samedi 5 février 2022

Dans le bain

Avant propos :

Mise à jour des photos du Sénégal dans le lien :  Photo Sénégal 2022

Mise en place d'un traceur sur la carte : Cliquer sur POLARSTEP, ici ou dans la barre de menu.

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Après Dakar, les 2 semaines ont été intenses en visites, découvertes et rencontres.

Au départ, une escale au Lac Rose, pour une nuit seulement. Il y a peu à faire dans le coin, sauf un tour de 4x4 ou de Quad dans les dunes. Ce n’est pas trop ma tasse de thé. Je préfère le vélo, même si pour accéder au site du Lac Rose, il m’a fallu un peu galérer en poussant le vélo dans les zones sableuses. Mais ces efforts sont largement récompensés par les fabuleuses images d’un levé de soleil sur le Lac salé. J’avais encore en souvenir, celui observé en 2013 au petit matin. L’eau, extrêmement salée, donne l’effet de miroir sur lequel reflètent les nuages, à cela s’ajoute la couleur rose-rouge de l’eau. Le spectacle devient magique au fur et à mesure de la montée du soleil. Je pose ma caméra, programme un time-lapse et laisse faire la nature pendant que je prends mon petit déjeuner.



Ensuite, je me pose 2 jours à Lampoul/mer, petit village de pécheurs aux portes du désert éponyme. Je séjourne chez Pape Fall (Village Eco-Touristique de VITEL). C’est avant tout une belle rencontre, avec une personne extrêmement instruite, connaissant beaucoup de sujet sur la biodiversité du Sénégal. Il cultive quelques arbres fruitiers et une zone maraichère, pour quelques fruits et légumes qu’il consomme et revend au marché du samedi matin.

Il m’apprend que le désert de LAMPOUL fait l’objet d’un projet d’exploitation minière à partir de 2024, pour extraire 4 terres-rares, dont le Zirconium qui représente le plus grand gisement de l’Ouest africain. L’exploitation est déjà lancée à 40km plus au sud. Les autorités sont déjà venues le voir, pour lui demander ses souhaits en cas de délocalisation de sa ferme, si l’extraction se rapproche du village de Lompoul/mer. Le rouleau compresseur est lancé, Pape Fall ne se fait pas d’illusion sur son sort, façon à un enjeu national et l’apport financier d’une telle exploitation. Il veut juste continuer à vivre modestement, dans un espace vert et proche de l’eau pour continuer ses cultures, et rester loin du bruit & poussières des futures machines minières. Et surtout ne pas être localisé en ville, dans une maison sans espace vert. Il a 67 ans, retraité, et veut juste vivre tranquillement et sereinement ses dernières années au plus proche de la nature.


Sur ses conseils, je fais une balade dans le désert. Un tour de Taxi, pour me rendre à l’accès du désert (Lampoul Village), je marche sur la piste et me retrouve au milieu des bivouacs/tentes/villages touristiques. Je prends une collation, un verre de Bissap et rentre à pied en solo à travers le désert pour rejoindre Lampoul/mer, au grand étonnement des guides locaux.

3eme étape, sur invitation de Marcel - président de CARTABLE pour LE SENEGAL - je vais à Péthiadji et Keur Balla

Sur la route vers le Nord, M. Wane (ancien directeur de l’école de Péthiadji) m’invite et m’offre l’hospitalité à LOUGA. Une soirée, pour échanger et partager.

Le lendemain, je rejoins Péthiadji par un bout de piste, et je suis accueillis par les enfants, dès l’entrée du village. Ils me guettaient, sachant que j’arriverai en début d’après-midi. 

Je passe 3 jours, bien accompagné par Marcel qui m’explique et me décode la vie locale, la structure familiale, les coutumes, les habitudes, les rituels (salutations matinales) et me montre les réalisations de l’association : 2 écoles (Primaires & Collèges) et une antenne de santé. C’est un réel plaisir de visiter sur place les classes et le dispensaire, et échanger avec les acteurs qui animent et font vivre ses établissements.

Le soir, on projette mon film de l’Afric’à Vélo, aux enfants. Quelques parents nous rejoignent aussi.

C’est un vrai plaisir, une forte émotion, et un beau cadeau qui m’est fait de voir la réaction des enfants sur les images de mon voyage de 2013. Comment ils perçoivent la joie/cris/chants des enfants africains dans le film, les animaux sauvages, les paysages différents de leur Sénégal, etc … Le lendemain, je repasse en classe pour répondre à leurs questions, avec un immense plaisir.


Que d'émotions. Quel bonheur !!!

Merci à l'équipe scolaire, merci Marcel et à Cartable pour le Sénégal"

3 jours, qui passent tellement vite mais qui me marquent énormément.


Je retrouve St Louis, 100km plus au nord, avec ce même plaisir qu’en 2013. Cette fois-ci, je délaisse le parc Djouj, et je pars visiter le parc de la Langue de Barbarie, qui est aussi en souffrance sur le plan de l’écologie. Une décision hasardeuse et malheureuse a été prise d’ouvrir artificiellement une brèche dans cette langue de sable afin de diminuer le risque d'inondations des villages à proximité. Elle a surtout eu l’effet de faire partir le sable au large, avec le risque de voir disparaitre tout le banc de sable de la carte.

Le reste du week-end, je le passe à (re)visiter et à me balader dans la vieille ville de St Louis, avec son charme d’antan, malgré que beaucoup de bâtiments sont en perdition et même en ruine pour certains.
Saint-Louis, son atmosphère d'un autre temps. J'adore.


Voilà, comment se sont passées les 2 premières semaines. Tout le sens du voyage est déjà là, un vrai plaisir de rencontrer, découvrir, échanger !

Les 10 jours qui suivent sont surtout de longues journées de correspondance à vélo, plus ou moins heureuses ou difficiles, en fonction du vent et de la chaleur, des longues lignes interminables sur des routes parfaites et neuves, et des paysages sensiblement monotones et identiques. (Proximité du Fleuve et du désert de Mauritanie, …) 


Un peu monotone, surtout après l’intensité et la chaleur humaine des 2 premières semaines. 

Ici, les sénégalais sont plus distants par rapport aux voyageurs qui s’y aventurent. Pas vraiment leur préoccupation quotidienne, même si « toubab – toubab » entendus sur les bords de routes, cadencent mes tours de pédales. Parfois quelques variantes "Toubab - Cadeau" !

Pas ou peu de centres d’intérêt à visiter ou découverte à proximité de la grande route (je ne m’écarte pas trop … c’est la contrainte du voyage à vélo)

Actuellement, je suis à Tambacounda. J’ai mon visa pour la Guinée. Tout avance bien. 

Les prochaines étapes seront celles des collines vertes du Fouta-Djalon, puis vers Conakry ou peut-être même directement vers la Cote d'Ivoire

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Actualité locale : élections municipales, qui occasionnent un peu partout des manifestations plus ou moins festives, y compris à St louis, avec un concert de Youssou N’Dour donné sur la place centrale. Impossible de le manque, même en periode de Covid !

L'improbable Moment : sur la route de Louga, avec un gyropode 😀 ... ça me change des charrettes à ânes. 






mercredi 12 janvier 2022

Retrouvailles à Dakar

Bien arrivé à Dakar. Par les incertitudes actuelles, c'est un gros soulagement.

C'est toujours une source d'inquiétude de prendre l'avion avec les formalités d'usage. Mais ça devient un long parcours semé d'embuche en y ajoutant un vélo à empaqueter selon les règles de l'aviation civile que chaque compagnie personnalise à sa guise, en respectant les règles de sécurité de Vigipirate et maintenant en doublant avec les conditions sanitaires du Covid qu'il faut décrypter avec les demandes du pays final (Sénégal), le pays de transfert (Turquie), la compagnie aérienne (Turkish Airlines) ... Finalement, un sans-faute, même s'il m'a fallu refaire un check de tous mes bagages à l'aéroport, pour mettre en soute les flacons > 100mm et mettre en cabine toutes les batteries. !

Mercredi 05 janvier au petit matin, atterrissage au nouvel aéroport international de Dakar, situé à 50km de la capitale. Une fois remonté le vélo dans le hall de l'aéroport, je prends la route tranquillement avec déjà une 1ere piste pour tracer quasi tout droit et rejoindre Toubab Dialao situé à 15km et au bord de la Mer. Idéal, pour se poser et refaire les heures de sommeil.





Une 1ere journée de vélo pour venir sur Dakar, avec les bouchons qui débutent à 30km de la capitale, obligeant à slalomer entre les camions, voitures, motos, carioles à chevaux, piétons, ...

 

Un peu de tourisme, en visitant l'ile de N'Gor connue pour ses célébrités françaises qui ont séjournées : France Gall & Michel Berger, D. Balavoine, G. Pompidou, Brigitte Bardot, ... etc.
Belle petite ile, plus discrète et moins fréquentée que Gorée. 
Une belle journée, tranquille et loin du bruit de Dakar.



Je me pose une semaine à Dakar, une belle occasion de croiser Anne-Lise et Patrice, un couple d'ami cyclo-voyageurs de l'association CCI (Cyclo-Camping International). Le hasard fait quand même bien les choses. Ils finissent leur périple France-Maroc-Sénégal au moment où j'arrive à Dakar !

Je reste une semaine à Dakar, pour retrouver Thomas Grand, un réalisateur de film documentaire, rencontré aux Sables d'Olonne lors d'un précédent festival La Guilde de la Mer. Le hasard fait vraiment très bien les choses.

Après une semaine passée, les habitudes sont déjà reprises : douche à l'Africaine, fermeté avec les rabatteurs dans les marchés, cuisines & bières locales (les "yassa", La Gazelle ou la Flag), reflexes dans la circulation urbaine, ... Contrairement à 2013, peu d'appréhension. Je roule en terres connues, le vélo est fiabilisé. Cool - relax !

Par contre, je trouve la ville de Dakar extrêmement bruyante et polluée avec une odeur de gaz d'échappement très prenante, une visibilité floutée par un nuage de pollution ... De mes souvenirs 2013, ce n'était pas aussi marqué, où alors ma mémoire est défaillante et confuse !

Pour la suite, je vais remonter vers le Nord en direction de St Louis. J'ai rendez-vous à coté de Louga, avec l'association "Un cartable pour le Sénégal". J'avais présenté mon film à l'association, basée à côté du Mans. Depuis, j'ai gardé le contact avec son président et le hasard fait vraiment-vraiment bien les choses de se retrouver sur place. Ils interviennent à l'école de Pethiadji ce mois-ci ... alors qu'initialement je devais me trouver en Afrique du Sud !!!

C'est parti, je prends la route officiellement ce matin ... Départ de DAKAR, 1ere étape au Lac Rose.


Phrase du moment :

Le voyage est la seule chose que tu paies et qui te rend plus riche !
(phrase lue, à l'Auberge "Dakar Internationale House") 

Actualité locale :

La pose de la 1ere pierre, par le président SALL, d'un énorme complexe portuaire, à 50km de Dakar, proche du nouvel aéroport. Ceci dans une vision globale (Aéroport + Port industriel) pour désengorger Dakar des approvisionnements industriels et développer le pays sur le plan économique en le plaçant comme une porte d'entrée sur la face atlantique.
Au détriment de l'environnement de la coté sauvage déjà impactée par l'aéroport, et de l'économie touristique locale.
Chacun son avis ... entre vision stratégie du pays, intérêt local, protection environnementale !

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Le mois dernier a été inauguré une 1ere ligne de train express régional. Dakar à Diamniadio
De gros travaux sont en cours à Dakar pour une ligne de Tram/Bus Express.
Pour sortir de Dakar, je viens d'emprunter le réseau routier du détournement Nord, tout neuf.
Bref, tout Dakar est en chantier, en construction.

Toutes les photos de Sénégal 2022 sont sur ce lien : Photo Sénégal 2022


Bonus : podcast / la-pampa/ philippe-1-an-d-ascenseur-emotionnel-en-afrique

Je vous invite à découvrir le Podcast, créé par Camille, qui était venu m'interviewer en septembre ... Podcast mis en ligne à 24h de décoller pour l'Afrique !!! joli clin d'oeil !!! 
A découvrir et l'écouter jusqu'au bout ... Vous comprendrez un peu plus ce qui me motive à repartir avec ce même esprit de découverte !!! ... L'AFRIQUE et à VELO
(N'hésitez pas non plus, à vous abonner et écouter les autres podcasts avec d'autres voyageurs à vélo)
Merci Camille.


mercredi 22 décembre 2021

L'Afric'à vélo - Saison 2 -

Fin 2013, je finissais un périple Africain d’un an, à vélo et en solo, de Dakar (Sénégal) jusqu’au Cap de Bonne Espérance (Afrique du Sud). Ce voyage m’a fortement marqué, changé et tant appris.

9 ans après, je pose une nouvelle année sabbatique avec le besoin de faire une pause, continuer de voyage pour voir, découvrir, rencontrer, apprendre, ... bref profiter !


Et au moment de choisir mon itinéraire et fixer mes envies, le choix se porte naturellement et facilement vers un retour sur ces terres africaines, avec mon fidèle compagnon à deux roues.

Il me donne toujours cet esprit de liberté, d’autonomie, d’indépendance qui me seront utiles pour aménager mon parcours en fonction des accès aux frontières avec les possibles restrictions de circulation.

Mais je pars aussi avec d’autres incertitudes, plus personnelles. Mes souvenirs de 2013 me rappellent souvent les émotions positives que j’ai connues et occultent sans doute un peu trop toutes les difficultés d’un voyage seul, en Afrique. Mais, quoiqu’il arrive, je sais que je retrouverai cette intensité de voyage au cœur d’une Afrique vivante, simple, humaine, riche en rencontres, et qui contrastera forcément avec les tracasseries administratives, les doutes personnels, les multiples sollicitations et parfois la confrontation à la misère quotidienne.

L'idée initiale était de reprendre la route depuis mon point d’arrivée de 2013, Capetown / Afrique du Sud, et remonter le continent par des pays non traversés à l’époque, pour rejoindre l’Ouganda afin de rendre visite au pensionnat de Kagadi que j’ai aidé et accompagné depuis mon passage en 2013. 

Et j’en profite pour remercier une nouvelle fois tous ceux et celles qui par l’achat du DVD de l’Afric’à vélo, ont contribué aux soutiens scolaires des enfants. Au final, l’équivalent de 3 ans de scolarité pour 2 enfants ont été reversés.

Mais depuis 2-3 semaines, tous les plans se bousculent. Omicron est passé par là, fermant successivement l'accès à l'Afrique du Sud (motif impérieux), rendant difficile les préparations de dernières minutes vers l'Afrique de l'EST (Visa avant d'embarquer, test PCR, isolement à l'arrivée) ...
Le dernier plan visé, est finalement de reprendre le même point de départ Le Sénégal / Dakar, en vert sur la carte du Covid. "Accès facilité" ... en attendant la prochaine évolution. Là-bas, j'aurai peut-être l'opportunité d'aller voir une association "UN CARTABLE pour le SENEGAL" à qui j'avais projeté mon film au Mans, et présidée par Marcel MICHELE qui sera sur place en Janvier. J'ai d'autres contacts au Sénégal, et cela finira par tracer mon itinéraire.

Bref, le voyage reprend avec une certaine excitation, sans trop de préparatifs pour garder une part importante à l’imprévu et aux surprises. Et depuis 10-15 jours, je sens que je vais être gâté de ce coté.

J’irai à mon rythme, lentement, en adéquation avec le nom donné à mon vélo, baptisé « polé-polé » (« Doucement » en Swahili) !!!

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Breaking New . 22 Déc.21 - 9h00 - Départ de Paris, confirmé ... l'aventure commence !!!

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Je n'oublie pas mon nouveau compagnon nautique. Le Pédayak est au chaud, bien rangé, et reste dans ma liste des prochains projets, et reprendra du service au mieux dans quelques mois et plus probablement en 2023 pour un périple estival, avec une phase de préparation !!! Déjà des projets pour le retour 😉😊 Merci à David pour son soutien et sa compréhension.