samedi 5 février 2022

Dans le bain

Avant propos :

Mise à jour des photos du Sénégal dans le lien :  Photo Sénégal 2022

Mise en place d'un traceur sur la carte : Cliquer sur POLARSTEP, ici ou dans la barre de menu.

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Après Dakar, les 2 semaines ont été intenses en visites, découvertes et rencontres.

Au départ, une escale au Lac Rose, pour une nuit seulement. Il y a peu à faire dans le coin, sauf un tour de 4x4 ou de Quad dans les dunes. Ce n’est pas trop ma tasse de thé. Je préfère le vélo, même si pour accéder au site du Lac Rose, il m’a fallu un peu galérer en poussant le vélo dans les zones sableuses. Mais ces efforts sont largement récompensés par les fabuleuses images d’un levé de soleil sur le Lac salé. J’avais encore en souvenir, celui observé en 2013 au petit matin. L’eau, extrêmement salée, donne l’effet de miroir sur lequel reflètent les nuages, à cela s’ajoute la couleur rose-rouge de l’eau. Le spectacle devient magique au fur et à mesure de la montée du soleil. Je pose ma caméra, programme un time-lapse et laisse faire la nature pendant que je prends mon petit déjeuner.



Ensuite, je me pose 2 jours à Lampoul/mer, petit village de pécheurs aux portes du désert éponyme. Je séjourne chez Pape Fall (Village Eco-Touristique de VITEL). C’est avant tout une belle rencontre, avec une personne extrêmement instruite, connaissant beaucoup de sujet sur la biodiversité du Sénégal. Il cultive quelques arbres fruitiers et une zone maraichère, pour quelques fruits et légumes qu’il consomme et revend au marché du samedi matin.

Il m’apprend que le désert de LAMPOUL fait l’objet d’un projet d’exploitation minière à partir de 2024, pour extraire 4 terres-rares, dont le Zirconium qui représente le plus grand gisement de l’Ouest africain. L’exploitation est déjà lancée à 40km plus au sud. Les autorités sont déjà venues le voir, pour lui demander ses souhaits en cas de délocalisation de sa ferme, si l’extraction se rapproche du village de Lompoul/mer. Le rouleau compresseur est lancé, Pape Fall ne se fait pas d’illusion sur son sort, façon à un enjeu national et l’apport financier d’une telle exploitation. Il veut juste continuer à vivre modestement, dans un espace vert et proche de l’eau pour continuer ses cultures, et rester loin du bruit & poussières des futures machines minières. Et surtout ne pas être localisé en ville, dans une maison sans espace vert. Il a 67 ans, retraité, et veut juste vivre tranquillement et sereinement ses dernières années au plus proche de la nature.


Sur ses conseils, je fais une balade dans le désert. Un tour de Taxi, pour me rendre à l’accès du désert (Lampoul Village), je marche sur la piste et me retrouve au milieu des bivouacs/tentes/villages touristiques. Je prends une collation, un verre de Bissap et rentre à pied en solo à travers le désert pour rejoindre Lampoul/mer, au grand étonnement des guides locaux.

3eme étape, sur invitation de Marcel - président de CARTABLE pour LE SENEGAL - je vais à Péthiadji et Keur Balla

Sur la route vers le Nord, M. Wane (ancien directeur de l’école de Péthiadji) m’invite et m’offre l’hospitalité à LOUGA. Une soirée, pour échanger et partager.

Le lendemain, je rejoins Péthiadji par un bout de piste, et je suis accueillis par les enfants, dès l’entrée du village. Ils me guettaient, sachant que j’arriverai en début d’après-midi. 

Je passe 3 jours, bien accompagné par Marcel qui m’explique et me décode la vie locale, la structure familiale, les coutumes, les habitudes, les rituels (salutations matinales) et me montre les réalisations de l’association : 2 écoles (Primaires & Collèges) et une antenne de santé. C’est un réel plaisir de visiter sur place les classes et le dispensaire, et échanger avec les acteurs qui animent et font vivre ses établissements.

Le soir, on projette mon film de l’Afric’à Vélo, aux enfants. Quelques parents nous rejoignent aussi.

C’est un vrai plaisir, une forte émotion, et un beau cadeau qui m’est fait de voir la réaction des enfants sur les images de mon voyage de 2013. Comment ils perçoivent la joie/cris/chants des enfants africains dans le film, les animaux sauvages, les paysages différents de leur Sénégal, etc … Le lendemain, je repasse en classe pour répondre à leurs questions, avec un immense plaisir.


Que d'émotions. Quel bonheur !!!

Merci à l'équipe scolaire, merci Marcel et à Cartable pour le Sénégal"

3 jours, qui passent tellement vite mais qui me marquent énormément.


Je retrouve St Louis, 100km plus au nord, avec ce même plaisir qu’en 2013. Cette fois-ci, je délaisse le parc Djouj, et je pars visiter le parc de la Langue de Barbarie, qui est aussi en souffrance sur le plan de l’écologie. Une décision hasardeuse et malheureuse a été prise d’ouvrir artificiellement une brèche dans cette langue de sable afin de diminuer le risque d'inondations des villages à proximité. Elle a surtout eu l’effet de faire partir le sable au large, avec le risque de voir disparaitre tout le banc de sable de la carte.

Le reste du week-end, je le passe à (re)visiter et à me balader dans la vieille ville de St Louis, avec son charme d’antan, malgré que beaucoup de bâtiments sont en perdition et même en ruine pour certains.
Saint-Louis, son atmosphère d'un autre temps. J'adore.


Voilà, comment se sont passées les 2 premières semaines. Tout le sens du voyage est déjà là, un vrai plaisir de rencontrer, découvrir, échanger !

Les 10 jours qui suivent sont surtout de longues journées de correspondance à vélo, plus ou moins heureuses ou difficiles, en fonction du vent et de la chaleur, des longues lignes interminables sur des routes parfaites et neuves, et des paysages sensiblement monotones et identiques. (Proximité du Fleuve et du désert de Mauritanie, …) 


Un peu monotone, surtout après l’intensité et la chaleur humaine des 2 premières semaines. 

Ici, les sénégalais sont plus distants par rapport aux voyageurs qui s’y aventurent. Pas vraiment leur préoccupation quotidienne, même si « toubab – toubab » entendus sur les bords de routes, cadencent mes tours de pédales. Parfois quelques variantes "Toubab - Cadeau" !

Pas ou peu de centres d’intérêt à visiter ou découverte à proximité de la grande route (je ne m’écarte pas trop … c’est la contrainte du voyage à vélo)

Actuellement, je suis à Tambacounda. J’ai mon visa pour la Guinée. Tout avance bien. 

Les prochaines étapes seront celles des collines vertes du Fouta-Djalon, puis vers Conakry ou peut-être même directement vers la Cote d'Ivoire

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Actualité locale : élections municipales, qui occasionnent un peu partout des manifestations plus ou moins festives, y compris à St louis, avec un concert de Youssou N’Dour donné sur la place centrale. Impossible de le manque, même en periode de Covid !

L'improbable Moment : sur la route de Louga, avec un gyropode 😀 ... ça me change des charrettes à ânes. 






mercredi 12 janvier 2022

Retrouvailles à Dakar

Bien arrivé à Dakar. Par les incertitudes actuelles, c'est un gros soulagement.

C'est toujours une source d'inquiétude de prendre l'avion avec les formalités d'usage. Mais ça devient un long parcours semé d'embuche en y ajoutant un vélo à empaqueter selon les règles de l'aviation civile que chaque compagnie personnalise à sa guise, en respectant les règles de sécurité de Vigipirate et maintenant en doublant avec les conditions sanitaires du Covid qu'il faut décrypter avec les demandes du pays final (Sénégal), le pays de transfert (Turquie), la compagnie aérienne (Turkish Airlines) ... Finalement, un sans-faute, même s'il m'a fallu refaire un check de tous mes bagages à l'aéroport, pour mettre en soute les flacons > 100mm et mettre en cabine toutes les batteries. !

Mercredi 05 janvier au petit matin, atterrissage au nouvel aéroport international de Dakar, situé à 50km de la capitale. Une fois remonté le vélo dans le hall de l'aéroport, je prends la route tranquillement avec déjà une 1ere piste pour tracer quasi tout droit et rejoindre Toubab Dialao situé à 15km et au bord de la Mer. Idéal, pour se poser et refaire les heures de sommeil.





Une 1ere journée de vélo pour venir sur Dakar, avec les bouchons qui débutent à 30km de la capitale, obligeant à slalomer entre les camions, voitures, motos, carioles à chevaux, piétons, ...

 

Un peu de tourisme, en visitant l'ile de N'Gor connue pour ses célébrités françaises qui ont séjournées : France Gall & Michel Berger, D. Balavoine, G. Pompidou, Brigitte Bardot, ... etc.
Belle petite ile, plus discrète et moins fréquentée que Gorée. 
Une belle journée, tranquille et loin du bruit de Dakar.



Je me pose une semaine à Dakar, une belle occasion de croiser Anne-Lise et Patrice, un couple d'ami cyclo-voyageurs de l'association CCI (Cyclo-Camping International). Le hasard fait quand même bien les choses. Ils finissent leur périple France-Maroc-Sénégal au moment où j'arrive à Dakar !

Je reste une semaine à Dakar, pour retrouver Thomas Grand, un réalisateur de film documentaire, rencontré aux Sables d'Olonne lors d'un précédent festival La Guilde de la Mer. Le hasard fait vraiment très bien les choses.

Après une semaine passée, les habitudes sont déjà reprises : douche à l'Africaine, fermeté avec les rabatteurs dans les marchés, cuisines & bières locales (les "yassa", La Gazelle ou la Flag), reflexes dans la circulation urbaine, ... Contrairement à 2013, peu d'appréhension. Je roule en terres connues, le vélo est fiabilisé. Cool - relax !

Par contre, je trouve la ville de Dakar extrêmement bruyante et polluée avec une odeur de gaz d'échappement très prenante, une visibilité floutée par un nuage de pollution ... De mes souvenirs 2013, ce n'était pas aussi marqué, où alors ma mémoire est défaillante et confuse !

Pour la suite, je vais remonter vers le Nord en direction de St Louis. J'ai rendez-vous à coté de Louga, avec l'association "Un cartable pour le Sénégal". J'avais présenté mon film à l'association, basée à côté du Mans. Depuis, j'ai gardé le contact avec son président et le hasard fait vraiment-vraiment bien les choses de se retrouver sur place. Ils interviennent à l'école de Pethiadji ce mois-ci ... alors qu'initialement je devais me trouver en Afrique du Sud !!!

C'est parti, je prends la route officiellement ce matin ... Départ de DAKAR, 1ere étape au Lac Rose.


Phrase du moment :

Le voyage est la seule chose que tu paies et qui te rend plus riche !
(phrase lue, à l'Auberge "Dakar Internationale House") 

Actualité locale :

La pose de la 1ere pierre, par le président SALL, d'un énorme complexe portuaire, à 50km de Dakar, proche du nouvel aéroport. Ceci dans une vision globale (Aéroport + Port industriel) pour désengorger Dakar des approvisionnements industriels et développer le pays sur le plan économique en le plaçant comme une porte d'entrée sur la face atlantique.
Au détriment de l'environnement de la coté sauvage déjà impactée par l'aéroport, et de l'économie touristique locale.
Chacun son avis ... entre vision stratégie du pays, intérêt local, protection environnementale !

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Le mois dernier a été inauguré une 1ere ligne de train express régional. Dakar à Diamniadio
De gros travaux sont en cours à Dakar pour une ligne de Tram/Bus Express.
Pour sortir de Dakar, je viens d'emprunter le réseau routier du détournement Nord, tout neuf.
Bref, tout Dakar est en chantier, en construction.

Toutes les photos de Sénégal 2022 sont sur ce lien : Photo Sénégal 2022


Bonus : podcast / la-pampa/ philippe-1-an-d-ascenseur-emotionnel-en-afrique

Je vous invite à découvrir le Podcast, créé par Camille, qui était venu m'interviewer en septembre ... Podcast mis en ligne à 24h de décoller pour l'Afrique !!! joli clin d'oeil !!! 
A découvrir et l'écouter jusqu'au bout ... Vous comprendrez un peu plus ce qui me motive à repartir avec ce même esprit de découverte !!! ... L'AFRIQUE et à VELO
(N'hésitez pas non plus, à vous abonner et écouter les autres podcasts avec d'autres voyageurs à vélo)
Merci Camille.


mercredi 22 décembre 2021

L'Afric'à vélo - Saison 2 -

Fin 2013, je finissais un périple Africain d’un an, à vélo et en solo, de Dakar (Sénégal) jusqu’au Cap de Bonne Espérance (Afrique du Sud). Ce voyage m’a fortement marqué, changé et tant appris.

9 ans après, je pose une nouvelle année sabbatique avec le besoin de faire une pause, continuer de voyage pour voir, découvrir, rencontrer, apprendre, ... bref profiter !


Et au moment de choisir mon itinéraire et fixer mes envies, le choix se porte naturellement et facilement vers un retour sur ces terres africaines, avec mon fidèle compagnon à deux roues.

Il me donne toujours cet esprit de liberté, d’autonomie, d’indépendance qui me seront utiles pour aménager mon parcours en fonction des accès aux frontières avec les possibles restrictions de circulation.

Mais je pars aussi avec d’autres incertitudes, plus personnelles. Mes souvenirs de 2013 me rappellent souvent les émotions positives que j’ai connues et occultent sans doute un peu trop toutes les difficultés d’un voyage seul, en Afrique. Mais, quoiqu’il arrive, je sais que je retrouverai cette intensité de voyage au cœur d’une Afrique vivante, simple, humaine, riche en rencontres, et qui contrastera forcément avec les tracasseries administratives, les doutes personnels, les multiples sollicitations et parfois la confrontation à la misère quotidienne.

L'idée initiale était de reprendre la route depuis mon point d’arrivée de 2013, Capetown / Afrique du Sud, et remonter le continent par des pays non traversés à l’époque, pour rejoindre l’Ouganda afin de rendre visite au pensionnat de Kagadi que j’ai aidé et accompagné depuis mon passage en 2013. 

Et j’en profite pour remercier une nouvelle fois tous ceux et celles qui par l’achat du DVD de l’Afric’à vélo, ont contribué aux soutiens scolaires des enfants. Au final, l’équivalent de 3 ans de scolarité pour 2 enfants ont été reversés.

Mais depuis 2-3 semaines, tous les plans se bousculent. Omicron est passé par là, fermant successivement l'accès à l'Afrique du Sud (motif impérieux), rendant difficile les préparations de dernières minutes vers l'Afrique de l'EST (Visa avant d'embarquer, test PCR, isolement à l'arrivée) ...
Le dernier plan visé, est finalement de reprendre le même point de départ Le Sénégal / Dakar, en vert sur la carte du Covid. "Accès facilité" ... en attendant la prochaine évolution. Là-bas, j'aurai peut-être l'opportunité d'aller voir une association "UN CARTABLE pour le SENEGAL" à qui j'avais projeté mon film au Mans, et présidée par Marcel MICHELE qui sera sur place en Janvier. J'ai d'autres contacts au Sénégal, et cela finira par tracer mon itinéraire.

Bref, le voyage reprend avec une certaine excitation, sans trop de préparatifs pour garder une part importante à l’imprévu et aux surprises. Et depuis 10-15 jours, je sens que je vais être gâté de ce coté.

J’irai à mon rythme, lentement, en adéquation avec le nom donné à mon vélo, baptisé « polé-polé » (« Doucement » en Swahili) !!!

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Breaking New . 22 Déc.21 - 9h00 - Départ de Paris, confirmé ... l'aventure commence !!!

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Je n'oublie pas mon nouveau compagnon nautique. Le Pédayak est au chaud, bien rangé, et reste dans ma liste des prochains projets, et reprendra du service au mieux dans quelques mois et plus probablement en 2023 pour un périple estival, avec une phase de préparation !!! Déjà des projets pour le retour 😉😊 Merci à David pour son soutien et sa compréhension.


vendredi 28 mai 2021

Le TRIO, au Lac du Bourget

En ce mois de Mai-21, j'ai passé une semaine à Aix-les-Bains pour tester la nouvelle évolution TRIO du Pédayak, avec les 2 flotteurs rigides.

Voici le résumé en Vidéo et quelques images.


La météo de la semaine n'était pas si printanière qu'espérée, mais ce fût de bonnes conditions pour tester le Pédayak Trio dans une météo venteuse et pluvieuse sur un lac un peu agité. La présence de quelques moutons indique des conditions de niveau 3-4 sur l'échelle de Beaufort et c'est la confirmation que le Trio a vraiment montré une très bonne stabilité, donnant beaucoup de sécurité sur un plan d'eau quelque peu mouvementé. A aucun moment, je n'ai senti l'embarcation déséquilibrée ou agitée.



Jour particulier. 
Le dimanche, j'ai pris Rdv avec Patrick, un ami Cyclo-randonneur de Chambéry, nous avions prévu de nous retrouver vers Le Bourget du Lac. Lui, venant de Chambéry par la route à vélo, et moi d'Aix-Les-Bains par le Lac.
En pleine traversée du lac je devine au loin un orage, qui éclate juste avant que je n'arrive de l'autre coté du lac. ça secouait bien avec de belles vagues, mais le Pédayak tient bien la houle et je réussi à rejoindre la Cale du Port de Charpignat à temps. L'orage gronde, les nuages sont noirs, la pluie battante, je ne peux pas reprendre la navigation. Au choix, soit attendre qua ça se lève, (sans savoir quand, ... ça fait 3 jours qu'il pleut et vente sur le lac) ou démonter le matériel et rentré à pied en poussant le Pédayak. 
La deuxième option est prise. On démonte le matériel, ce qui me permet de regarder comment circuler sur la route avec les gros flotteurs posés sur le Pédayak. Patrick me donne un sérieux coup de main, et on attèle le Pédayak à l'arrière de son vélo, pour soulager la poussée du Pédayak sur la piste cyclable. (9km à marcher, en 2 h)... Et forcément, une fois que nous sommes arrivés à Aix, le beau temps était de retour. Peut-être un peu de précipitation au moment de la prise de décision, mais ça permet de voir que l'on peut marcher ainsi avec le Pédayak ramassé, sur une bonne distance.

Encore un GRAND MERCI, à Patrick.


Le lundi, au soleil.
J'ai profité aussi des quelques jours de soleil et d'accalmie pour admirer les jolis paysages du lac du Bourget, avec la verdure des collines à proximité et la chaine de montagne aux sommets enneigés au loin. La plage de Chatillon offre de superbes panoramiques, et j'ai passé la journée du lundi, assis, seul, sur mon Pédayak, sans un bruit pour me déranger. Le pied !


             

En conclusion.
Le TRIO est adopté sans hésitation et il a vraiment montré du potentiel pour une belle navigation en sécurité. Les flotteurs et la toile installée donne aussi plus de stabilité pour se tenir debout ou bouger sur le Pédayak.

Le démontage du Pédayak et la marche forcée pour rentrer à l'hôtel le Dimanche a aussi permis de confirmer que l'on peut circuler avec l'ensemble de l'équipement compacté sur le flotteur principal. C'est un point important de validé, qui permet d'envisager de rejoindre un lieu d'hébergement le soir après une journée de navigation.

Bref, très emballé de cette semaine, il me reste à me tourner maintenant vers la préparation du périple de cet été, en choisissant une belle destination, avec de beaux paysages, des possibilités de bivouac et de camping, une logistique facile pour transporter le Pédayak à destination, une bonne météo, ...
Je me tourne donc vers un parcours sur le bassin Méditerranéen. Italie, Sud de France, Espagne, Corse, , ... 
Infos à suivre ! 😃

samedi 31 octobre 2020

Vidéo, de la Randonnée Pédayak de cet été.

J'ai un peu tardé, mais elle est bien là.

Vidéo de 4-5 minutes, des 4-5 jours de randonnée nautique de REDON à SAINT NAZAIRE.


dimanche 30 août 2020

Eté en Pedayak

Eté 2020. Pour les vacances d’été, j’utilise le Pédayak que David d’Aquaphile* m’a gentiment mis à disposition. C’est une embarcation, mi-Kayak / mi-pédalo et équipé d’une voile pour soulager le pédalage. J’entreprends quelques balades à la journée et une escapade de quelques jours en mode rando/camping en longeant les cotes atlantiques.

(*: site Aquaphile : https://www.aquaphile.fr/ Voir les autres créations : EazyDive, VeloSub, Hydro-Gen, …)

1ere semaine.

J’ai tourné en Cornouailles, sur différents spots pour mixer les types de plage, vents, vagues.

Chez moi, à Plovan : trop de vagues rendant difficile de passer les rouleaux pour trouver une houle plus calme. D’autant que c’était les 1ers jours et je n’avais pas envie de me faire peur ou casser du matériel dès le début des vacances. (Nb : J’ai aussi alterné bonne/mauvaise météo)

Plage du STEIR / Penmarc’h : beau spot sans vague, ensoleillé et vent régulier. Aucun problème, et c’est le début de l’apprentissage de la voile. Tout se passe bien.

Jour suivant, la longue plage de Combrit / Ile Tudy. Je dépose la voile pour tester un aller-retour en pédalant de Combrit à l’Ile Tudy. Environ 7km A/R en 1h40 env. avec un bon courant contraire à l’aller (1h) et qui me pousse au retour (40min). Parfait.

Ensuite Hervé, un ami voyageur m’a rejoint. 1er jour, on a fait 3 heures sur l’Odet. Moi en kayak à pagaie, et lui en Pédayak. J’ai constaté que le kayak-pagaie demandait un effort bien supérieur à l’utilisation (dos & épaule) que le Pédayak surtout à courant contraire lors de la remontée de l’Odet en marée montante. C’est très plaisant d’être à 2 sur le plan d’eau pour discuter/échanger en même temps que l’on se balade.

Le lendemain, on est (re)parti sur Penmarc'h et Combrit, en utilisant la voile avec un vent régulier. Tout s’est bien passé, de bons aller-retour le long de la plage.

Surlendemain : Baie de Douarnenez. Idem, un bon vent et bonne vitesse et un peu plus loin au large avec la confiance grandissante.


2eme semaine.

Je décide de me lancer sur une Rando aquatique de Redon à St Nazaire, en m’équipant de mes affaires de voyages et de camping. J’équipe le Pédayak d’un chariot central pour équilibrer les masses et rendre la poussée plus facile, avec des roues assez larges et gonflables.

Je suis parti du camping de Redon. Arrêt le soir au camping de La Roche Bernard, après 6 heures de pédalage (~30km), peu de vent sur La Vilaine pour que la voile me pousse. (la voile me servait surtout de pare-soleil pour cette 1ere journée de canicule). Après 2 ou 4h de pédalage : aucun problème, mais au bout de 6h, ça commence à tirer sur les jambes/genoux et douloureux au fessier, d’autant que je n’ai pas mis de siège pour garder une bonne allonge de jambes (=> Je vais réfléchir et penser à mettre un coussin, la prochaine fois que je pédale aussi longtemps).

2eme jour : départ de Roche Bernard sous la pluie, passage du barrage de Arzal en prenant la route (1km), sortie de l’estuaire de la vilaine et arrivée à Penestin. Aucun problème. Env. 4h (~20km), arrivée au Camping en milieu d’après-midi, pour me poser tranquillement et sécher la tente, le matelas, les vêtements, … (j’y reviendrai). 

3eme jour : départ de la plage de Penestin, traversée de la grande baie en essayant de couper au plus court pour raccourcir la distance mais en gardant toujours un point de secours à portée de Pedayak (bateau de pêche-promenade, rocher, bouée, …). J’arrive à Piriac pour la pause de midi, et me pose en bout de cale pour pique-niquer avec ce que j’avais dans les bidons. Je découvre le mode de rando kayak/Canoë ou Pedayak, et surtout en solo, où il est assez fastidieux de remonter le Kayak / Pedayak sur le chariot, le tirer jusqu’aux commerces pour seulement faire l’achat d’une baguette ou d’un casse-croute à midi. Il vaut donc mieux prévoir le nécessaire pour la pause déjeuner, en partant du camping le matin et pouvoir ainsi s’arrêter où l’on veut à midi. (Plage, rocher, cale, … ). A vélo, j’avise la pause déjeuner à la dernière minute. Il faut s’adapter. 😊.

Dans l’après-midi, je contourne la pointe de Piriac, traverse la baie de la Turballe et m’arrête au milieu de la grande plage de la Turballe. Sortie de plage très difficile car le sable est très mou et collant, sous les yeux de tous les touristes qui ne bronchent pas pour m’aider … sauf un jeune, tout à la fin, quand le plus dur était fait. C’est ainsi, mais sans doute que je ne semblais pas si galérer... (C’est pour positiver 😊)

4eme jour : reprise de la mer et arrivée au Croisic en milieu de matinée. Sortie de l’eau sur la cale du port, traversée du Vieux Croisic à pied (2km) pour apprécier la manœuvrabilité du Pedayak sur chariot, en ville. Reprise de la mer sur la plage Valentin. Il est annoncé un orage dans l’après-midi, effectivement début de pluie à midi, orage au passage de la point de Peinchateau (Le Pouliguen) et traversée de la baie de La Baule avec très peu de visibilité dû à la pluie et l’orage. J’accoste sur la plage de La Baule, le temps semble s’éclaircir mais dans le doute et ne voulant pas tenter de longer le port et les roches du Pornichet face au vent/courant/vagues après l’orage, je décide d’aller à pied jusqu’au Camping EVE de St Nazaire (que j’ai préalablement réservé), ce qui me sert aussi à tester le niveau d’effort et fatigue à pousser le Pédayak sur le chariot sur une longue distance ( 8,8km, en 2h. Soit la moyenne d’un marcheur : signe que l’effort de poussée du Pédayak avec le chariot, passe bien).

5eme jour : départ du Camping de St Nazaire. J’ai observé la veille au soir que le chenal d’accès au port commence à près de 10km du port, face à la plage de la Courance où je me trouvais … Il est difficile d’envisager de passer le chenal avec des navires/cargo qui y croisent, en étant dans mon Pédayak, d’autant que la veille lors des pluies orageuses mon écran de téléphone portable a rendu l’âme et ne me permettait plus d’avoir accès au secours en cas de difficulté dans le chenal ou au milieu de l’estuaire. Plus sagement, je suis allé à la plage de Saint Nazaire pour une dernière balade avec le pont de St Nazaire et la pointe de St Brévin, à l’horizon. Le passage de l’estuaire par le pont, en poussant le Pédayak était envisageable (check itinéraire sur googlemaps : 10km) mais la forte pente (la plus élevée d’Europe, pour un pont) et la hauteur du monument m’a dissuadé. Et puis globalement, j’avais bien profité de ces 4 jours de randonnée nautique, qui m’a appris suffisamment sur les possibilités et les choses à modifier/progresser sur l’équipement à choisir.


A ce sujet, j’ai bien appris qu’il fallait des équipements de très bonnes qualités en termes d’indice de protection à l’eau (IP7 minimum). J’avais pris 2 de mes sacoches de vélo (limiter les achats pour les quelques jours de rando), et bien qu’elles soient étanches en apparence j’ai compris qu’elles étaient surtout usées, avec un petit trou suffisant pour le passage de litres d’eau … toutes mes affaires à l’intérieur sont détrempées. Même les 2 sacs polochon étanches achetés chez Decathlon juste avant l’été (IP aux Projections d’eau, très brefs immersions), ont donné des traces humidités à l’intérieur par capillarité. Seuls les bidons étanches et les petites pochettes étanches (IP7) sont efficaces pour protéger les affaires sensibles que j’avais placées (nourriture et photos/caméra). Dans mes sacoches détrempées, j’avais essentiellement des vêtements, sacs et tentes qui ont séchées très vite en profitant des jours de canicule qui ont précédés la pluie orageuse.

Par contre, j’ai bien compris qu’il ne faut jamais remettre un téléphone mouillé dans une pochette étanche et la refermer hermétiquement … 100% d’humidité garantie !!! Leçon bien apprise => Ecran HS (90€ de réparation), mais par chance j’ai récupéré l’usage du téléphone et les photos/images que j’ai prises. (Toujours positiver 😊 )

 

3eme semaine.

Je me suis rendu en fourgon au camping de Ste Luce, près de Nantes que j’avais déjà fréquenté au cours d’un précédent voyage à Vélo. Je savais qu’il y avait un accès à la Loire, sauf que je n’avais pas intégré que la Loire serait à son plus bas niveau, dû à la sècheresse de cet été et aux heures de marée basse en journée. Je ne pensais pas non plus à un tel niveau de marnage (près de 5m) à 60-70km de l’estuaire. Donc, inaccessible en journée, d’autant que les rives végétalisées et boueuses ne laissent aucun accès à marée basse.

J’ai donc occupé mon temps au camping pour tester l’accroche du Pédayak à mon vélo, et quelques tours de pistes pour valider l’effort de roulage que nécessite cet attelage. Finalement, c’est très facile, d’autant que mon vélo est celui de mes voyages avec les développements suffisant.


Je remonte sur Blain & canal Nantes à Brest, pour une journée de balade entre 2 écluses. Il m’est confirmé par les 2 éclusiers avec qui j’ai échangé, qu’il est interdit de franchir les écluses par « des engins à propulsion humaine ». Par chance, le canal est bien entretenu et mon hélice n’accroche pas les herbes. Balades très sympas, au plus proche du chemin de halage où passent les cyclo-voyageurs avec qui j’échange quelques mots sur cet engin qui éveillent leurs curiosités.

 



Je finis mes vacances et m’arrête à Sablé / Sarthe, en remontant sur Paris. J’avais repéré sur GoogleMaps qu’il y avait 10km entre 2 écluses, et donc ça me permet d’allonger la balade sur toute la journée, en profitant d’une rivière peu connue, donc sauvage et tranquille avec quelques belles bâtisses aux abords de la Sarthe. Aucun souci, j’ai pédalé sur la journée, sans prendre la voile qui servirait peu sur un cours d’eau étroit, entouré d’arbres qui abritent du vent.




 Bilan.

En résumé, c’est une belle expérience vécue. 

Côté matériel, Le Pédayak a très bien fonctionné, aucun pépin technique à recenser. Les flotteurs ont été très utiles et servent vraiment bien dans la houle et les vagues surtout dans la mer un peu agitée lors de l’orage en Baie de La Baule ( 😊 Jamais retourné ou dessalé depuis que je les ai posé). On sent la contre-réaction des flotteurs quand ils rééquilibrent l’embarcation. Super important pour la sécurité et la confiance. Indispensable.

Le chariot a aussi très bien fonctionné. La poussée est très facile quand le bateau est bien équilibré (je le pousse comme un caddy de supermarché). Les roues de bonnes dimensions (400mm) et gonflages/souples, facilitent le passage dans le sable. Il est indispensable en mode rando, avec le Pedayak chargé à 60-70kg et pour marcher longtemps afin de rejoindre un camping ou autres lieux en ville.

Même si j’ai pu embarquer tout le matériel nécessaire pour faire du camping sur le Pédayak, il me reste à travailler sur le niveau de bagagerie pour avoir du bon matériel, bien étanches (IP7-8). J’ai bien compris que l’eau peut s’infiltrer partout, à la moindre faille et par capillarité, sur une embarcation au raz de d’eau. 

Coté Physique/Sportif, ça passe bien et c’est agréable jusqu’à 4h/jour, on rentre un peu plus dans le dur jusqu’à 6h, pour une semaine sans entrainement préalable. Avec du rythme on doit pousser un peu plus (on démarre toujours doucement, et on « prend la caisse » au fil des jours), en sachant que le vent ne m’a pas beaucoup poussé sur la rando de 4-5 jours. (Plutôt de la Pétole, mais parfois, ça aide bien. Voir vidéo suivante)


Coté mode de voyage en mer (Kayak, Pédayak, bateau, …). J’ai intégré et expérimenté qu’il faut bien se préparer à chaque journée de balade en mer : météo favorable, connaissance des courants, heures de marée, niveau de marnage, type de rivage pour accoster, etc … Il me faut aussi être bien renseigné sur la règlementation de navigation selon type de parcours (mer, rivière, canaux, … ), les éventuelles autorisations nécessaires et les particularités locales (ponts, écluses, chenal, accès aux ports, …). Ça demande donc beaucoup de préparation en amont. Cela me change quelque peu de mes habitudes de cyclo-randonneur où je voyage de plus en plus en totale improvisation, jour après jour.

Voilà en quelques lignes, le partage de cette belle expérience en PEDAYAK sur cet été 2020. Il me reste à décanter toutes ces informations et envisager la suite.

Et bien sûr à disposition de toutes/ tous pour des renseignements supplémentaires. Je monte une petite vidéo qui résumera cette expérience.

Autre vidéos et images sur ce lien ci-dessous ou dans l'onglet "Album Photos" puis "pedayak- été 2020" : https://photos.google.com/album/AF1QipNYpHbqUNfoDyHbPcFFtWPtTC5PewnJgvEcaWoY