quelimane, j’ai opté pour le transport en commun pour rejoindre les plages de Vilanculos, avec le triple avantage, de gagner du temps (descendre toute la Mozambique à vélo, c’est 2800km de Pemba à MAPUTO), de ménager le vélo (une partie des pignons HS, mais qui ont quand même tenus jusqu’à MAPUTO),

et enfin (ou surtout) de passer en sécurité la zone centrale du pays qui est contrôlée par les rebelles armés de l’opposition. Ils ont coupé la route de Maxungue / Rio Save depuis le 20 Juin. Après 3 heures d’attente à Maxungue pour que se forme le convoi, on a passé ce tronçon avec une escorte militaire qui ouvre la route et sécurise le transport des passagers. On a eu droit à la compagnie de 3 militaires à l’arrière de notre camionnette, mitraillette à la main et recharge à la ceinture … un poil rassurant !!!

Mais comme souvent le plus gros danger, vient d’ailleurs. Le risque routier !!! car après 3 heures d’attente , soit 3 heures perdues, les routiers et chauffeurs de bus passent les 80km de convoi à se doubler et redoubler pour remonter la file et être les 1ers à passer le poste de contrôle de Rio Save… autant dire que tous les coups sont permis pour passer devant et quelques soit l’état de la route avec ou sans nid de poule, sur la chaussée ou sur le bas-côté … un poil inquiétant !!!

 Une fois oublié les quelques 1500km de transports en commun qui n’ont pas ménagé l’homme et le vélo, je suis arrivé à Vilanculos, avec un vrai soulagement… et là m’attendaient les plages de rêves de Vilanculos, et surtout l’excursion vers l’ile de Bazaruto, sa dune, les bancs de sable qui donnent des paysages de lagons. Une vue satellite sur GoogleMap, m’avaient déjà prévenu que le coin ne devait pas être trop mal… Gagné, c’est juste Fantastique, un vrai coup de coeur.Parmi les plus belles plages que j’ai pu voir … je n’oublie pas Likomaqui me restera comme une ile paradisiaque, mais Bazaruto prendra facilement sa place dans les plages de rêves !!!

Après ces 3 jours sur Vilanculos, j’ai refait tourné les manivelles du pédalier pour rejoindre une autre plage incontournable d’un tour de Mozambique : TOFO.

Là aussi, de belles plages et une excursion d’une ½ journée pour un « Safari Ocean ». La même chose qu’un safari en brousse, mais cette fois c’est sur un zodiac et en mer. Non pas pour voir le Big 5, mais plutôt les baleines, dauphin, Raie Manta... J’ai attendu 2 jours de mauvais temps pour enfin prendre la mer, mais manque de chance (toute relative), pas de dauphin, ni Raie Manta, mais nous avons quand même vu les baleines à bosse et Requin baleine, durant 2 heures dans leur élément naturel, jouant, sautant, plongeant pour notre plus grand plaisir. Des moments rares et inoubliables.

Et enfin, le dernier tronçon pour descendre sur Maputo sans trop forcer. L’avantage de longer la coté est de s’arrêter et faire escale d’une soirée sur d’autre plage, comme à Chidenguele, et là aussi j’ai pu revoir des baleines depuis la terrasse de l’hôtel qui offre une vue grand angle sur la baie. Un Bonus inattendu.

Une fois arrivé à Maputo, j’ai pris une journée pour récupérer les pièces de mon vélo, qui m’ont été expédiée depuis la France (merci les frangines …) et remettre à niveau le vélo (pignons, chaine, dérailleur, axe roue …) pour repartir sereinement sur la dernière partie du tour (~5000km).

J’ai ensuite puprofiter et visiter MAPUTO. Je ne dirai pas que c’est une belle ville, mais sans doute la plus agréable que j’ai pu faite depuis le début, avec son quartier historique (coté Dock), toutes les facilités d’une ville contemporaine (ballade dans les rues& shopping), le bord de plage et la corniche à vélo avec tout le plaisir de disposer d’un vélo pour visiter une ville facilement et rapidement.

 

Touché le fond de la gamelle.


Au Mozambique, j’ai touché le fond de la gamelle …. Coté gastronomique, c’est le pire de tout. Riz-poulet, comme plat unique, sans gout, sans saveur, sans sel, avec souvent le riz servi froid et le poulet mal cuit qui donne la tourista. En voulant varier, j’ai testé le poisson (mal cuit aussi) et même punition.

En 6 semaines de Mozambique, j’ai pris 3 bonnes semaines de tord-boyau et quelques touristas et avec 1800km parcourus à vélo, ça se traduit par 2 crans de ceinture en moins.

Pour passer cet épisode gastrique, je me suis même rabattu sur les soupe-nouilles chinoises en sachet … et le pire, c’est que j’ai trouvé ça bon !!! …c’est dire.

En descendant sur Maputo et retrouvant quelques facilités et supermarchés modernes, j’ai pu aussi me refaire quelques plaisirs gustatives … entre autre, manger un Yaourt au fruit!!! Ça peut paraitre dingue, mais après 8 mois sans presque le moindre dessert, manger un yaourt est un plaisir de fin gourmet … !!! Pensez à moi, la prochaine fois que vous ouvrirez la porte du frigo …

 

Contraste(s).


Sur mes 3 premières semaines au Mozambique, j’étais resté sur une impression contrastée. Et bien 3 semaines après, j’y suis toujours sur cette même impression et toujours pour les mêmes raisons, que ce soit sur les  paysages ou les rencontres avec les locaux, j’ai eu le meilleur et le moins bons.

Une anecdote sur un contraste saisissant.Cette fillette Mozambicaine de 4-5 ans qui a voyagéavec moi(Van Toyota 9 places ó 19 adultes, 6 enfants) de CAIA à Inchope, sans un mot, ni un geste d’humeur, un visage sans expression, un regard vide et triste, un visage qui ne s’oublie pas … et à l’opposé,le comportement « tête à claque » de cette pré-adode 12-14 ans (française ou Suisse) après le safari-océan à Tofo, qui boude et s’énerve sur ses parents, qui lui offrent ses vacances au Mozambique et sa 2ème sorties en mer pour voir les baleines. A 3 jours d’écart, le choc de culture est rude !!!
 

Curiosité locales :


Le seul pays, ou du moins à ma connaissance, qui pose fièrement une Kalachnikov sur le drapeau national … au moins le ton est donné.

Le nom des rues à MAPUTO. Exemple au hasard :Av.Vladimir LENINE,Av Karl MARX, Av. Mao Tse Tung, Av.Kim II Sung, place Robert Mugabe, Av Sékou TOURE, Av Ho Chi Minh, …c’est bien laRépublique Populaire du Mozambique.

 

A venir:

Je suis sur le point de quitter Maputo et par la même occasion le Mozambique après 6 bonnes semaines passées dans ce pays tout en longueur, passant de l’Afrique traditionnelle au nord à une Afrique plus contemporaine et d’inspiration Sud-Af’ au sud et à MAPUTO.L’occasion aussi de rencontrer des routards français ou francophone bien sympas, Sarah-PierreAntoine (Nampula), Maud-Fred-Clement-Remi (Vilanculos), Thierry (Tofo) … et aussi d’autres backpackers anglophones.

Coté parcours, je vais faire un crochet de quelques jours au Swaziland pour rejoindre Nelspruit en Af-Sud et prendre l’avion direct vers Livingstone, coté Zambie des chutes Victoria, où j’y resterai pour 5-6 jours pour ensuite basculer vers le Botswana, le parc Chobe et delta Okavango.

 

Vie du blog :


Les photos sont en ligne, et merci à Thierry pour m’avoir passé les photos des Baleines de TOFO.

Le 1er film est en attente de chargement. J’ai (enfin) trouvé des musiques convenables... ce ne fut pas simple. Le 2eme film est en finition et ne devrait pas tarder…

jeudi 8 août 2013

Changement de braquet

Aussitôt passer le poste de frontière Malawi-Mozambique, je change de braquet pour passer au petit plateau sur les 150km de pistes qui me conduisent en 2 jours vers Cuamba, d’où je vais prendre le train et rejoindre Nampula à la fois pour m’éviter trop de piste, raccourci les durées de liaison, mais aussi pour goûter à un nouveau mode de transport Africain !!!

Là aussi, après le paisible Malawi, le changement de braquet sur la vigilance est immédiat. Dès la montée dans le train pour prendre ma place et bénéficiant de la pénombre matinale (6h00), 2 gars tentent de me faire les poches. Tentative de pickpocket avortée, il faut dire que je n’ai pas l’habitude de me faire chatouiller les cuisses de si bonne heure … !!! Pour mes bagages et mon vélo, laissés en consigne dans le Wagon de fret du train, je n’ai rien pu faire … sauf constater le lendemain matin, qu’il me manquait ma radio de poche (si utile pour RFI), un T-shirt Paris-versailles 2011 (presque un collector) et une ceinture (qualité «Merde by China ») … montant du butin : ~4,5€, loin du casse du siècle  du train postal Glasgow-Londres

Arrivé sur Nampula, je reprends mes habitudes routières pour rejoindre le croisement de Namialo, d’où je repartirai en vélo vers l’ile Mozambique (Sud-Est), puis ensuite en bus à Pemba (Nord-Est) et sans le vélo laissé à l’hôtel de Namialo. Inutile de faire un A/R de 700km en vélo pour 3 jours sur place.

J’ai vraiment bien aimé le temps passé sur I’llha Mozambique. C’est mon TOP 3 du Big-7, j’avais coché ce point sur la carte, comme un lieu mythique que je voulais voir. Une ancienne ile-capitale de la Mozambique, délaissée au profit de MAPUTO, qui gardent des bâtiments défraichis et semblant abandonnés, mais ça donne tout le charme de l’ancien et de l’authentique, avec de belles perspectives une fois que les rues et les bâtisses seront  rénovées (on croirait un agent immobilier qui parle !!!). Mais c’est aussi un lieu où les habitants font leur vie tranquillement, au quotidien. Tout le contraire d’une Ile-Musée, comme Gorée à Dakar et bien plus paisible, sans l’affluence et travers touristique, de Stone-Town à Zanzibar. Vraiment un agréable séjour sur place, d’autant que j’ai été super bien reçu à la GuestHouse où j’ai séjourné (casa de Luis)

Seule difficulté sur cette ile à majorité islamique, avec 8 mosquées sur place et en plein Ramadam… difficile de trouver à se restaurer le midi et le réveil est très-très matinal pour la prière de l’appel au jeun … !!! 

Pour Pemba, c’est plus classique. Plage, sable fins, mer bleue-turquoise, eau chaude, de joli spot pour les photos et les moments de repos et détente. Malheureusement je n’ai pas trouvé de bons plans pour aller facilement vers Ibo island et l’archipel de Quirimbas. Je réserve mon capital « Zen en transport africain » pour l’archipel de Bazaruto plus au sud.

Retour sur Namialo, en reprenant la route je constate que la moitié de mes pignons arrières sont HS (sable des pistes)… j’adapte les braquets pour continuer à avancer. Les grands pignons pour les montées, les petits pour les descentes et sur le plat … je mouline ou j’envoie du lourd dans les cuisses. Je rejoins Quélimane sans forcer la mécanique. Qui veut aller loin, ménage ses pignons (un grand classique !!!)

Delà et pour rejoindre les iles et plages du sud, je vais user des trucks, camionnettes, minibus pour passer le centre du Mozambique qui a peu d’intérêt au niveau des paysages. L’objectif étant de rejoindre Bazaruto sans passer trop de temps qui seraient préjudiciable aux séjours sur le Botswana & Namibie. (impensable…).

Je m’y autorise cette facilité, je ne suis pas enfermé dans un concept de voyage 100% vélo … J
 
Entre temps, j’ai fait une pose sur Nampula… et rencontrer un jeune couple d’étudiant en médecine à Nantes (Pierre-Antoine et Sarah). Belle rencontre et je les remercie encore pour le coup de main qu’ils m’ont donné. … 3 petits points et puis s’en vont … (cherchez pas, c’est codé)


En conclusion de ces 3 premières semaines au Mozambique, c’est contrasté.

J’ai adoré l’ile Mozambique, plages de Pemba, un peu les paysages autour de Cuamba et beaucoup plus morose  sur la route de Namiola à Quédimane.

Idem pour les gens, soit ils sont adorables comme l’accueil à l’ile de Mozambique ou entre Nampula-Alto Ligonha avec les gens qui m’encourageaient, m’applaudissaient et les enfants qui courraient autour de mon vélo. Soit détestables comme des pickpockets-voleurs dans le train, ou lors de mon passage à Nampevo où ils n’ont rien fait pour m’aider à trouver un logement à tel point que j’ai mis le vélo dans une camionnette pour aller à Mocumba à 80km de là.

Mais le gros problème du Mozambique… c’est d’arriver après le Malawi. C’est comme passé l’oral du bac après le super crac de la classe. C’est toujours plus dur de faire une bonne impression !!!

 

Curiosité locales :


J’en ai relevé une petite, qui vue d’Europe ne sembleraient pas être une curiosité, mais après 7 mois d’Afrique c’est le 1er pays où je le vois. Ici au Mozambique, il m’est arrivé de voir des hommes porter et s’occuper de leur bébé … !!!

A l’inverse et peut-être un signe d’égalité des sexes au Mozambique, j’ai aussi vu des femmes avec le casque de sur la tête, la pelle à la main et travaillant sur les chantiers, aux mêmes taches que les hommes.

 

A venir :


La décision est prise de sauter le Zimbabwe. R. Mugabe a été réélu avec 61%  et forcément il y a protection de l’opposition sur les fraudes éventuelles !!! en plus ça me permettra de descendre sur Maputo et voir toutes les plages du Sud et l’archipel de Bazaruto.

Je prendrai ensuite l’avion depuis Maputo ou le Swaziland avec connexion à l’aéroport de Johannesburg, et rejoindre Livingstone en Zambie.

Idem, inutile d’aller mettre mes roues de vélo dans les faubourgs de Jo’burg … d’autant que l’état de santé précaire de Mandela pourrait compliquer la tâche.

PS :
les photos sont en ligne.
Video Malawi en ligne depuis la dernière mise à jour.
Video du Mozambique est presque prête, je cherche encore de la musique locale, autre que de la Techno (qui n'est pas de la musique, mais juste du bruit)
 
 

mercredi 17 juillet 2013

Juillet, mois de vacances


26-07-2013 » » La video du MALAWI est en ligne : http://youtu.be/on9o8K5w-Bg

Visiter le Malawi est si facile, agréable, sympathique, reposant, qu'il donne un parfum de vacances au milieu du voyage.
J’y ai trouvé de bonne route, des facilités d’hébergement, des retraits d’argent partout, un anglais parlé facilement, de l’eau courante et électricité partout … mais surtout des plages de rêve, une ile paradisiaque et des gens absolument merveilleux parmi les plus gentils et accueillants que j’ai pu croiser en voyage, tous continents confondus.
Les Malawiens sont tellement accueillants et gentils qu’il m’a fallu quelques jours pour m’habituer à voir des personnes venir m’aider ou me parler sans qu’il y ait un coup tordu en préparation. C’est juste par curiosité et gentillesse, pour savoir d’où je viens, où je vais, comment je m’appelle, etc …
Et jamais seul, à vélo ou à pied, toujours une personne pour m’accompagner. En témoigne également la prise de photos& vidéos, il y a toujours des enfants pour faire les pitres devant l’objectif, pour s’amuser.

J’ai passé la frontière au nord du pays, puis descendu la route entre le bord du lac et les montagnes du Rift pour visiter d’abord Livingstonia (du nom de Livingstone qui a fondu une mission)
Puis ensuite, j’ai rejoint Nkhata-Bay pour mes 1ere plages de rêve. De là, j’ai pris le bateau pour rejoindre LIKOMA, une ile absolument fantastique et paradisiaque… et le mot n’est pas de trop, tellement la beauté des plages-paysages et aussi l’extrême gentillesse des habitants feraient croire que le paradis n'est pas loin. Mais pour cela, il a fallu quand même passer l’épreuve du bateau, en voyageant de nuit avec une quasi-blanche, car il est difficile de fermer l’œil dans le folklore africain des transports en commun. Suivi au petit matin d’un déchargement de mon vélo et de mes bagages des plus hazardeux … mais la récompense était bien au rendez-vous, avec un petit déjeuner sur la plage de mon Lodge à Mango Drift. Un moment à part, comme on en rêve.
Pour le retour, j’ai changé de stratégie et j’ai pris un petit bateau avec un chargement directement depuis la plage et un voyage de jour qui faisait office de croisière sur le lac en longeant les plages de l’ile de Likoma et sa voisine, l’ile de Chizumulu.

Ensuite, direction la capitale en continuant ma route en longeant le lac. Arrivé à Lilongwe, je pensais prendre mon visa pour le Mozambique … manque de chance, ils ne délivrent plus les visas à l’ambassade mais uniquement aux frontières ou à Blantyre et ceci depuis le 5 juillet, j’ai raté le coche à 6 jours près !!! pour une fois que je voulais faire mon visa en avance pour passer la frontière sans soucis, je ne suis pas récompensé. J’y ai aussi trouvé à Lilongwe quelques facilités pour les achats de matériels qui me manquaient, avec des galeries marchandes et hypermarchés à l’européenne (rayon bricolage, vélo, camping …) ... ça fait presque drôle de remettre les pieds dans un Hyper … !!!
Lilongwe est aussi une assez belle ville (valeur africaine), avec un parc zoologique au cœur de la ville, un ancien centre-ville marchand, un nouveau centre administratif avec le parlement et la présidence … mais à 3km du centre, histoire de prévenir des manifestations publiques.

Et dernière étape du parcours, je rejoins le Parc National du Lac MALAWI en séjournant sur Monkey-Bay et Pointe Maclear pour quelques jours de tranquillité et finir sur une belle note avec encore de belles plages au bord du lac,avant de passer la frontière du Mozambique.

Depuis la Tanzanie et pour rejoindre la Mozambique, j’avais 2 routes possibles : l’une, coté Océan Indien par Dar-Es-Salam, l’autre par le Malawi… et je ne regrette absolument pas mon choix, tellement j’ai aimé ce pays et que je vous encourage à visiter, mais en saison sèche car avec la pluie et les coulées de terre, le lac perd de sa couleur bleue et sa clarté.

Curiosité locales :
Je n’ai pas vraiment de curiosité… quoique la gentillesse des Malawiens pourrait presque faire office de curiosité locale, tellement elle est surprenante.
Sinon, quelques particularités tout de même :
- Dr Joyce BANDA, présidente du Malawi. La 2ndefemme-présidente du continent Africain après celle du LIBERIA.
- les montants de porte à 1m80 … pas gentil du tout !!! Surtout quand il y a aussi une dalle au seuil de porte de 5cm… ça tape fort et ça fait mal à la tête !!! ça arrive fréquemment d’avoir des portes basses dans plusieurs pays, mais ici c’est un standard et partout, ce qui décuplent les risques de collision.
- à la superette, quand ils n’ont pas l’appoint sur les petites pièces, ils donnent des bonbons pour faire le compte. Dans chaque tiroir-caisse il y a un compartiment réservé aux bonbons, à côté des billets et pièces. Amusant, sympathique…et honnête!!!

A venir :
Je vais passer la frontière du Mozambique ce Jeudi 18 juillet. Il était bon de prendre « 3 semaines de vacances » au Malawi avant (je pense) de replonger dans le bouillon du voyage au Mozambique!!!
Les plages de Malawi devraient aussi être une 1ere entrée en matière, avant d’aller jeter un œil sur celles de Mozambique que j’imagine aussi belles, voir encore plus belles, selon les promesses du Lonely Planet.
C’est dire que les prochaines semaines sont prometteuses.

Coté parcours, j’oublie définitivement l’idée de faire Madagascar (vol possible depuis Johannesburg) qui est en plein marasme politique pour l’organisation des présidentielles et je n’aurais pas le temps suffisant pour visiter correctement la grande Ile.
De même, j’ai un doute pour le Zimbabwe, compte tenu de la tenue des présidentielles fin Juillet, pour lesquelles le « bon » président Robert Mugabe vise un énième mandat après 33 ans de présidence. Je surveille la situation par RFI et le site des Aff. Etrangères. Il restera l’option de descendre sur Maputo/Johannesburg et faire un pont aérien vers les chutes de Victoria, et poursuivre au Botswana.

PS . les images sont en ligne, j'ai mis le paquet mais difficile de faire un choix restreint ...
la video est prete mais attendra une bonne connection ... au Mozambique ???

lundi 24 juin 2013

La bascule...


Pour descendre vers le sud de la Tanzanie, j’ai dû composer avec les 2 dernières « phrases du moment » que j’avais choisies.Les routes comme les boites de chocolats et y aller Pole-Pole.
Pour rejoindre Dodoma, je vois sur ma carte Michelin : Rouge avec tirait, traduit par « route prioritaire, partiellementaméliorée » … c’est donc à ma grande surprise, que j’ai pris dans les cuisses, 260km de pistes pour y aller et 220km pour repartir de la capitale (mince quand même… c’est la route pour la capitale !!!). J’ai tout testé : les pistes bonnes, moins bonnes, bosselée, en travaux, sables, cailloux, et en plus de cela 3 cols à passer sur la même étape de Babati à Kongoa… !!! je suis resté à Kongoa pour un jour de repos.
Mais la contrepartie est d’avoir retrouvé la gentillesse des tanzaniens, à l’égal de celles des ougandais, et que j’avais perdu sur les routes touristiques du Serengeti-Moshi-Arusha-Tanrangire. Maintenant, les « Jambo – Mambo » ont majoritairement remplacés les « give money - bag – sweet ».
Et chaque fois, c’était un accueillant chaleureux (parfois limite hystérique !) sur les bords de route, dans les villages, pour la pause de midi ou l’hébergement du soir.
Il y a plus de photos des locaux dans le classeur « Tanzanie-2 » que dans le « 1 ». C’est un signe qui ne trompe pas.

Je finis la Tanzanie, où j’ai pris plaisir à y revenir et (re)découvrir de nouveaux paysages si différents, ceux de bords de Mer (lac Victoria à Mwanza), des parcs nationaux, la très haute montagne (Kili, Meru), les grandes espaces arides et vallonnées du centre (vers Dodoma), puis le retour à la montagne verdoyante (Sud du Pays)

La bascule à Mi-Parcours

C’est déjà la mi-parcours, le moment de la bascule vers les 6 prochains mois et si en France l’hiver froid et le printemps pluvieux (et inversement) ont été longs, pour moi ils sont passés très-très rapidement…

Bilan à chaud des 6 mois.


- La santé : RAS !!! Page blanche … et pourvu que ça dure, ça reste mon 1ersouhait pour les 6 prochains mois.

- Les formes :
·         forme olympique. J’ai commencé doucement sur le Sénégal, tranquillement sur Bissau, quasi arrêté à Conakry, j’ai accéléré en Sierra-Leone et depuis l’Ouganda & Tanzanie j’ai la grosse caisse en empilant les kilomètres.
Je m’étonne même parfois d’avoir claqué 70-80km dans la journée, avec la fraicheur d’une fleur au printemps (… j'ai ose la faire, celle-là !!! et même pas peur …)
·         forme ventrale. Et pour VK, j’ai enfin ta réponse : environ 12 kg perdus en 5 mois (fin Mai)… J’ai le best-seller des « régimes été-2014 » en préparation : cuisine à l’huile de palme, soda, bière, biscuits, frites-ketchup, riz midi&soir, soupe au gras de viande (tellement grasse que je prends un Coca pour dégraisser le palet) … et surtout , oui surtout, une moyenne de 35-40km de vélo par jour, sous 25-40°C et 5-6L d’eau/jour !!! alors ?

- mes journées :
Une constante et une nécessité, prendre la route le matin et jamais commencer l’après-midi. Faire de sorte de trouver son point de chute avant 16-17h le soir, voir 18h au max si le coup est assuré. (la nuit tombe en 15min vers 19h). Et si le programme de la journée est chargé, prendre la route aux premiers rayons de soleil … et en plus les couleurs de l’Afrique au petit matin, c’est beau … juste beau !!!

- les routes.
3 critèresimportants, pour estimer la journée de vélo:
En 1 : l’état de la route. Entre une piste de pierre-sable, voie bitumée ou routes neuves… ce n’est vraiment pas la même journée à vivre.
En 2 : la météo, et surtout le vent. Quand il souffle de face, c’estdu matin au soir, usant et fatiguant. Et sur piste je prends poussières en plus. Par chance, je n’ai pas eu à subir la pluie et le froid.
En 3 : le relief, même si j’ai pris de bons cols ou belles pentes, ce n’est pas le plus difficile. Il faut prendre son temps, s’arrêter quand les jambes le demandent et se dire que si ça monte, tôt ou tard, ça finira par descendre même si c’est dans 2-3 jours, ou une semaine.

Je suis à peu près à 5500km en 6 moispour une moyenne de 15,5 à 16km/h, ce qui est plutôt dans ma moyenne estimée au départ, mais la 2nd partie sera plus relevée
·         Plus longue étape en distance : 124km (Tanzanie : Karatu –Kisongo en 8h10)
·         Plus longue étape en temps : 8h30 (Tanzanie : Babati-Kondoa, sur 105km de piste de sable et en travaux)
·         Moyenne la plus faible : 7,4 km/h … une après-midi à pousser le vélo sur les collines de Bwindi, alorsque le matin j’avais monté le vélo + bagages sur les flancs de colline, avec l’aide de mes 2 porteurs. Plus de jus dans les cuisses.
·         Moyenne la plus élévée : 23,2 km/h. (Tanzanie : Tukuyu–Kiela, sur 55km). Profil descendant sur 35km, et plat sur les 20km restants, et un bon revêtement de route. Un régal !!!...

- La vie africaine.
Beaucoup à écrire sur la vie africaine. Je prends 2-3 sujetsquand même.
·         Tout se passe au temps présent. Les africains ne parlent que très rarement de leur passé et surtout pour une majorité(précision : une majorité et non la totalité) ils n’ont pas de notion du futur, de ce qu’ils vont faire dans 3 jours, 1 semaine, 1 mois …
En témoigne, une conversation avec Victor, l’intendant de l’orphelinat à Kagadi. Je les quitte le vendredi matinet les élèves rentrent également dans leur village ce même vendredi et banalement je lui demande le jeudi soir ce qu’il pense faire et comment il occupera sa semaine prochaine, sans les élèves … à voir son visage, j’ai compris que j’avais posé une question venu d’ailleurs, la question improbable… « que faire la semaine prochaine !!! »
Et tout se retrouve dans la notion de « vie au jour - le jour ». La réparation du vélo, l’essentiel c’est de réparer aujourd’hui et si demain ou après-demain ça casse de nouveau et bien tu reviendras et on recommencera !!!... et tellement d’autres exemplesà vivre au quotidien …
·         Autre chose qui m’épatent encore après 6 mois. Ce sont les charges que les africaines peuvent porter sur leur tête et avec une telle facilité apparente.  Elles sont capables de porter des bidons d’eau de 20L sur la tête, le bébé dans le dos et 1 sac dans chaque main, le tout sans aucune trace de souffrance sur le visage … j’en suis toujours stupéfait, ça défie les lois de la pesanteur et de l’équilibre !!! et en 6 mois, je n’ai pas vu un seul objet tombé !!!
·         Et enfin, la Chine … oui la Chine en Afrique. Au moment où j’entends quelques discussions sur RFI concernant la Francafrique, la réalité du terrain a (pour moi)déjà clos le débat. C’estbien la CHINAFRICA... (du moins dans les pays que j’ai faits, et un peu plus modéré sur Sénégal-Gambie). Ils ont tout et sont partout : Construction des stades-des routes-des buildings,l’exploitation des mines, exploitations et bateaux de pêche industrielle à Bissau & Conacry, et les produits que l’on trouve dans les commerces sont tous « Made China ». Impossible de trouver une pièce de vélo autre que China (voir India) … !!!
Impressionnant et c’est ce que je vois assis sur la selle de vélo, je n’imagine pas ce qui peut se passer dans les couloirs du pouvoir …

- voyage à vélo
Je ne suis pas déçu, loin de là. Même s’il faut pédaler plusieurs heures par jour, ça permet surtout de prendre le temps de vivre pleinement un (mon) voyage en Afrique.
Prendre le temps de voir les paysages, de s’arrêter facilement au bord de route pour jouer avec les enfants (et souvent leur faire peur !!!) ou discuter avec les adultes, d’être en prise direct avec les quelques scènes et modes de vie(s) africaine(s) surtout en traversant les villages &hameaux ou en prenant les pistes isolées.
Et même si je prends des crevaisons à répétition (je suis à 11 en 6 mois + 2 valves neuves), le reste du vélo tourne plutôt bien. Pourvu que ça dure.

- le blog
Tout va bien et je continue à suivre le vieux conseil d’un ami. Conseil qui date de 2005 mais jamais oublié: « remplir le blog en racontant mon voyage, et ne pas voyager pour remplir mon blog ».
J’arrive à le remplir assez régulièrement, sans trop de mal, ni contrainte.
Merci encore et toujours, à toutes et tous de le suivre aussi régulièrement et d’apporter vos messages de soutient.ça vraiment fait plaisir de se savoir suivi aussi régulièrement et motive à compléter le blog.

- Déceptions :
·         Les villes africaines. Rien à voir ou à visiter, pas de quartier touristiques ou historiques, peu de chose à y faire et toutes sont archi-bruyantes, dont la palme revient de loin à Freetown, après 6 jours je finis sur les nerfs tellement le bruit était insupportable et continu (jour/nuit)
·         La nourriture. En 6 mois, je n’ai rien mangé d’extraordinaire, d’original ou typiquement africain. C’est toujours riz, poulet-poisson-boeuf, bananes cuites. Le 1er repas pris dans un pays reste le même jusqu’au dernier jour de ce même pays … seule compensation, les fruits frais sont vraiment super bon, avec un faible pour lesAnanas et Mangues.
nota : je vois des cochons sur le bord de route,  des patates sur tous les marchés et impossible de me trouver un Jambon/lard/Patate dans une assiette, ou même un bout de cochonaille!!! le breton est malheureux loin de sa gastronomie… … et d’ailleurs je me demande ce qu’ils font de leur cochon ???


A venir :

- demain (25 Juin), je quitte la Tanzanie et traverse la frontière pour le Malawi vers Lilongwe, soit en longeant le lac Niassa, soit par les montagnes (dépend de l’état des routes & reliefs), puis ensuite cap vers Nampula à l’Est de la Mozambique pour rejoindre les iles et plages de rêves de l’ancienne Mozambique…
Ce sera aussi le mois de transition entre les montagnes de l’Afrique de l’Est (Nord Malawi) vers l’Afrique Australes (Sud Malawi-Mozambique).

PS :
Ce billet est plus loin que les autres, mais « bilan de mi-année » oblige.
Les photos et film de Tanzanie sont bien en ligne.

jeudi 6 juin 2013

Karibu Tanzania


Après la tentative infructueuse du passage de la frontière Ouganda-Rwanda, j’ai finalement pris l’option sud à Masaka pour rejoindre la frontière Tanzanienne.
Je quitte donc l’Ouganda que j’ai vraiment bien aimé. Voilà, un pays que je conseille de visiter : facile, sympathiques et accueillants, paysagesfantastiqueset pour tous les goûts (montagnes, forets, lacs, … ) … et … pas cher !!!

Passage de frontière sans soucis : 10minutes pour tamponner le passeport en sortant de l’Ouganda, et le même temps pour le visa Tanzanien. Du velours !!!

Le fait de contourner le Rwanda, m’a quand même « coûter » env. 500km en 7 jours et pour ménager la monture et les cuisses, j’ai pris un raccourci en traversant le Lac Victoria de Bukoba à Mwanza par un bateau de nuit,pour reprendre ensuite la route vers Musoma où j’ai finalement trouver un bus local qui me permet de traverser le grand parc Serengeti et Ngorongoro avec mon vélo dans la soute à bagage.

Ici, impossible de tenter le Safari-Vélo, trop de lions, léopards ou hyènes…je teste donc un autre concept : le« Safari-Bus local» !!!
Réveil à 4h00 pour un départ très matinal. On quitte assez rapidement la route goudronnée pour les pistes du Serengeti, bosselées et poussiéreuses où s’exprime pleinement la conduite sportive du chauffeur et empêche de prolonger la nuit de quelques heures de sommeil supplémentaires.
En plus ils ont été super-sympa à l’enregistrement des billets, ils m’ont placé tout à l’avant du bus, à côté du chauffeur, pour mieux voir les animaux et le Parc National… sympa, vraiment !!! … mais aussi pourvoir de très près, les virages pris à la corde et sans visibilité, les bosses et ponts où l’on saute du siège, les croisements de camions avec les 2 roues dans le fossé sans s’arrêter, les cyclistes-piétons que l’on frôle de tellement près … c’est un bonheur !!!

J’étais aussi à la 1ere place, pour voir le chauffeur pour son chef d’œuvre de la journée. Il voit un camion déjà embourbé jusqu’à mi-roue, au milieu de la piste, mais pas de problème et inutile de s’arrêter ou d’y réfléchir, il y a va droit dans le bourbier… on est embourbé aussi et plus d’une heure de perdue pour trouver un engin et nous sortir de là.
Si je devais décerner le grand-prix de la bêtise en fin de voyage, ce chauffeur devrait être bien placé ... quoique, la concurrence est sévère dans le domaine !!!

J’ai quand même eu droit de voir quelques animaux sauvages, depuis mon poste d’observation. Ça compense, mais ce n’est pas le meilleur concept de Safari pour prendre les photos… faut viser vite et juste, sans trembler : difficile.
En conclusion, une belle et longue journée de bus et j’avais presque fini par oublier les joies de voyageren bus en Afrique.
Après réflexion, entre un Safari-vélo et un Safari-Bus je me demande lequel est le plus « sportif », dangereux et douloureux pour le fessier… ??? J’ai une petite idée sur ma préférence !!!

Une fois remis en selle, je remonte vers le nord pour ENFIN voir le Kilimandjaro que j’avais fait en 2008 mais sans réellement le voir, faute de nuage sur Moshi pendant les 3-4 jours où j’étais resté.
Déjà sur la route en arrivant et profitant d’un périple à vélo,je m’arrête à mon grès et je mesure ce que représente une hauteur de 5900m. Le sommet est tellement plus haut que tous les nuages et il me faut 2-3 éclaircies pour l’apercevoir. 1ere sensation, de voir ce sommet.
Sans compter qu’avec 30-40km de recul, je vois aussi la base du Kili… d’un coin à l’autre de l’horizon …impressionnant.
Sur Moshi,les nuages se dégagent en fin de journée pour découvrir le Kili au couleur du coucher de soleil, je le vois de près, de bas en haut, d’un seul bloc !!! et Là, je me rends compte que 5895m, c’est Haut, très Haut … C’est d’autant plus impressionnant que Moshi est à 800m d’altitude, on a donc une masse de +5000m de hauteur en face de soi !!!
J’ai ainsi pu deviner le tracé de l’ascensionpar la voie Machameet surtout la zone dans laquelle j’avais pris le bouillon… gros souvenirs, intact, 5 ans après… et c’est précisément, ce que je voulais voir !
Bref, je voulais (re)voir le Kili, je l’ai vu de haut en bas, de droite à gauche … je suis content. Etape 2 du Big-7 !!!

De Kisoro à Moshi, j’ai eu l’occasion de faire quelques connaissances sur la route :
·         Route vers Kabale = Tim & Sharon, 2 cyclistes anglais qui partent du Cap Nord pour descendre jusqu’au Cap de Bonne Esperance, puis de Ushuaia à l’Alaska. 3 ans, chapeau … je n'ose meme pas estimer le nombre de Km !!! leur site : north2northcycletour. (Cf. sur leur site, ils ont aussi testé le Safari-Vélo, et aussi une jante de roue cassée… je me sens moins seul  ;-) )
·         Route vers Ntungamo: un couple d’américain, Donald et sa femme, curieux de me voir seul sur un vélo dans ce coin perdu et s’arrête pour discuter. Donald est aussi un randonneur à vélo et nous discutons quelques minutes. Je prends leurs coordonnées pour garder le contact et les informer de la suite de mon périple.
·         Mwenza : Wilko, un hollandais m’arrête en ville, juste après la descente du bateau, pour m’inviter à manger le lundi midi quand je remonterai sur Musoma. Malheureusement, je n’ai jamais trouvé la station pétrole où nous avions Rdv, et quand je l’ai appelé je l’avais dépassée de plusieurs de km pour faire demi-tour.Dommage.
·         A Manyara, je tombe sur une troupe de marins français de la Marine Nationale, en escale à Dar Es Salaam et qui profitent des 3-4j pour faire les safaris. Très sympa de retrouver des compatriotes en Tanzanie.
·         Et enfin a Moshi, mais c’est moins une surprise ou spontané. Je suis retourné voir mes amis de Kessy-Brother, par qui j’étais passé pour le Kili et les Safaris en 2008. Un vrai plaisir de se revoir, nous avions gardé contact par email, depuis 2008.

Curiosité locales :

C’est simple, un Pays, 2 horaires !!! il fallait y penser ...
Il y a l’horaire Tanzanien et l’horaire Swahili avec 6 heures d’écart entre les 2.
Première surprise en arrivant à Mwanza, je vois la retransmission de Bayern-Borussia à 3 :35PM, je suis un peu surpris de voir la finale de C1 en pleine après-midi mais pourquoi pas déjà qu’elle est maintenant le samedi (merci Platoche).
Après vérification, c’est bien 21h45 heure locale tanzanienne et 20h45 en Europe. (merci francefootball.fr)
Là, où il faut être sur ces gardes c’est pour le départ du bus à 5h00 … et savoir s’ils sont réglés sur l’heure tanzanienne ou swahili… pas si simple.

A venir :

J’ai déjà bien chauffé le bitume depuis Kisoroen Ouganda (1000km en 16jours). Les prochaines semaines seront du même tonneau. Je vais traverser la Tanzanie, descendre le Malawi, pour rejoindre les plages de Mozambique.
C’est une route avec beaucoup moins de centres d’intérêt touristique, justifiant des arrêts longs, donc je vais envoyer du braquet même si au Malawi ce sera surtout le moulinet avec plusieurs cols à passer.

Pour la curiosité et connaissant mieux mon parcours pour la 2eme partie du voyage, voici le parcours prévisionnel pour les 7 prochains mois. CLIC ICI
(c'est du conditionnel, le voyage me reservera des modifications de parcours)

Nota :
En ligne, qques dernieres photos de l'Ouganda (partie 3) et celles de Tanzanie
Le film de Tanzanie viendra quand j'aurai fini la Tanzanie.

lundi 20 mai 2013

Ouganda, je joue les prolongations.


Après Kagadi, j’ai repris le vélo vers Fort-Portal, sur les routes sinueuses et légèrement vallonnés qui traversent les plantations de thé. Toujours aussi vert, toujours aussi beau, une des plus belles routes que j’ai faite.
Ensuite je suis resté coincé 2 jours à Fort-Portal, histoire de ne pas prendre la route à vélo sous le déluge… mais je ne me plains pas surtout quand je suis arrivé dans la région de Kasese et Kilembe, où j’ai vu les dégâts occasionnés par les inondations. Trèsimpressionnant, surtout en voyant ce qui reste du village de Kilembe.

Delà, je commence la longue route qui va me mener aux Gorilles de BWINDI … et pour ça, je n’ai pas ménagé les kilomètres et les efforts, aussi bien en vélo, en poussant le vélo ou en marchant. Ça se mérite de voir les Gorilles … !!!
D’abord, j’ai traversé le Parc Queen Elisabeth. Je me suis renseigné au poste de garde pour savoir s’il était possible d’y aller à vélo… pas de problème, juste éviter les 2 endroits où se trouvent les Lions. Bien assimilé, voilà un conseil que je vais suivre à la lettre.
1er jour, c’est le passage dans les paysages de cratères, transformés en lac où viennent boire les buffles.
Le 2ème jour, une très longue et fatiguante étape à travers les plaines du Parc, avec la boue, les orages approchant et 112km au compteur, dont 103 de piste, qui se traduit par 8h25 sur le vélo… ça fait une belle journée, mais la satisfaction d’avoir croisé en vélo différents animaux sauvages : 2 groupes d’éléphants (l’un assez loin, l’autre à 30menviron), un buffle à 5m (on était denotre côté de la route), des colonies de babouins, des phacochères, des Antilopes… bref, un Safari à vélo. C’est un nouveau concept à explorer, on ne doit pas être nombreux à l’avoir tester !!!
Enfin le 3eme jour, c’est une étape de montagne sur piste cailloutée qui est au programme, pour rejoindre le village de Buhoma, d’où partent les treks pour voir les gorilles.

Et arrive le jour J du Trek et la chance d’aller rendre visite aux gorilles à leur domicile. La Foret Impénétrable de BWINDI porte bien son nom, car il faut quand même 2h de marche dans la forêt dense,avec montée/descente de colline pour les rejoindre et retrouver les pisteurs qui les recherchent depuis le matin pour nous y conduire. On ne peut rester qu’une heure sur place avec les gorilles et ne pouvons pas les approcher à moins de 7m. (risque d’échange de virus et autresbactéries, compatibles entre nos 2 espèces Humains/gorilles).
Trèsimpressionnant de les voir de si près, les voir manger, faire des gestuels qui se rapprochent des nôtres… Un super moment.

Et pour repartir de Buhoma, là aussi il faut cravacher sévèrement. Je prends l’option « traverser de la foret avec mon vélo » Je traverse donc la forêt, de Bohama à Nkuringo, avec un guide (pas le droit d’aller seul, cette fois-ci), 2 rangers pour ouvrir et fermer la route (en cas d’animaux sauvages) et j’embauche un porteur, car on m’a expliqué qu’il y avait un grosse montée… Bonne idée, car effectivement la montée vers Nkuringo ce fait à flancvertical de colline, non plus en poussant le vélo & Bagage dans la boue ou l’eau comme au début du parcours, mais bien en le portant à bout de bras et d’épaule …!!! 1h30 non-stop à 3 pour cette montée. Eprouvant.
Plan galère => les porteurs ont sous-estimés le poids de mon vélo (« celui d’un âne mort », comme dirait le fils de Stéphane), et moi j’ai sous-estimé aussi le profil des montagnes. CQFD.
Arrivés là-haut, on était déjà HS et pour les guide-porteurs, il leur faut revenir sur Buhoma par la foret et pour moi il me restait encore 20km à pédaler sur de la piste défoncée, tout en montée, pour rejoindre la ville de Rubuguri et trouver un hébergement pour une nuit de sommeil bien méritée…

J’ai cravaché pour aller et revenir des Gorilles, mais quel plaisir. 1ere étape de mon « mon BIG-7 » que j’ai en tête de faire en Afrique.

Ensuite j’ai basculé vers Kisoro, d’où je voulais rejoindre le Rwanda.
Je me suis fait recaler, en voulant prendre mon visa directement à la Frontière. Il faut pour cela, faire une préinscription via un site internet (qui bugg !!!), attendre 3 à 5 jours la réponse de Kigali, faire une lette de présentation annonçant le nombre de jours sur place, les hôtels où séjourner, la confirmation du départ du pays (ex. Billet d’avion), … bref, tout ce qu’à vélo je ne peux prévoir ou présenter. En plus, il semble que certaines routes et centre-ville sont interdits au vélo !!!
Et franchement, si déjà à la douane le pays semble aussi tordu que cela, je préfère contourner le Rwanda et rejoindre la Tanzanie via l’Ouganda … et ça me fait même plaisir de prolonger mon séjour en Ouganda, tellement je m’y plais.

Curiosité locales Particularité Nationale

Ce n’est pas vraiment une curiosité locale mais une caractéristique de l’Ouganda. Un des plus haut taux de natalité au monde : 6,1 enfants par femme en 2011.
Si ça ne vous parle pas, je peux vous donner d’autres chiffres qui en découlent et sans doute plus parlant :
·         250 enfants par classe à Kagadi,
·         1 enfant sur 7 en milieu rural, n’attend pas l’âge de 5 ans (malaria, Sida, malnutrition, etc …),
·         10% de la population a entre  0-4 ans,
·         moyenne d’âge de la population : < 15ans
·         A Mabale, il y a une famille : 1 homme, 9 femmes et … 52 enfants. ARubuguri, la même chose mais … 57 enfants !!! (Cela dit, c'est la moyenne nationale, 9x6=54)
Chacun interprétera les chiffres et à vous d’imaginer la vie qui va avec !!!
Voilà, tel est aussi l’Ouganda, ce n’est pas que les belles plantations de thé, les montagnes et les Gorilles.

Prochainement

Je prolonge donc mon séjour en Ouganda et je prends la route pour Masaka au lac Victoria. Pour rejoindre le Kilimanjaro le mois prochain, j’ai l’option de la route Sud en passant la frontière Tanzanienne, ou la route Nord par Kampala + Kenya.
A voir et à y réfléchir sur le vélo en pedalant d’ici a Masaka.

PS : les images sont en ligne. 
Les 2 films de l’ouganda sont sur YouTube mais je n'arrive pas a les charger sur ce blog pour l'instant. 
cliquez sur les liens suivant :
"Ouganda Partie 1" et "Ouganda Partie 2"

PS2 : j’ai attendu la remontée de Nantes (et EAG) en ligue 1, pour mettre à jour le blog … j’attends maintenant les nouvelles des 2 Rennais et des 2 Caennais …